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Le diable est impuissant

De
281 pages
Santa Maria était une ville habituellement paisible…jusqu'au jour où Georges décida de s'y arrêter. Ce roman aux parfums de souffre, et d'encens, est le récit d'une bataille intemporelle que se livrent le bien et le mal autour de la fourmilière des hommes. Et si l'auteur lui même ne sait pas toujours sous quels habits se cachent le Bon et le Mauvais, il est probable que le lecteur ne sache jamais qui est vraiment le diable… A travers cette histoire, Nicolas Herson-Macarel nous transporte dans l'univers des auteurs de romans noirs américains, parmi les anges et les démons de son imagination.
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Nicolas Herson-Macarel
Le diable est impuissant
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9724-0 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748197242 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9725-9 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748197259 (livre numérique)
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.Lettre de Grace Miller Harrington Boston, le 4 juin 19. . « Cher monsieur, Vous trouverez joint à cette lettre le manuscrit de mon fils William. Je sais combien il tenait à votre amitié et comment vous avez pu l’encourager à terminer ce livre malgré sa maladie. Même sur son lit de mort, il parlait encore de l’écrivain français qui avait tenté de lui voler ses maudites bouteilles cachées sur son bateau. Vous auriez presque pu le sauver… mais il était déjà trop tard. Le diable avait gagné. Et pour que William ne meure pas tout à fait, il faudrait vraiment que son livre soit publié, que son histoire soit connue. Je ne veux pas enterrer deux fois mon fils. Merci à vous d’être le seul ami qui puisse réaliser son rêve d’être lu. Bien à vous. » G. M. Harrington
.
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I
C’était la fin du mois d’avril. Cette indication n’aurait aucune importance notable si Santa Maria n’était pas située au bord de la mer, et dans une région assez méridionale pour que le soleil y soit omniprésent depuis les fêtes de Pâques jusqu’à la mi-décembre. Il n’était d’ailleurs pas rare que Noël soit encore prétexte à quelques sorties en mer ou quelques balades sur le rivage que les habitants de cette grande ville privilégiaient à tous les plaisirs matériels du monde moderne. Il faisait beau, donc. Et c’est pourquoi les marchands de fruits et de légumes chantonnaient, les passants sifflotaient en déambulant au hasard des trottoirs larges et proprets du centre-ville, les filles portaient des jupes à fleurs et des chemisiers largement échancrés. Même les voitures et les gros bus jaunes de la société des transports publics de la ville semblaient flâner au long des rues et des
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Le diable est impuissant
boulevards comme de joyeuses machines dont les calandres brillaient au soleil. Il est vrai que Santa Maria était une ville habituellement paisible, quel que soit le temps qu’il y faisait et quelles que soient les administrations qui en avaient la charge. Cela tenait probablement au caractère de ses habitants qui mesuraient la chance de vivre dans une ville aux proportions harmonieuses, ouvrant sur la mer d’un côté et sur la montagne de l’autre, offrant des emplois variés et nombreux tant dans les pêcheries côtières que dans les plantations d’agrumes qui s’étageaient à flanc de coteaux de façon tout à fait élégante. Bien entendu, il y avait ici des problèmes de délinquance comme ailleurs, comme dans n’importe quelle agglomération de près de cent mille âmes. Mais cela ne ressemblait en rien à ce que connaissaient certaines villes du Nord, saturées d’usines et de logements sociaux crasseux qui nourrissaient en leur sein une vermine malfaisante sans aucune moralité. Ici, au Sud, les voleurs se contentaient de dérober quelques voitures qu’ils finissaient par abandonner sur le bord d’un chemin, de voler à l’étalage quelques oranges pour apaiser la soif, et de cambrioler deux ou trois maisons par semaine, inhabitées et mal protégées. Être policier à Santa Maria était donc finalement assez reposant puisque la majeure
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