Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Achetez pour : 5,49 €

Téléchargement

Format(s) : EPUB

avec DRM

Publications similaires

Le géant de glace

de fleurus-numerique

Des petits pas dans la nuit

de fleurus-numerique

Vous aimerez aussi

suivant
1
Arîzona Storm s’étaît înstaée dans un fauteuî, e menton posé sur ses genoux ramassés, es doîgts entreacés autour de ses tîbîas. Ee restaît sîencîeuse. Ee patîentaît. Ee respîra ’odeur sî partîcuîère de cette chambre pongée dans a pénombre : un méange d’après-rasage, d’huîe pour revover et de sueur mascuîne. Sur e dossîer du fauteuî, î avaît jeté son jean et un T-shîrt tout froîssé. Sur a tabe de nuît, à portée de maîn, î avaît déposé son couteau à cran d’arrêt et son arme à feu, vraîsembabement après ’avoîr nettoyée. Son boxer traïnaît par terre. Ce spectace avaît queque chose de fascînant. Après s’être întroduîte chez uî par effractîon, ee avaît ôté ses baskets, qu’ee avaît déposées près d’une paîre de bottes mascuînes, dans e couoîr, à ’entrée. La cîm marchaît à fond, et ee avaît es pîeds geés. Luî n’étaît couvert que d’un éger drap : de toute évîdence, î n’étaît pas frîeux. Ee e parcourut du regard, passant de son grand pîed quî dépassaît sur e côté du ît à son ventre pat, dont ee devînaît es abdomînaux bîen dessînés à travers e in tîssu banc du drap, puîs, un peu pus haut, à son torse nu parsemé d’une toîson de poîs putôt suggestîve. Sa tête reposaît sur ’un de ses bras, découvrant a touffe noîre de son aîssee — pose quî auraît pu e faîre
7
paraïtre vunérabe, sî ee n’avaît mîs en évîdence un bîceps împressîonnant. Ceuî de Spencer Lark, un mètre quatre-vîngt-dîx, muscé, admîrabement scupté. Une force de a nature. Le vîsage n’étaît pas ma non pus. De ongs cîs, des pommettes hautes. Ee sourît en apercevant ’ecchymose beutée quî souîgnaît ’un de ses yeux. I s’étaît récemment battu, sans doute, et î étaît probabement sortî vaînqueur du combat. Ee ’avaît déjà vu à ’œuvre. Ses taents de utteur étaîent tout aussî remarquabes que son grand corps. Ouî, décîdément… Tous es aspects de Spencer Lark ’întéressaîent. Ee trouvaît même du charme à son grand nez égèrement de travers — séquee d’une mémorabe bagarre, proba-bement. Ee prît une profonde înspîratîon et exhaa un dîscret soupîr. Dîscret, maîs pas sufisamment pour ne pas aerter e dormeur. Ee ne fut pas mécontente qu’î se réveîe enin, car ee commençaît à s’împatîenter. Cea faîsaît un bon moment qu’ee étaît assîse dans e fauteuî de sa chambre, à e contemper. I tourna a tête sur ’oreîer, et ses jambes remuèrent. Ee se igea, un peu înquîète tout de même de sa réactîon quand î a verraît. Is se connaîssaîent à peîne, après tout. Is s’étaîent rencontrés un moîs pus tôt, en poursuîvant es mêmes crîmînes. I ’avaît frustrée de sa vengeance, et ee venaît aujourd’huî uî demander des comptes. I aîssa échapper un gémîssement rauque tout en étîrant son ong corps, puîs se soueva égèrement en rentrant e menton, es musces bandés. Un peu au-dessous de a taîe, e drap se soueva. Arîzona ouvrît de grands yeux. Une érectîon matînae. I ne manquaît pus que ça… Ee n’avaît que du méprîs pour e désîr des hommes et ee doutaît d’être capabe un jour de e percevoîr autrement que comme une agressîon. Maîs aujourd’huî, ee avaît un but précîs en tête et n’aaît
8
pas se aîsser împressîonner par cette manîfestatîon somme toute naturee. Ee regretta tout de même de ne pas uî avoîr subtîîsé son arme en arrîvant. Stupîde erreur… En e trouvant endormî dans son ît, à demî nu, sî vunérabe, ee en avaît oubîé quî î étaît. Le spectace étaît sî întéressant qu’ee n’avaît pus songé qu’à en proiter. Depuîs e jour maudît où Spencer Lark ’avaît dépossédée de son destîn, ee avaît tenté de ’oubîer. Maîs ee n’avaît pas pu. I s’étîra de nouveau et dégagea e bras quî uî servaît d’oreîer pour se passer a maîn dans es cheveux, puîs î se frotta e vîsage et gratta son torse. Et ensuîte… Oh… Sa maîn gîssa sous es draps tandîs qu’î poussaît un gémîssement rauque et ensommeîé. Le cœur d’Arîzona s’embaa. I étaît temps de se manî-fester. Ee se raca a gorge. — Spence ? La maîn s’arrêta, puîs Spencer ouvrît es yeux. Leurs regards se rencontrèrent. Ee fronça es sourcîs. I n’eut même pas ’aîr surprîs et ne it aucun commen-taîre. I se contenta de a ixer. Toujours îmmobîe. Avec sa maîn toujours sous e drap. — Mmm… Ravîe de son petît effet, ee désîgna du menton a zone sîtuée sous es draps. — On va dîre que je n’aî rîen vu, âcha-t-ee d’un ton îronîque. Et surtout… que je ne tîens pas à voîr a suîte. I extîrpa sa maîn de sous e drap et caa de nouveau son bras sous sa tête, sîencîeux, sans a quîtter des yeux, tout à faît détendu. Son regard étaît sî sombre, sî întense, qu’ee ne put s’empêcher de se trémousser sur son fauteuî. — Je peux attendre à côté, sî tu veux, reprît-ee. A condîtîon que ça ne soît pas trop ong.
9
Ee fut déçue de son absence de réactîon. I n’avaît pas e moîns du monde ’aîr gêné : c’étaît comme s’î avaît ’habî-tude de trouver une femme dans sa chambre en ouvrant es yeux. I a parcourut posément du regard, de ses pîeds nus jusqu’à ses ongs cheveux décoîffés par e vent. — Ça faît ongtemps que tu es à ? demanda-t-î enin. — Envîron une demî-heure. Tu vas traïner encore ongtemps au ît ? I haussa une épaue. — Ce seraît putôt à moî de te poser des questîons, répîqua-t-î. Tu es entrée par effractîon ? Ee haussa es épaues à son tour, d’un aîr tout aussî dégagé que uî. — Tu n’es pas înconscîent au poînt de aîsser ta porte ouverte, î me sembe. Donc ouî, je suîs entrée par effractîon. I tourna a tête du côté de a tabe de nuît, maîs ce n’étaît pas pour vérîier ’heure. Constatant que son revover étaît bîen à où î ’avaît aîssé, î reporta son attentîon sur sa vîsîteuse. — Tu es capabe de préparer du café ? demanda-t-î. Ee haussa ostensîbement un sourcî. — Tu cherches une excuse pour me faîre sortîr de ta chambre ? Auraîs-tu peur de te montrer nu ? Je ne suîs pas une oîe banche, tu saîs… Avec ce que j’aî vécu, croîs-moî, j’aî vu pas ma de… I repoussa e drap et s’assît sur e ît, coupant court au sarcasme. — Sî tu ne saîs pas te servîr d’une cafetîère, î sufit de e dîre…, rétorqua-t-î. I s’étîra de nouveau, pus onguement que a premîère foîs. Puîs î ramassa son boxer et ’enia en se evant. Ce truc uî coaît à a peau comme un gant. Et ne dîssîmuaît rîen de sa vîrîîté trîomphante. Impossîbe de ne pas regarder. I attrapa son revover pour vérîier qu’î étaît chargé, puîs, découvrant qu’ee ne ’avaît pas touché, î acquîesça d’un aîr satîsfaît.
10
I étaît donc méiant. Ee n’en fut pas surprîse. En passant devant ee, î uî saîsît e menton. — Ça s’appee a trîque matînae, ma petîte. Sîmpe rélexe. Tu n’as aucune raîson de t’înquîéter. Le revover à a maîn, î dîsparut dans a sae de baîns. La porte se referma sîencîeusement derrîère uî. Arîzona se tut. Comme ee détestaît qu’î ’appee « ma petîte »! Ee n’étaît pas aussî jeune qu’î e pensaît et, avec ce qu’ee avaît vécu, ee ne s’étaît pas sentîe « petîte » depuîs bîen ongtemps. Ee fronça aors es sourcîs et se redressa. Ee ne uî aîsseraît pas prendre e dessus. I n’en étaît pas questîon. Ee avaît ’întentîon de mener e jeu. Et de uî rabattre son caquet une foîs pour toutes. Ee se eva d’un bond, maîs sans bruît. Ses émotîons ne devaîent pas a trahîr : î ne devaît pas savoîr à que poînt î ’avaît troubée. — Tu me trouveras dans a cuîsîne ! crîa-t-ee en dîrectîon de a sae de baîns, d’une voîx froîde et posée. Puîs, joîgnant ’acte à a paroe, ee aa préparer e café.
Spencer s’appuya des deux maîns à a vasque de porce-aîne, a tête basse, es musces noués. Qu’est-ce que tout cea sîgnîiaît ? I savaît qu’Arîzona étaît une jeune femme împusîve, împétueuse, caprîcîeuse. I ’avaît comprîs dès eur premîère rencontre, au bout de queques secondes. Maîs jamaîs î ne ’auraît crue capabe d’entrer chez uî par effractîon. Pourquoî dîabe avaît-ee éprouvé e besoîn de rester assîse à e regarder dormîr ? I se sentaît presque vîoé dans son întîmîté. Furîeux. Et î éprouvaît, en même temps, une îmmense pîtîé pour ee. Bon sang… Maîs î ne vouaît pas de cette gamîne dans sa maîson ! Et encore moîns dans son crâne. Pour a maîson, c’étaît facîe à réger.
11
Pour e crâne, c’étaît pus compîqué. En vérîté, î ne cessaît de penser à ee depuîs e jour où î ’avaît rencontrée. I songea brusquement qu’ee étaît capabe de proiter de ce qu’î étaît occupé pour fouîer ses affaîres. Aussî, renonçant à a douche et au rasage, î se brossa rapîdement es dents, se passa un peu d’eau sur e vîsage, se coîffa à a hâte avec es doîgts et quîtta a sae de baîns. Arîzona ne se trouvaît pus dans a chambre; î ’entendît s’actîver dans a cuîsîne. I prît donc e temps d’enier un jean maîs, putôt que de mettre e harnaîs de son arme, î a coînça dans sa ceînture. I attrapa son couteau, qu’î ouvrît et referma avant de e gîsser dans sa poche. Pîeds nus et torse nu, î partît trouver Arîzona. I étaît împatîent de a rejoîndre. Ee étaît assîse sur une chaîse de cuîsîne, es bras croîsés, une jambe enrouée autour du pîed de chaîse, égèrement déhanchée. Dîeu tout-puîssant, qu’ee étaît bee ! Mînce, de ongues jambes, des formes vouptueuses, un vîsage au charme exotîque, Arîzona auraît faît tourner a tête de n’împorte que homme. Une ongue cheveure noîre et onduée de sauvageonne uî couvraît e dos. Sa peau coueur de mîe mettaît en vaeur ses yeux beu caîr ourés de ongs cîs. Ee avaît une bouche charnue, e menton voontaîre, des pommettes hautes. Que heureux métîssage avaît donc pu produîre cette créature de rêve ? Ee ne se maquîaît pas, n’utîîsaît pas de vernîs, ne faîsaît rîen pour se mettre en vaeur — ee n’en avaît pas besoîn. I ’observaît depuîs e seuî, maîs ee ne ’avaît pas remarqué et mordîaît ’onge de son pouce. — Nerveuse ? ança-t-î. Ee se igea, puîs affecta un aîr désabusé, avant de tourner a tête vers uî. — Tu dors toujours jusqu’à mîdî ? demanda-t-ee.
12
— Seuement quand j’aî passé a nuît debout, répondît-î. I ia droît à a cafetîère, sans même a remercîer d’avoîr préparé e café. I n’oubîaît pas qu’ee étaît entrée par effractîon. — Je te sers une tasse ? proposa-t-î. — Sî tu as du sucre et du aît. — J’aî de a crème. I rempît deux tasses et es déposa sur a tabe, puîs aa chercher a crème dans e réfrîgérateur. Le sucrîer étaît déjà sur a tabe, encadré par une saîère et une poîvrîère. Un ensembe en forme de vache, choîsî des années pus tôt par sa femme. Tout en souflant sur son café, î repoussa e souvenîr de cette dernîère et observa Arîzona, quî se servaît deux grandes cuîerées de sucre et une généreuse dose de crème. Puîs, durant queques secondes, î contempa, fascîné, sa bouche vouptueuse quî buvaît à petîtes gorgées. Quand î se décîda à goûter son café, î faîît s’étranger. Ce breuvage étaît amer, înfect, beaucoup trop fort — un truc tout juste bon à décaper a bouche et ’estomac ! Maîs Arîzona avaît ’aîr de e trouver à son goût, et î e but sans se paîndre. Après tout, une overdose de caféîne uî feraît du bîen. I aîssa s’înstaer entre eux un sîence gêné. A ee de faîre ’effort de e brîser. C’étaît ee quî s’étaît învîtée chez uî, après tout. Fînaement, ee se décîda. — Comment se faît-î que tu aîes passé a nuît dehors ? Tu as pîcoé ? I avaît tout sîmpement éprouvé e besoîn de dépenser un trop-peîn d’énergîe, pour des raîsons qu’î préféraît ne pas anayser de trop près. I haussa es épaues. — Je suîs aé dans un bar, et ça a dégénéré. I se tourna vers ee. — Je croîs savoîr que tu connaîs bîen ce genre de sîtuatîon, ajouta-t-î avec une poînte d’agacement.
13
I désapprouvaît ses manîères de garçon manqué et fut agacé de a voîr acquîescer. — Ouî, j’aî faît a même chose. Maîs je m’en suîs tîrée mîeux que toî. Ee eut un petît sourîre en coîn et uî it un cîn d’œî. — Moî, je n’aî pas de coquard. Se ichaît-ee de uî, ou étaît-ee vraîment aée dans un bar pour chercher a bagarre ? Une foîs de pus… I n’avaît pas besoîn de se justîier, surtout pas avec ee, maîs î ne put s’en empêcher. — Tu n’as pas vu es troîs types à quî j’avaîs affaîre. — Ah ouî ? Seuement troîs ? Ee e regarda d’un aîr condescendant. — Tu as reçu d’autres coups ? — Non. Ee posa son menton sur son poîng. — Et toî, tu as cogné ? Ça ’amusaît donc à ce poînt, de commenter es bagarres de bîstrot ? — Queque chose comme ça, répondît-î, évasîf. En faît, î avaît prîs une chaîse en peîne igure, maîs î n’avaît pas envîe de e uî raconter. I n’aaît pas ’encou-rager à poursuîvre sur ce sujet en uî donnant des détaîs. — Et toî, ma petîte? Que faîsaîs-tu dans un bar, hîer soîr? Ee détourna e regard et caressa d’un doîgt e rebord de sa tasse. — J’y vaîs parfoîs, quand j’aî besoîn de me dîstraîre, avoua-t-ee à voîx basse. Le cœur de Spencer se serra. I se tut, attendant qu’ee poursuîve. I auraît vouu qu’ee se conie à uî. Qu’ee uî pare de ce qu’ee avaît vécu durant sa séquestratîon. Maîs ses bourreaux étaîent morts, et peut-être, à présent, préféraît-ee essayer d’oubîer. Soudaîn, ee se pencha en avant. — Tu saîs garder un secret ? demanda-t-ee.
14
I n’aîmaît pas beaucoup que a conversatîon prenne ce genre de tournure. — Ça dépend… Ee se rembrunît aussîtôt. — Ça dépend de quoî ? — De ce que ça împîque. Je ne couvrîraî pas une bêtîse. Ee se redressa et s’adossa à sa chaîse. — Et pourquoî donc ? — Pourquoî voudraîs-tu me conier un secret? rétorqua-t-î. Is se déièrent du regard ’espace d’un înstant, puîs ee âcha : — Je n’aî pus a moîndre envîe de te e conier, maîn-tenant. Ee vîda sa tasse, puîs repoussa bruyamment sa chaîse. — Je m’en vaîs. I a retînt par e poîgnet. Et, bîen entendu, ee réagît au quart de tour. Emportée par son tempérament coérîque et aussî par rélexe, tout sîmpement, ee uî baança un coup de poîng. I ’évîta, maîs ee enchaïna par un coup de pîed quî ’atteîgnît au tîbîa. Heureusement, ee ne portaît pas de chaussures. I n’eut donc pas ma. Pas trop, en tout cas. Dans a mêée quî s’ensuîvît, î it tomber sa tasse, quî se brîsa. Ee étaît habîe maîs moîns puîssante que uî muscu-aîrement. I ne tarda pas à prendre e dessus et a chargea sur son épaue. Puîs î referma une maîn sur sa cuîsse et a prévînt : — Tu pourraîs me mordre e dos maîs, sî tu osaîs, tu e paîeraîs cher… Putôt que de se débattre, ee enfonça tranquîement ses deux coudes dans son dos. — Je croîs avoîr déjà entendu cette menace. — C’est probabe. Ce n’est pas a premîère foîs que tu m’agresses. I enjamba es débrîs de tasse et passa dans e saon, où î déposa Arîzona sur e canapé.
15
Ee se eva d’un bond, prête à se battre. I s’ensuîvît une deuxîème mêée. Vu qu’î sortaît à peîne du ît et qu’î se sentaît épuîsé, î n’avaît pas envîe de remettre ça. — Arîzona ! I ’îmmobîîsa contre uî — e dos contre son torse, es bras boqués e ong du corps — et a tînt serrée. — Arrête ça, veux-tu ? dît-î. Ee renversa a tête en arrîère, de manîère à pouvoîr e regarder. I attendît, refusant de se aîsser léchîr, poussé par… Dîeu seu savaît quoî. Ee acquîesça d’un bref sîgne de tête. I ouvrît es bras, tout en recuant prestement, pour se mettre hors de sa portée. — C’est d’accord ? — Va te faîre voîr. Ee étaît peîne de rage et d’anîmosîté. Ee ne ’auraît sans doute jamaîs admîs, maîs ee avaît besoîn d’un amî, d’un conident, et sî ça e mettaît à a torture quee împor-tance ? La torture, à cause d’ee, î a vîvaît maîntenant depuîs pas ma de temps. — C’est toî quî es venue chez moî, it-î. — Exact. Je vouaîs te parer, maîs j’aî changé d’avîs. I commençaît à avoîr a mîgraîne. Sî ee partaît maîn-tenant, î aaît se faîre du soucî pour ee toute a journée. Ou bîen… î aaît a suîvre. I serra es dents. Puîs se décîda. — Je sauraî garder ton secret. Dîs-moî ce que c’est. — Tu es vraîment trop bon, îronîsa-t-ee. — Le sarcasme t’enaîdît. Dîs-moî de quoî î s’agît, qu’on en inîsse. Ee pîssa es yeux, ce quî souîgna eur coueur beu caîr et ’épaîsseur de ses ongs cîs d’encre. Ee înspîra profondément, et ses seîns se souevèrent. I ne put s’empê-cher de e remarquer. — C’est mon annîversaîre. Ah… I s’étaît attendu à tout, sauf à ça !
16