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Le bureau des solitudes

De
180 pages
Six personnages principaux dans ce roman des solitudes : trois s'épanchent dans le cabinet d'un avocat, trois se dérobent dans celui d'un psychanalyste. Entre les deux cabinets, un simple palier. Derrière le bureau du premier et assis au fauteuil du second, le même homme, narrateur unique de ces destins naufragés : « Il faut que je l'avoue : je suis un imposteur ». Cette tragi-comédie fait mine de respecter l'unité de temps (une seule journée), l'unité de lieu (un seul immeuble, avec le restaurant chinois pour point de fuite à l'heure du déjeuner), l'unité d'inaction (puisque les six personnages en quête de hauteur sont empêchés d'agir, par des procédures judiciaires ou des protocoles névrotiques). Mais la surprise finale déconstruit tout le puzzle du récit dans une mise en abîme virtuose. Le narrateur est-il un psychanalyste qui se rêve avocat (« je voudrais être avocat mais je suis psychanalyste. Finalement, c'est la même chose. Mes patients se portent partie civile dans le boxe des accusés ») ? Ou n'est-il lui-même que le personnage du récit qui l'invente (« Je n'ai jamais rien créé, sauf vous. Vous êtes la seule oeuvre que je laisse ») ? Peu importe au fond, puisqu'entre temps Hector Fèdre, Arlette Gide, Emma Liberteg, Cécile Hadellash, Monsieur Claude et Madame de Lothermore auront fait effraction dans votre mémoire, pour ne plus en sortir...
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