Le dernier assaut

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En ce début d’automne 1594, Claudine, jeune paysanne de 15 ans, est pleine d’espoir pour l’avenir. Le nouveau roi de France, Henri IV, veut mettre fin aux sanglantes guerres de religion et restaurer la paix dans les villes et villages de France. Pourtant, la jeune fille va vivre le troisième assaut subi par son village de Virieu en Dauphiné, la destruction de sa maison et bien d’autres épreuves.

Un épisode de la vie de paysans dauphinois par lequel on découvre l’histoire de France à travers celle d’un village. Une alliance originale de photos et dessins qui restitue le plus fidèlement possible un bourg médiéval aujourd’hui disparu de la mémoire collective.


Publié le : mardi 1 janvier 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782954552910
Nombre de pages : 52
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ans le bourg de Virieu, c’est tout doucement D que la vie reprend son cours. Les tisserands et forgerons, contraints d’abandonner leur lieu de tra-vail, reconstituent difficilement leur outillage détruit par les assaillants. Quelques revendeurs se sont installés dans des échoppes en bois le long des remparts. À l’extérieur du bourg, sous la halle, les marchands se pressent à nouveau chaque jeudi de la semaine, jour de marché. Les fermiers ont pu y racheter quelques pièces du bétail qu’on leur avait volé et l’on entend dans tout le village le gloussement des poules, les cris des porcelets, les meuglements des vaches. C’est la vie qui repart, se dit François Pinchon, en entendant de loin cette joyeuse cacophonie. L’homme de main du régisseur, réside dans une de ces « maisons 7 du château » qu’on lui octroie pour prix de ses ser-vices : il est chargé de fournir le château en provisions de bouche.
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« Dans le bourg de Virieu, c’est tout doucement que la vie reprend son cours… »
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Cet automne, les moissons ont été bonnes et les greniers regorgent de grains de seigle, d’avoine, de blé. La vigne a pu enfin donner du fruit cette année après qu’elle a été bien endommagée par la guerre. Et François affiche un sourire satisfait. Si le régisseur, détesté par les paysans, réside au château en l’absence fréquente de monsieur de Saint-André, lui côtoie sans cesse les fermiers et les métayers qui l’estiment pour sa bonté et son honnêteté. « Claudine, dépêche-toi d’aller au marché ! Tu sais ce que ta mère t’a demandé d’acheter. » Son aînée, Claudine, âgée de quinze ans, saisit l’anse de son panier. « Je file, père, à tout à l’heure ! » François suit du regard la frêle silhouette qui des-cend la pente en sautillant : « Elle est brave, ma fille, et elle est belle. Elle méritera bientôt un bon mari. » Il se sent presque guéri de tous les malheurs passés et plein d’espoir pour l’avenir. Au loin, quelques nuages noirs. Bientôt les pluies d’automne, pense-t-il.
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« François suit du regard la frêle silhouette qui descend la pente en sautillant… »
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