Le bonheur à San Miniato

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Jean d'Ormesson a écrit des romans- la gloire de l'Empire, Au plaisir de Dieu -des essais- Au revoir et merci - une biographie de Chateaubriand- Mon dernier rêve sera pour vous.

Le Vent du soir et Tous les hommes en sont fous sont les deux premiers volumes d'une trilogie qui s'achève avec Le Bonheur à San Miniato.

Il y avait deux bouteilles de champagne dans le coffre de la voiture. Nous les débouchâmes toutes les deux et nous bûmes au goulot à la santé de Pandora. - Au passé, dis-je en riant. - Au passé, vieux frère ! dit Javier. - Au passé ! dit Agustin. - A l'avenir ! dis-je en vidant la dernière des deux bouteilles. A l'avenir qui n'est rien d'autre qu'un passé en voie de fabrication. Nous avoins bu pas mal. Nous avions un peu pleurniché. NOus arrivâmes à l'aéroport en faisant des zigzags et dans un état de gaieté inquiétant. Un policeman britannique nous regarda avec soupçon. - Nous sommes des partisans de l'avenir, lui dit Agustin. - C'est là, dit Javier, que nous avons l'intention de passer le reste de notre vie. Notre ami s'y installe. Nous l'accompagnons jusqu'à l'avion. Nous restâmes debout quelques instants, la tête un peu tournée, ne sachant plus de quoi parler. - Mon Dieu ! dit Agustin, qui était saoul comme un Polonais, qu'avons nous fait de notre vie ? - Mais des souvenirs, lui dis-je. Nous en avons fait des souvenirs. Et peut-être une histoire. Il n'y a pas mieux qu'une histoire pour tâcher de sauver le monde.
Publié le : mardi 12 mai 1987
Lecture(s) : 5
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782709640893
Nombre de pages : 382
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Jean d'Ormesson a écrit des romans- la gloire de l'Empire, Au plaisir de Dieu -des essais- Au revoir et merci - une biographie de Chateaubriand- Mon dernier rêve sera pour vous.

Le Vent du soir et Tous les hommes en sont fous sont les deux premiers volumes d'une trilogie qui s'achève avec Le Bonheur à San Miniato.

Il y avait deux bouteilles de champagne dans le coffre de la voiture. Nous les débouchâmes toutes les deux et nous bûmes au goulot à la santé de Pandora. - Au passé, dis-je en riant. - Au passé, vieux frère ! dit Javier. - Au passé ! dit Agustin. - A l'avenir ! dis-je en vidant la dernière des deux bouteilles. A l'avenir qui n'est rien d'autre qu'un passé en voie de fabrication. Nous avoins bu pas mal. Nous avions un peu pleurniché. NOus arrivâmes à l'aéroport en faisant des zigzags et dans un état de gaieté inquiétant. Un policeman britannique nous regarda avec soupçon. - Nous sommes des partisans de l'avenir, lui dit Agustin. - C'est là, dit Javier, que nous avons l'intention de passer le reste de notre vie. Notre ami s'y installe. Nous l'accompagnons jusqu'à l'avion. Nous restâmes debout quelques instants, la tête un peu tournée, ne sachant plus de quoi parler. - Mon Dieu ! dit Agustin, qui était saoul comme un Polonais, qu'avons nous fait de notre vie ? - Mais des souvenirs, lui dis-je. Nous en avons fait des souvenirs. Et peut-être une histoire. Il n'y a pas mieux qu'une histoire pour tâcher de sauver le monde.
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