Le cancer du tropique

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Le cancer de la prostate touche pratiquement autant d'hommes que celui du sein pour les femmes, mais on en parle moins car ce qui atteint la virilité masculine reste encore tabou. Plongez dans l'intimité d'un couple qui s'aime et se trouve frappé par cette terrible castration. Une ouverture inattendue permettra à l'héroïne d'explorer un autre univers, la plongeant dans la perplexité. Entre extase et culpabilité, passion et perte, l'amour impossible à inscrire dans la réalité et la blessure narcissique infligée lui laisseront un souvenir merveilleux avec toutefois un arrière goût amer.


Publié le : jeudi 24 octobre 2013
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EAN13 : 9782332594846
Nombre de pages : 52
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ISBN numérique : 978-2-332-59482-2

 

© Edilivre, 2016

Préface

Je dédie cette nouvelle à ma grand-mère paternelle Clémentine Seguin, dont j’ai emprunté le nom pour signer cet ouvrage, bien que je l’eusse très peu connue de son vivant, à cause de la période mouvementée dans laquelle nous nous trouvions. Elle demeure dans mes souvenirs un modèle de courage et d’abnégation ; en restant dehors sous les bombardements alliés pour dégager le soupirail de la cave où nous nous étions réfugiés en cas d’effondrement de la maison, puis en soignant seule son mari, mon grand-père paternel, Louis, atteint de la maladie d’Alzheimer pendant ses dernières années, auprès de mon oncle, Henri, son second fils qu’elle aidait dans la cuisine de son restaurant au « Petit Bayonne ». Je la revois encore partir à l’hôpital, son épluche-légumes à la main en disant : « Non, je n’ai pas fini ! » Elle n’est pas revenue et repose aujourd’hui auprès de lui dans leur caveau de famille à Bayonne.

 

 

Assis dans cette salle dattente, Victor se demandait pourquoi il était venu chez son médecin généraliste. Les autres patients lui semblèrent résignés, ils voulaient tous guérir, ils avaient des visages pâles et préoccupés, alors que luise sentait en pleine forme. C’était une visite de routine. Il songeait que, bientôt, les vacances allaient le conduire au bord de locéan avec Adeline sa compagne. Il avait hâte de retrouverson océan Atlantique, il regrettait souvent sa vie de marin, dans cette grande plaine dAlsace si fertile et chaude en été. Les embruns sur son visage lui manquaient, lhorizon toujours mouvant, et puis voir la courbure de la terreautour de laquelle les grands pétroliers, les navires en tout genre, se croisaient pressés vers leurs différentes destinations, lambiance chaleureuse du bord, les passages pittoresques du canal de Suez, de la terre de Feu, des cinquantièmes rugissantsCe fut soudain son tour. Il eut du mal à quitter son rêve, se leva comme un somnambule, le regard encore scintillant des mille étoiles de lhémisphère Sud.

Le médecin, avec un grand sourire, laccueillit, lui précisant que, même sil se sentait bien, il serait prudent defaire un examen de son taux dantigènes prostatiques spécifiques (P.S.A) qui mesurait lactivité de la prostate, organe qui joue des tours aux hommes à partir de la soixantaine.

Victor devrait se soumettre à cet examen préventif qui consistait en une simple prise de sang à faire le lendemain matin à jeun.

Adeline avait invité quelques copains, presque tous amis denfance de Victor.Victor osa plaisanter sur son P.S.A. Antoine lui conseilla alors de ne pas prendre cet examen à la légère, car un taux élevé nétait pas bon signe. Il raconta lhistoire de son beau-père qui en était mort, Adeline voulut immédiatement changer de conversation : « Avez-vous déjà été au nouveau casino de Ribeauvillé ? » Des échanges plus légers rassurèrent immédiatement leurs hôtes. Ils terminèrent le dernier verre dun excellent château de la Loire et prirent congé un peu ivres

Victor éprouva soudain une grande lassitude. Il se serra contre elle, il avait besoin de se sentir aimé, dêtre rassuré. Des larmes de compassion coulèrent de ses yeux, il se lova dans les bras dAdeline comme un petit garçon narrivant pasà chasser les nuages sombres qui semblaientsoudain saccumulerà lhorizon dun présent incertain.

Le lendemain,il séveilla paradoxalement de bonne humeur,comme si la nuit avait balayé tous les nuages sombres et la légère ivresse de la veille. Il se rendit au laboratoire danalyses médicales déjà ouvert et plein de gens qui, comme lui, faisaient ces examens remboursés par la Sécurité sociale. Une jeune infirmière lappela. Victorvoulut se montrer galant et enjoué pour annihiler sa peur de la piqûre : « Combien faites-vous dintraveineuses par jour ? senquit-il. Ah ! vos mains dange sont si douces, je viendrais bien ici plus souvent », dit-il en riant. Le résultat serait très rapide par internet chez lui et chez son médecin, expliqua-t-elle en guise dadieu.

À la maison, Adeline lattendait pour prendre le petit-déjeuner agrémenté de tartines grillées et de jus dorange. Ils parlèrent de leurs prochaines vacances. Ils nétaient pas daccord sur la destination ; Adeline rêvait toujours dhorizons lointains, tandis que lui, avec sa longue carrière de marinbourlingueur, préférait rester plus tranquille dans un joli coin de France, au bord de la mer de préférence pour les embruns.

« Cest vrai que lhexagone, pour un pays relativement petit, possède beaucoup de variations de paysages,mais sais-tu pourquoi ?

− Non pas vraiment.

− Eh bien mon cher, quand Dieu a voulu créer notre planète, il lui a fallu une esquisse. Il a tracé un hexagone, forme parfaite, et a dessiné tous les paysages possibles : hautes montagnes, lacs, rivières, fleuves, canyons, déserts, mers différentes, falaises, vagues, îles, prairies, grands et petits estuaires, vergers, grandes étendues, marais, mangroves, forêts. Puis, il les a reproduits en grand dans tous les...

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