Last Minute

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Ex-agent de la CIA, Sam Capra voit sa vie basculer le jour où le cartel des Cinq Soleils kidnappe son fils. En monnaie d’échange, Sam doit éliminer un étudiant et un hacker qui possèdent des informations plus que compromettantes sur le cartel. Une vie contre deux…
Les heures lui sont comptées. Aidé d’une jeune ingénieur en informatique dont la fille a aussi disparu, Sam se lance dans un contre-la-montre impitoyable.
Lorsque Mila, bien connue de Sam, intervient dans cette traque, les menaces se multiplient. Qui sont les mystérieux individus qui ont mis à prix la tête de Mila ? En saurait-elle plus qu’il n’y paraît ? Sam n’a pas le choix, le temps presse, la vie de son fils est en jeu.
Photographie de couverture : Getty Images © Éditions J’ai lu
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290078907
Nombre de pages : 512
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Last Minute
Du même auteur Aux Éditions Le Cherche Midi
Entre les morts
Double Jeu Trauma Faux-semblants Panique
Aux Éditions J’ai lu
Adrenaline
JEFF ABBOTT
Last Minute
Traduit de l’anglais (ÉtatsUnis) par Anath Riveline
Titre original : THE LAST MINUTE
© 2011 by Jeff Abbott
Grand Central Publishing Hachette Book Group 237 Park Avenue New York, NY 10017
Pour la traduction française : © Éditions J’ai lu, 2014
Partie 1
Une guerre très privée
Manhattan, Upper West Side
1.
En frappant à la porte verte, je savais que dans les cinq minutes qui allaient suivre, j’allais mourir ou obtenir la vérité que je cherchais. L’homme ouvrit la porte de l’appartement au moment où je levais le poing avec impatience pour frapper à nouveau. Il n’avait pas vraiment le physique d’un type engagé dans le tra-fic d’êtres humains. Plutôt celui d’un comptable, avec son cos-tume sombre, sa cravate aux bandes argent et rose lâchement nouée autour du cou, et ses lunettes métalliques et rectangu-laires. Il affichait une mine légèrement épuisée et agacée. Ses lèvres luisaient du plat thaï – peut-être le dernier de sa vie – qu’il venait d’avaler et dont le parfum d’épices flottait encore dans l’air. Il me scruta, tourna les yeux vers la petite femme à côté de moi, puis consulta sa montre. — Vous et votre femme, vous êtes en retard, monsieur Derwatt. Une minute de retard. Plusieurs erreurs émaillaient son introduction. Tout d’abord, je ne m’appelais pas Derwatt. Ensuite, la femme qui m’accompagnait, Mila, n’était pas mon épouse. Enfin, nous étions parfaitement à l’heure. J’avais même attendu que la grande aiguille atteigne le douze avant de frapper. Mais je me contentai de hausser les épaules, humblement, et il ouvrit la porte pour nous laisser entrer. Le regard inquisiteur qu’il lança à Mila, bref mais intense, ne manqua pas de m’échapper.
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Mila, elle, fixait des yeux les deux énergumènes baraqués autour de la table. Puis elle baissa la tête en prenant un air effarouché. Jolie performance d’actrice. Mila pouvait intimider un requin blanc. Je tendis la main au comptable. — Frank Derwatt. Voici ma femme, Lilia. — Monsieur Bell. Il ne me serra pas la main. Je la laissai retomber le long de ma cuisse et lâchai un petit rire embarrassé pour l’effet. J’étais vêtu d’un jean et d’une veste bleu marine avec un polo rose au-dessous. Mila avait déniché une jupe affreuse avec des motifs floraux grotesques qui illustrait sans doute à la perfec-tion l’idée qu’elle se faisait des goûts vestimentaires de l’Américaine moyenne. Elle agrippait fermement son sac à main rose. À première vue, nous devions plus ressembler aux nouveaux membres d’un country club qu’à des candidats à une adoption illégale. — Je pensais que nous devions vous rencontrer seul à seul, fis-je remarquer. Mila s’approcha de moi, comme si elle avait peur. Le comptable essuya la sauce qui dégoulinait de sa bouche. J’avais envie de l’attraper par le cou, le balancer contre le mur et l’obliger à me révéler où était mon fils. Mais ils le tueraient si je me laissais aller, alors je restai planté là, jouant mon rôle de futur père de famille nerveux. — Face au mur ! ordonna un des gros bras, un rouquin aux cheveux ras avec des taches de rousseur grosses comme des galets sur le visage. Tous les deux ! Nous obéîmes. Je posai mon petit attaché-case en toile. Je n’allais opposer aucune résistance. J’étais censé être un citoyen inquiet et obéissant et, même si je l’avais bel et bien été dans un passé lointain, ce n’était définitivement plus le cas aujourd’hui. Pas de micro, pas d’arme. Rien que moi, ma per-sonnalité charismatique et la rage que je gardais cachée au fond de moi. Le rouquin me fouilla consciencieusement. Il fit de même avec Mila. — Frank, lança-t-elle avec une pointe de peur dans la voix tandis qu’il la fouillait. Vraiment convaincante, Mila.
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