Le frisson de la peur

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Tome 4 de la série « Men who walk the edge of honor ».

Quand Arizona Storm se présente chez lui pour lui demander son aide, Spencer ne pense pas une seconde à refuser : comment le pourrait-il, alors que la jeune femme éveille en lui, depuis qu’il la connaît, un puissant sentiment protecteur ? Cependant, même s’il est persuadé de pouvoir l’aider dans l’enquête qu’elle mène sur un réseau de proxénétisme, Spencer sait aussi qu’Arizona s’attaque à de dangereux criminels, prêts à tout pour parvenir à leurs fins, et qu’elle n’hésitera pas une seule seconde à se mettre en danger pour les arrêter ; dès lors, il devra tout faire pour la protéger. Mais il sait aussi qu’en travaillant avec elle, il va devoir faire face aux réactions et aux sentiments étrangement intenses, brûlants, que fait naître en lui Arizona, dont l’émotion à fleur de peau, la fragilité et la féminité incandescente le touchent profondément…

A propos de l'auteur :

Depuis la publication de son premier roman, il y a quinze ans, Lori Foster est devenue une habituée des listes de best-sellers du New York Times, de Publishers Weekly et de USA Today. Très impliquée dans la communauté des écrivains, Lori a présidé de nombreux concours pour soutenir les jeunes auteurs. Elle organise également chaque année Reader & Author, une manifestation consacrée aux auteurs et à leurs lecteurs.

Toute la série :
La peur à fleur de peau
Le passé dans la peau
La peur sans mémoire
Le frisson de la peur

Publié le : mardi 1 juillet 2014
Lecture(s) : 17
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280319461
Nombre de pages : 448
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Arîzona Storm s’étaît înstaée dans un fauteuî, e menton posé sur ses genoux ramassés, es doîgts entreacés autour de ses tîbîas. Ee restaît sîencîeuse. Ee patîentaît. Ee respîra ’odeur sî partîcuîère de cette chambre pongée dans a pénombre : un méange d’après-rasage, d’huîe pour revover et de sueur mascuîne. Sur e dossîer du fauteuî, î avaît jeté son jean et un T-shîrt tout froîssé. Sur a tabe de nuît, à portée de maîn, î avaît déposé son couteau à cran d’arrêt et son arme à feu, vraîsembabement après ’avoîr nettoyée. Son boxer traïnaît par terre. Ce spectace avaît queque chose de fascînant. Après s’être întroduîte chez uî par effractîon, ee avaît ôté ses baskets, qu’ee avaît déposées près d’une paîre de bottes mascuînes, dans e couoîr, à ’entrée. La cîm marchaît à fond, et ee avaît es pîeds geés. Luî n’étaît couvert que d’un éger drap : de toute évîdence, î n’étaît pas frîeux. Ee e parcourut du regard, passant de son grand pîed quî dépassaît sur e côté du ît à son ventre pat, dont ee devînaît es abdomînaux bîen dessînés à travers e in tîssu banc du drap, puîs, un peu pus haut, à son torse nu parsemé d’une toîson de poîs putôt suggestîve. Sa tête reposaît sur ’un de ses bras, découvrant a touffe noîre de son aîssee — pose quî auraît pu e faîre
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paraïtre vunérabe, sî ee n’avaît mîs en évîdence un bîceps împressîonnant. Ceuî de Spencer Lark, un mètre quatre-vîngt-dîx, muscé, admîrabement scupté. Une force de a nature. Le vîsage n’étaît pas ma non pus. De ongs cîs, des pommettes hautes. Ee sourît en apercevant ’ecchymose beutée quî souîgnaît ’un de ses yeux. I s’étaît récemment battu, sans doute, et î étaît probabement sortî vaînqueur du combat. Ee ’avaît déjà vu à ’œuvre. Ses taents de utteur étaîent tout aussî remarquabes que son grand corps. Ouî, décîdément… Tous es aspects de Spencer Lark ’întéressaîent. Ee trouvaît même du charme à son grand nez égèrement de travers — séquee d’une mémorabe bagarre, proba-bement. Ee prît une profonde înspîratîon et exhaa un dîscret soupîr. Dîscret, maîs pas sufisamment pour ne pas aerter e dormeur. Ee ne fut pas mécontente qu’î se réveîe enin, car ee commençaît à s’împatîenter. Cea faîsaît un bon moment qu’ee étaît assîse dans e fauteuî de sa chambre, à e contemper. I tourna a tête sur ’oreîer, et ses jambes remuèrent. Ee se igea, un peu înquîète tout de même de sa réactîon quand î a verraît. Is se connaîssaîent à peîne, après tout. Is s’étaîent rencontrés un moîs pus tôt, en poursuîvant es mêmes crîmînes. I ’avaît frustrée de sa vengeance, et ee venaît aujourd’huî uî demander des comptes. I aîssa échapper un gémîssement rauque tout en étîrant son ong corps, puîs se soueva égèrement en rentrant e menton, es musces bandés. Un peu au-dessous de a taîe, e drap se soueva. Arîzona ouvrît de grands yeux. Une érectîon matînae. I ne manquaît pus que ça… Ee n’avaît que du méprîs pour e désîr des hommes et ee doutaît d’être capabe un jour de e percevoîr autrement que comme une agressîon. Maîs aujourd’huî, ee avaît un but précîs en tête et n’aaît
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pas se aîsser împressîonner par cette manîfestatîon somme toute naturee. Ee regretta tout de même de ne pas uî avoîr subtîîsé son arme en arrîvant. Stupîde erreur… En e trouvant endormî dans son ît, à demî nu, sî vunérabe, ee en avaît oubîé quî î étaît. Le spectace étaît sî întéressant qu’ee n’avaît pus songé qu’à en proiter. Depuîs e jour maudît où Spencer Lark ’avaît dépossédée de son destîn, ee avaît tenté de ’oubîer. Maîs ee n’avaît pas pu. I s’étîra de nouveau et dégagea e bras quî uî servaît d’oreîer pour se passer a maîn dans es cheveux, puîs î se frotta e vîsage et gratta son torse. Et ensuîte… Oh… Sa maîn gîssa sous es draps tandîs qu’î poussaît un gémîssement rauque et ensommeîé. Le cœur d’Arîzona s’embaa. I étaît temps de se manî-fester. Ee se raca a gorge. — Spence ? La maîn s’arrêta, puîs Spencer ouvrît es yeux. Leurs regards se rencontrèrent. Ee fronça es sourcîs. I n’eut même pas ’aîr surprîs et ne it aucun commen-taîre. I se contenta de a ixer. Toujours îmmobîe. Avec sa maîn toujours sous e drap. — Mmm… Ravîe de son petît effet, ee désîgna du menton a zone sîtuée sous es draps. — On va dîre que je n’aî rîen vu, âcha-t-ee d’un ton îronîque. Et surtout… que je ne tîens pas à voîr a suîte. I extîrpa sa maîn de sous e drap et caa de nouveau son bras sous sa tête, sîencîeux, sans a quîtter des yeux, tout à faît détendu. Son regard étaît sî sombre, sî întense, qu’ee ne put s’empêcher de se trémousser sur son fauteuî. — Je peux attendre à côté, sî tu veux, reprît-ee. A condîtîon que ça ne soît pas trop ong.
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Ee fut déçue de son absence de réactîon. I n’avaît pas e moîns du monde ’aîr gêné : c’étaît comme s’î avaît ’habî-tude de trouver une femme dans sa chambre en ouvrant es yeux. I a parcourut posément du regard, de ses pîeds nus jusqu’à ses ongs cheveux décoîffés par e vent. — Ça faît ongtemps que tu es à ? demanda-t-î enin. — Envîron une demî-heure. Tu vas traïner encore ongtemps au ît ? I haussa une épaue. — Ce seraît putôt à moî de te poser des questîons, répîqua-t-î. Tu es entrée par effractîon ? Ee haussa es épaues à son tour, d’un aîr tout aussî dégagé que uî. — Tu n’es pas înconscîent au poînt de aîsser ta porte ouverte, î me sembe. Donc ouî, je suîs entrée par effractîon. I tourna a tête du côté de a tabe de nuît, maîs ce n’étaît pas pour vérîier ’heure. Constatant que son revover étaît bîen à où î ’avaît aîssé, î reporta son attentîon sur sa vîsîteuse. — Tu es capabe de préparer du café ? demanda-t-î. Ee haussa ostensîbement un sourcî. — Tu cherches une excuse pour me faîre sortîr de ta chambre ? Auraîs-tu peur de te montrer nu ? Je ne suîs pas une oîe banche, tu saîs… Avec ce que j’aî vécu, croîs-moî, j’aî vu pas ma de… I repoussa e drap et s’assît sur e ît, coupant court au sarcasme. — Sî tu ne saîs pas te servîr d’une cafetîère, î sufit de e dîre…, rétorqua-t-î. I s’étîra de nouveau, pus onguement que a premîère foîs. Puîs î ramassa son boxer et ’enia en se evant. Ce truc uî coaît à a peau comme un gant. Et ne dîssîmuaît rîen de sa vîrîîté trîomphante. Impossîbe de ne pas regarder. I attrapa son revover pour vérîier qu’î étaît chargé, puîs, découvrant qu’ee ne ’avaît pas touché, î acquîesça d’un aîr satîsfaît.
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I étaît donc méiant. Ee n’en fut pas surprîse. En passant devant ee, î uî saîsît e menton. — Ça s’appee a trîque matînae, ma petîte. Sîmpe rélexe. Tu n’as aucune raîson de t’înquîéter. Le revover à a maîn, î dîsparut dans a sae de baîns. La porte se referma sîencîeusement derrîère uî. Arîzona se tut. Comme ee détestaît qu’î ’appee « ma petîte »! Ee n’étaît pas aussî jeune qu’î e pensaît et, avec ce qu’ee avaît vécu, ee ne s’étaît pas sentîe « petîte » depuîs bîen ongtemps. Ee fronça aors es sourcîs et se redressa. Ee ne uî aîsseraît pas prendre e dessus. I n’en étaît pas questîon. Ee avaît ’întentîon de mener e jeu. Et de uî rabattre son caquet une foîs pour toutes. Ee se eva d’un bond, maîs sans bruît. Ses émotîons ne devaîent pas a trahîr : î ne devaît pas savoîr à que poînt î ’avaît troubée. — Tu me trouveras dans a cuîsîne ! crîa-t-ee en dîrectîon de a sae de baîns, d’une voîx froîde et posée. Puîs, joîgnant ’acte à a paroe, ee aa préparer e café.
Spencer s’appuya des deux maîns à a vasque de porce-aîne, a tête basse, es musces noués. Qu’est-ce que tout cea sîgnîiaît ? I savaît qu’Arîzona étaît une jeune femme împusîve, împétueuse, caprîcîeuse. I ’avaît comprîs dès eur premîère rencontre, au bout de queques secondes. Maîs jamaîs î ne ’auraît crue capabe d’entrer chez uî par effractîon. Pourquoî dîabe avaît-ee éprouvé e besoîn de rester assîse à e regarder dormîr ? I se sentaît presque vîoé dans son întîmîté. Furîeux. Et î éprouvaît, en même temps, une îmmense pîtîé pour ee. Bon sang… Maîs î ne vouaît pas de cette gamîne dans sa maîson ! Et encore moîns dans son crâne. Pour a maîson, c’étaît facîe à réger.
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Pour e crâne, c’étaît pus compîqué. En vérîté, î ne cessaît de penser à ee depuîs e jour où î ’avaît rencontrée. I songea brusquement qu’ee étaît capabe de proiter de ce qu’î étaît occupé pour fouîer ses affaîres. Aussî, renonçant à a douche et au rasage, î se brossa rapîdement es dents, se passa un peu d’eau sur e vîsage, se coîffa à a hâte avec es doîgts et quîtta a sae de baîns. Arîzona ne se trouvaît pus dans a chambre; î ’entendît s’actîver dans a cuîsîne. I prît donc e temps d’enier un jean maîs, putôt que de mettre e harnaîs de son arme, î a coînça dans sa ceînture. I attrapa son couteau, qu’î ouvrît et referma avant de e gîsser dans sa poche. Pîeds nus et torse nu, î partît trouver Arîzona. I étaît împatîent de a rejoîndre. Ee étaît assîse sur une chaîse de cuîsîne, es bras croîsés, une jambe enrouée autour du pîed de chaîse, égèrement déhanchée. Dîeu tout-puîssant, qu’ee étaît bee ! Mînce, de ongues jambes, des formes vouptueuses, un vîsage au charme exotîque, Arîzona auraît faît tourner a tête de n’împorte que homme. Une ongue cheveure noîre et onduée de sauvageonne uî couvraît e dos. Sa peau coueur de mîe mettaît en vaeur ses yeux beu caîr ourés de ongs cîs. Ee avaît une bouche charnue, e menton voontaîre, des pommettes hautes. Que heureux métîssage avaît donc pu produîre cette créature de rêve ? Ee ne se maquîaît pas, n’utîîsaît pas de vernîs, ne faîsaît rîen pour se mettre en vaeur — ee n’en avaît pas besoîn. I ’observaît depuîs e seuî, maîs ee ne ’avaît pas remarqué et mordîaît ’onge de son pouce. — Nerveuse ? ança-t-î. Ee se igea, puîs affecta un aîr désabusé, avant de tourner a tête vers uî. — Tu dors toujours jusqu’à mîdî ? demanda-t-ee.
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— Seuement quand j’aî passé a nuît debout, répondît-î. I ia droît à a cafetîère, sans même a remercîer d’avoîr préparé e café. I n’oubîaît pas qu’ee étaît entrée par effractîon. — Je te sers une tasse ? proposa-t-î. — Sî tu as du sucre et du aît. — J’aî de a crème. I rempît deux tasses et es déposa sur a tabe, puîs aa chercher a crème dans e réfrîgérateur. Le sucrîer étaît déjà sur a tabe, encadré par une saîère et une poîvrîère. Un ensembe en forme de vache, choîsî des années pus tôt par sa femme. Tout en souflant sur son café, î repoussa e souvenîr de cette dernîère et observa Arîzona, quî se servaît deux grandes cuîerées de sucre et une généreuse dose de crème. Puîs, durant queques secondes, î contempa, fascîné, sa bouche vouptueuse quî buvaît à petîtes gorgées. Quand î se décîda à goûter son café, î faîît s’étranger. Ce breuvage étaît amer, înfect, beaucoup trop fort — un truc tout juste bon à décaper a bouche et ’estomac ! Maîs Arîzona avaît ’aîr de e trouver à son goût, et î e but sans se paîndre. Après tout, une overdose de caféîne uî feraît du bîen. I aîssa s’înstaer entre eux un sîence gêné. A ee de faîre ’effort de e brîser. C’étaît ee quî s’étaît învîtée chez uî, après tout. Fînaement, ee se décîda. — Comment se faît-î que tu aîes passé a nuît dehors ? Tu as pîcoé ? I avaît tout sîmpement éprouvé e besoîn de dépenser un trop-peîn d’énergîe, pour des raîsons qu’î préféraît ne pas anayser de trop près. I haussa es épaues. — Je suîs aé dans un bar, et ça a dégénéré. I se tourna vers ee. — Je croîs savoîr que tu connaîs bîen ce genre de sîtuatîon, ajouta-t-î avec une poînte d’agacement.
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I désapprouvaît ses manîères de garçon manqué et fut agacé de a voîr acquîescer. — Ouî, j’aî faît a même chose. Maîs je m’en suîs tîrée mîeux que toî. Ee eut un petît sourîre en coîn et uî it un cîn d’œî. — Moî, je n’aî pas de coquard. Se ichaît-ee de uî, ou étaît-ee vraîment aée dans un bar pour chercher a bagarre ? Une foîs de pus… I n’avaît pas besoîn de se justîier, surtout pas avec ee, maîs î ne put s’en empêcher. — Tu n’as pas vu es troîs types à quî j’avaîs affaîre. — Ah ouî ? Seuement troîs ? Ee e regarda d’un aîr condescendant. — Tu as reçu d’autres coups ? — Non. Ee posa son menton sur son poîng. — Et toî, tu as cogné ? Ça ’amusaît donc à ce poînt, de commenter es bagarres de bîstrot ? — Queque chose comme ça, répondît-î, évasîf. En faît, î avaît prîs une chaîse en peîne igure, maîs î n’avaît pas envîe de e uî raconter. I n’aaît pas ’encou-rager à poursuîvre sur ce sujet en uî donnant des détaîs. — Et toî, ma petîte? Que faîsaîs-tu dans un bar, hîer soîr? Ee détourna e regard et caressa d’un doîgt e rebord de sa tasse. — J’y vaîs parfoîs, quand j’aî besoîn de me dîstraîre, avoua-t-ee à voîx basse. Le cœur de Spencer se serra. I se tut, attendant qu’ee poursuîve. I auraît vouu qu’ee se conie à uî. Qu’ee uî pare de ce qu’ee avaît vécu durant sa séquestratîon. Maîs ses bourreaux étaîent morts, et peut-être, à présent, préféraît-ee essayer d’oubîer. Soudaîn, ee se pencha en avant. — Tu saîs garder un secret ? demanda-t-ee.
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I n’aîmaît pas beaucoup que a conversatîon prenne ce genre de tournure. — Ça dépend… Ee se rembrunît aussîtôt. — Ça dépend de quoî ? — De ce que ça împîque. Je ne couvrîraî pas une bêtîse. Ee se redressa et s’adossa à sa chaîse. — Et pourquoî donc ? — Pourquoî voudraîs-tu me conier un secret? rétorqua-t-î. Is se déièrent du regard ’espace d’un înstant, puîs ee âcha : — Je n’aî pus a moîndre envîe de te e conier, maîn-tenant. Ee vîda sa tasse, puîs repoussa bruyamment sa chaîse. — Je m’en vaîs. I a retînt par e poîgnet. Et, bîen entendu, ee réagît au quart de tour. Emportée par son tempérament coérîque et aussî par rélexe, tout sîmpement, ee uî baança un coup de poîng. I ’évîta, maîs ee enchaïna par un coup de pîed quî ’atteîgnît au tîbîa. Heureusement, ee ne portaît pas de chaussures. I n’eut donc pas ma. Pas trop, en tout cas. Dans a mêée quî s’ensuîvît, î it tomber sa tasse, quî se brîsa. Ee étaît habîe maîs moîns puîssante que uî muscu-aîrement. I ne tarda pas à prendre e dessus et a chargea sur son épaue. Puîs î referma une maîn sur sa cuîsse et a prévînt : — Tu pourraîs me mordre e dos maîs, sî tu osaîs, tu e paîeraîs cher… Putôt que de se débattre, ee enfonça tranquîement ses deux coudes dans son dos. — Je croîs avoîr déjà entendu cette menace. — C’est probabe. Ce n’est pas a premîère foîs que tu m’agresses. I enjamba es débrîs de tasse et passa dans e saon, où î déposa Arîzona sur e canapé.
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Ee se eva d’un bond, prête à se battre. I s’ensuîvît une deuxîème mêée. Vu qu’î sortaît à peîne du ît et qu’î se sentaît épuîsé, î n’avaît pas envîe de remettre ça. — Arîzona ! I ’îmmobîîsa contre uî — e dos contre son torse, es bras boqués e ong du corps — et a tînt serrée. — Arrête ça, veux-tu ? dît-î. Ee renversa a tête en arrîère, de manîère à pouvoîr e regarder. I attendît, refusant de se aîsser léchîr, poussé par… Dîeu seu savaît quoî. Ee acquîesça d’un bref sîgne de tête. I ouvrît es bras, tout en recuant prestement, pour se mettre hors de sa portée. — C’est d’accord ? — Va te faîre voîr. Ee étaît peîne de rage et d’anîmosîté. Ee ne ’auraît sans doute jamaîs admîs, maîs ee avaît besoîn d’un amî, d’un conident, et sî ça e mettaît à a torture quee împor-tance ? La torture, à cause d’ee, î a vîvaît maîntenant depuîs pas ma de temps. — C’est toî quî es venue chez moî, it-î. — Exact. Je vouaîs te parer, maîs j’aî changé d’avîs. I commençaît à avoîr a mîgraîne. Sî ee partaît maîn-tenant, î aaît se faîre du soucî pour ee toute a journée. Ou bîen… î aaît a suîvre. I serra es dents. Puîs se décîda. — Je sauraî garder ton secret. Dîs-moî ce que c’est. — Tu es vraîment trop bon, îronîsa-t-ee. — Le sarcasme t’enaîdît. Dîs-moî de quoî î s’agît, qu’on en inîsse. Ee pîssa es yeux, ce quî souîgna eur coueur beu caîr et ’épaîsseur de ses ongs cîs d’encre. Ee înspîra profondément, et ses seîns se souevèrent. I ne put s’empê-cher de e remarquer. — C’est mon annîversaîre. Ah… I s’étaît attendu à tout, sauf à ça !
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