Le crépuscule des anges

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Un homme. Une femme. Simon. Asaka. Un tableau - le sang des anges - dans lequel ils vont projeter leurs vies.

Publié le : vendredi 10 juin 2011
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EAN13 : 9782748100426
Nombre de pages : 167
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Le crépuscule des anges
Philippe Bonvin
Le crépuscule des anges
ROMAN
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2748100433 (pour le fichier numérique) ISBN: 2748100425 (pour le livre imprimé)
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PREMIER MOUVEMENT
Il regarda une dernière fois, en prenant du recul, la toile qu’il venait de terminer. Une peinture abstraite. Rouge. Ocre. Noir. Avec de fins traits à l’encre de Chine, à peine visibles. "Le Sang des Anges". Pour une fois, il était satisfait par une de ses créations et pensa qu’il méritait bien, après cette longue journée de travail, un peu de repos. En réalité, il n’avait qu’un désir, qu’une idée en tête : s’asseoir sur une terrasse pour profiter de cette soirée d’été et pour se reposer, mais surtout pour observer les gens, pour leur voler quelques instants et découvrir un peu de leur intimité. Pour poser son regard sur des visages inconnus, sur des démarches futiles.
Il nettoya ses pinceaux, se lava les mains encore toute rouges, maculées de cette peinture comme du sang qu’il avait utilisée. Il prit sa veste et sortit…
Son atelier était un ancien grenier qui avait dû ser vir de chambre de bonne. C’était une pièce d’en viron quinze mètres carrés, située au dernier étage d’un petit immeuble certainement construit au début du XIXe siècle. Le lieu était simple et fonctionnel : une seule pièce, sans salle de bain (il y en avait une à l’étage), mais avec un lavabo placé à côté de la porte. Au bout de la pièce, une petite fenêtre, taillée dans
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le toit, ne laissait filtrer que peu de lumière, mais of frait une belle vue sur les toits de la VieilleVille. Il se sentait bien dans cet atelier, malgré l’exiguïté et la chaleur étouffante, presque insoutenable, qui y régnait l’été. De plus cet atelier possédait d’autres avantages : il était situé non loin de son appartement et surtout ne coûtait pas cher. Cela faisait maintenant un peu plus d’une année qu’il le louait. Il n’avait vu que deux fois les propriétaires un couple âgé la pre mière fois pour le visiter et la deuxième fois, le len demain, pour aller définitivement chercher les clefs. Il pensait même ne pas pouvoir reconnaître ce couple maintenant tant il paraissait anodin et commun. Il ne les croisait jamais, même pas pour payer le loyer, car il déposait la somme dans une enveloppe qu’il glis sait ensuite dans leur boîte aux lettres. Son atelier avait nécessité passablement de tra vaux pour le rendre propre et agréable et pour qu’il puisse s’y sentir bien. Il avait en effet dû repeindre les murs et le plafond. C’est lors de ces travaux qu’il découvrit que le plafond, qui avait dû être rajouté bien après la construction de l’immeuble, cachait les poutres qui soutenaient le toit. En enlevant ce faux plafond, il put créer un lieu possédant plus de cachet et surtout plus de volume. Il avait aussi installé des spots halogènes qui envoyaient leurs faisceaux dans toute la pièce. De fins faisceaux, perçants, inquisi teurs et presque crus. Devant l’ouverture dans le toit qui permettait à la lumière de s’infiltrer, il avait ins tallé des planches à environ quarante centimètres du sol, pour que le fauteuil posé en face de la fenêtre soit à la bonne hauteur, car il aimait rester là, le soir, seul, dans la pénombre, et regarder, en silence, les toits de la ville, espionner les gens qui vivaient aux alentours.
Il arriva sur une terrasse, une des nombreuses ter rasses qui avaient élu domicile sur cette petite place
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