Le Chemin du Retour Tome 2

De
Publié par

Par quelle force mystérieuse, deux jeunes juifs français, pareils à tant d'autres, pourront-ils redevenir Hébreux? Si pour elle, la douleur de l'épreuve l'amène vers un nouveau chemin, pour lui, homme pragmatique et rationnel, tout changement semble impossible. Ils s'aiment, mais comment continuer ensemble si leurs routes se séparent? Dans ce roman plein de tendresse, d'amitié et d'amour, les héros nous entraînent dans leur quête de vérité et nous font partager leurs contradictions, leurs hésitations et leur engagement final. Le judaïsme traditionnel y est décrit avec attachement mais les grandes questions existentielles ne sont pas pour autant écartées et, entre la foi et le doute, le dialogue qui commence à Paris se poursuit jusque sur le plateau du Golan et les collines de Judée.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 139
EAN13 : 9782748186987
Nombre de pages : 409
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
2
Titre
Le Chemin du Retour
3
Titre Laure Guetta
Le Chemin du Retour Tome 2
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-8698-2 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748186987 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-8699-0 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748186994 (livre numérique)
6
Le Chemin du Retour
Le terme hébreu techouva est intraduisible en français. Toute tentative de le réduire à un seul mot (comme par exemple « repentir ») serait une trahison. Pour approcher ses sens, il faut s’intéresser à sa racine : chouv et au verbe qui s’y rattache : lachouv. Lachouv signifie revenir. Revenir d’abord vers soi-même, vers ce que l’on a d’authentique. La techouva est alors ce parcours qui permettra non seulement de revenir à sa nature première mais aussi de la parfaire et de l’élever en la renforçant. Lachouv signifie aussi revenir vers un lieu précis. C’est le retour physique à l’endroit auquel on appartient. Les deux retours sont intiment liés, tout comme le sont deux éléments d’un même tout. On ne saurait les séparer sans les affaiblir ou les dénaturer. Si l’un de ces deux éléments venait à manquer, le retour serait alors partiel, incomplet et risquerait de ne mener qu’à de fausses routes.
7
Deuxième partie
DEUXIÈME PARTIE
Imperturbablement, avec ses moments de joies et de peines, de réalisations et d’échecs, d’ennuis ou d’émotions dans lesquelles le cœur palpite ou sommeille, le temps s’écoule…Le temps s’écoule à moins que se ne soit la vie qui le parcourt et nous conduit, jour après jour, le long de son chemin, sans recul possible, sans marche arrière. La vie de Line et Franc se déroulait comme tant de vies, avec des jours importants et des foules d’autres que l’on oublie et qui s’engouffrent dans l’abîme du temps. Bien sûr, il y eut l’immense bonheur de ces naissances miraculeuses, bonheur escorté par d’innombrables moments d’inquiétudes. Bien sûr, demeurait pour Line et Franc cette merveilleuse chance de s’aimer, malgré les pièges et les épreuves du quotidien. Line dont la foi ne s’était pas altérée ; Franc dont la foi ne s’était pas révélée et qui suivait sa femme sans jamais plier ; s’aimaient. Ils s’aimaient et chacun donnait le meilleur de lui-même pour permettre
9
Le Chemin du Retour
à l’autre d’accomplir sa vie. Réticent, peu convaincu mais avec une tendre tolérance et parce que, somme toute, la vie ainsi était bien ordonnée, Franc montrait du respect pour la religiosité de Line mais n’y adhérait pas. Reconnaissante à Dieu, Line le remerciait chaque jour de lui avoir envoyé ses deux enfants. Deux seulement, les autres n’étaient pas venus… Persuadée que sa nature était stérile, elle vivait ses deux enfants comme un cadeau sacré dont elle essayait d’être digne. Cependant, elle le savait et en souffrait, Franc restait imperméable à ses aspirations mystiques. Elle lui était attachante, e ne le convainquait pas. Franc lui accordait ce qu’il considérait comme la rançon à payer pour avoir eu Michael et Noa mais n’était pas prêt à faire une concession personnelle de plus. Et, comme le plus spectaculaire et difficile avait été fait avant les naissances, Franc vivait dans un étrange paradoxe d’avoir une famille orthodoxe et de garder des habitudes et un état d’âme de fier et heureux laïc. Par ailleurs, Franc demeurait rassuré car au-delà de cette ambiance religieuse dont il ne se souciait pas et autour de laquelle gravitait sa famille, il y avait le regard de Line, la voix de Line, leur complicité et leur entente qui lui prouvait qu’elle était restée celle qu’il aimait. Et puis, par la force de Nida, qui s’imposait rigoureusement chaque mois, sans allégement,
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.