Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 7,90 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Partagez cette publication

Publications similaires

Chirac, une vie

de editions-flammarion

Chirac, une vie

de editions-flammarion

2
Titre
Le Bourgeois Baroudeur
3
Titre Jean Jacques Yem
Le Bourgeois Baroudeur
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9002-5 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748190021 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9003-3 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748190038 (livre numérique)
6
.
.
8
Le Bourgeois Baroudeur
CHAPITRE 1
Béma se réveilla en sursaut. Le vieux car, achevant de dévaler une pente, avait atterri brutalement dans un large nid-de-poule, arrachant des cris de douleur et de peur à la plupart des voyageurs. Béma lui, de sa position précaire et très inconfortable, coincé qu’il l’était entre une grosse commerçante de pagnes et une non moins grosse dame portant un nouveau-né dans ses bras et ayant un nourrisson blotti entre ses jambes, avait été éjecté du siège de plusieurs dizaines de centimètres, et avait échoué sur les cuisses de la grosse commerçante, la tête entre deux grosses mamelles qui se voulaient encore suggestives, malgré le long temps qu’elles avaient dû passer à se balader sur cette poitrine monumentale. Béma s’excusa poliment auprès la « grosse » et apostropha le chauffeur :« Hé, chauffeur ! N’oublie pas que tu transportes une trentaine d’âmes parmi lesquelles des mères de familles et même aussi des bébés ! Tu ferais mieux de rouler plus
9
Le Bourgeois Baroudeur
sagement au lieu de chercher à faire du gymkhana avec ton vieux tacot. »Le chauffeur, dont le car éprouvait déjà de la peine à s’extraire de la crevasse, coupa le contact et répliqua arrogamment :« Si ma façon de conduire ne te plaît pas, descends ici et continue à pied ou bien attend une autre occasion ! »Il était bien malin, le chauffeur ! Non seulement les occasions qui reliaient Manaya à Bibaya étaient d’une rareté déconcertante à cause du mauvais état de la piste, - au point qu’il était facile de passer une, voire deux journées entières sans voir un car -, mais aussi, l’arrogant chauffeur savait très bien qu’ils se trouvaient au moins à 120 kilomètres de leur destination ! Il attendit encore quelques secondes, puis demanda, railleur :« Eh bien ! Grand raisonneur, que décides-tu ? Tu descends et tu continues à pied ou bien tu restes et tu te la fermes ?Ça va, ça va, ne nous fâchons pas ; répliqua Béma, conciliant.Alors, tâche de ne plus m’embêter ; parce que les patrons qui font la « grande gueule » s’installent fermement et confortablement à l’angle arrière droit de leurs propres véhicules ! »
10