Le fils

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Avec Le Fils, Jean-Pierre Giraudoux nous donne le livre qu'on était le plus fondé à attendre de lui. Il n'en paraîtra pas moins inattendu, le non-conformisme de l'auteur, le plaisir qu'il éprouve à faire la nique aux autres et à lui-même, s'y manifestant aussi librement que jamais, en dépit de la gravité incontestable du propos.

Jean-Pierre Giraudoux nous brosse son autoportrait comme vu dans un miroir à trois faces. Il se considère d'abord à travers le grand écrivain dont il est le fils, ce qui nous vaut d'importantes évocations dans lesquelles Jean Giraudoux, à la fois si clair et si secret, nous apparaît pour la première fois dans sa juste lumière. Puis dans ses rapports avec Charles de Gaulle, dont Jean-Pierre Giraudoux fut un disciple de la première heure : c'est alors l'histoire d'un enthousiasme, suivi d'une déception totale, où l'on voit le jeune officier de marine de la Résistance, le député de la Libération et l'écrivain chaleureux d'Un Roi, devenir, adversaire passionné et peut-être lucide, le dramaturge satirique et meurtri d'Un Prince. Enfin Jean-Pierre Giraudoux se raconte à son fils, prétexte aux aveux sur lui-même les plus vrais, parfois les plus nus.

Certains chapitres, vivement dialogués, qui viennent comme en contrepoint, nous dépeignent sans indulgence un Paris qui atteint au symbole. L'ironie de l'auteur, qui ne ménage personne, s'y retourne volontiers contre soi.

On trouve même ici quelques poèmes, d'un classicisme narquois, mais les quatrains émouvants de l'Épilogue dégagent la leçon de ce livre amer et tendre, désinvolte et profond, où s'affirme le meilleur Jean-Pierre Giraudoux.

Publié le : mercredi 1 mars 1967
Lecture(s) : 16
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246789635
Nombre de pages : 312
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Avec Le Fils, Jean-Pierre Giraudoux nous donne le livre qu'on était le plus fondé à attendre de lui. Il n'en paraîtra pas moins inattendu, le non-conformisme de l'auteur, le plaisir qu'il éprouve à faire la nique aux autres et à lui-même, s'y manifestant aussi librement que jamais, en dépit de la gravité incontestable du propos.

Jean-Pierre Giraudoux nous brosse son autoportrait comme vu dans un miroir à trois faces. Il se considère d'abord à travers le grand écrivain dont il est le fils, ce qui nous vaut d'importantes évocations dans lesquelles Jean Giraudoux, à la fois si clair et si secret, nous apparaît pour la première fois dans sa juste lumière. Puis dans ses rapports avec Charles de Gaulle, dont Jean-Pierre Giraudoux fut un disciple de la première heure : c'est alors l'histoire d'un enthousiasme, suivi d'une déception totale, où l'on voit le jeune officier de marine de la Résistance, le député de la Libération et l'écrivain chaleureux d'Un Roi, devenir, adversaire passionné et peut-être lucide, le dramaturge satirique et meurtri d'Un Prince. Enfin Jean-Pierre Giraudoux se raconte à son fils, prétexte aux aveux sur lui-même les plus vrais, parfois les plus nus.


Certains chapitres, vivement dialogués, qui viennent comme en contrepoint, nous dépeignent sans indulgence un Paris qui atteint au symbole. L'ironie de l'auteur, qui ne ménage personne, s'y retourne volontiers contre soi.

On trouve même ici quelques poèmes, d'un classicisme narquois, mais les quatrains émouvants de l'Épilogue dégagent la leçon de ce livre amer et tendre, désinvolte et profond, où s'affirme le meilleur Jean-Pierre Giraudoux.
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