Le Chevalier de Barbazan

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Souvent, celles et ceux qui font l’Histoire en sont aussi les victimes. Ce fut le cas de Jeanne d’Arc comme celui de notre héros, le Chevalier Arnaud-Guilhem de Barbazan. Ce qui les sépara dans leurs destinées, ce fut la notoriété. Celle de Jeanne d’Arc est immense et pérenne alors qu’Arnaud-Guilhem de Barbazan fut oublié par l’Histoire officielle, bien qu’inhumé à Saint-Denis aux côtés des Rois de France. C’est pourtant l’essentiel qui les rapproche : acteurs  déterminants de la guerre de cent ans, guidés par un grand stratège, Yolande d’Aragon, ce sont eux qui portent Charles VII vers la victoire.

Nous suivrons pas à pas dans ce livre, écrit à quatre mains par les auteurs de « Qui à tué Agnès Sorel ? », Henri Bontemps et Luc Portier, la vie et les aventures extraordinaires du Chevalier de Barbazan. Tout en proposant avant tout un roman d’aventures, les auteurs n’en respectent pas moins scrupuleusement la vérité historique. Nous y rencontrerons l’Empereur de Byzance Manuel II, côtoierons le terrible Tamerlan, qui ornait l’entrée de ses palais des crânes de ses ennemis, puis, à travers l’Europe, le récit nous replongera dans la plus longue guerre de l’Histoire. Barbazan et son fidèle lieutenant Blignac lutteront farouchement contre les espions anglais et leur mystérieux chef. Ils iront sur l’ordre de la Reine Yolande d’Aragon  rencontrer Jeanne d’ Arc. Mais là, c’est le secret….
Un roman d’aventures haletant, à lire d’un trait …
Publié le : lundi 10 février 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782353911370
Nombre de pages : 284
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Extrait


Prologue


Paris, 17 mars 1399,

Une vingtaine de seigneurs de haut rang, encadrés d’hommes d’armes qui les protégeaient d’une haie de piques et d’épées au clair, pénétra dans la salle principale du manoir.
À leur tête, marchait Henri Bolingbroke, duc de Lancastre, fils de Jean de Gand, lui-même troisième fils d’Edouard III, ancien roi d’Angleterre. Vêtu d’un pourpoint de sable et d’or aux manches pourpres, coiffé d’un chaperon à écharpe de même couleur, il avait grande allure. Le nez long, le regard noir et pénétrant, la bouche pincée et déterminée, Henri de Lancastre s’assit sur un trône légèrement plus élevé que les autres sièges, au bout de la salle et les autres seigneurs prirent place, à leur tour et sans hésitation, dans un ordre protocolaire que l’on sentait mûrement établi.
La réunion rassemblait les amis du duc en exil sur ordre du roi d’Angleterre, Richard II. Certains étaient venus d’Angleterre, d’autres de France ou de Bourgogne.
Lorsque les conjurés se séparèrent, au bout de longues heures de discussion, les décisions étaient prises et le partage des rôles effectué.
Une page d’histoire allait s’écrire. La première étape était la destitution de Richard II. Il fallait profiter de son départ en Irlande pour rejoindre l’Angleterre et le remplacer par Henri de Lancastre. Ensuite, il fallait empêcher le rapprochement franco-anglais par tous les moyens, en Orient comme en Occident, faire de la Bourgogne un allié, isolant le roi de France Charles VI, dont la folie intermittente arrangeait les affaires anglaises.
Chacun des conjurés avait une mission précise, adaptée à sa position et à son appartenance. L’assemblée désigna également un coordonnateur, suffisamment mobile pour pouvoir contacter les différents conspirateurs.
La machine de guerre était lancée…
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