Le Jeu de Maya

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Les règles sont simples : évoluer dans les cases sans jamais laisser le jeu nous exclure. Mais quand les règles changent, à quoi ou à qui se fier ? Clémence, Antoine, et Benjamin sont unis par "une sagesse fantasque", "la philo-folie". Pourtant, un rêve, un accident, suffisent à faire basculer la vie et ses certitudes les plus rassurantes. Sortie du coma, Clémence est maintenant Catherine, Antoine son mari assure se prénommer Pierre, et Benjamin, leur fils, est mort alors qu’il n’était encore qu’un bébé. Les personnages fusionnent et se repoussent dans leur dualité énigmatique. Commandant à la direction centrale des Renseignements Généraux, Isabelle Jouandet signe ici un premier roman vertigineux, aux détours labyrinthiques.
Publié le : vendredi 2 février 2007
Lecture(s) : 131
EAN13 : 9782748185805
Nombre de pages : 201
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Titre
Le Jeu de Maya
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Titre Isabelle Jouandet
Le Jeu de MayaRoman
5 Éditions Le Manuscrit
Illustration de couverture :Eminem, Damien Cadio © Damien Cadio © Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-8580-3 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748185805 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-8581-1 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748185812 (livre numérique)
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Le Jeu de Maya
« Et inlassablement un an de plus ! Ça ne nous rajeunit point ma P’tite Dame… Pour toutes ces années de rire : LESÂNES CHINOISUn aveugle, un sourd, un muet Allant bon trot sur un mulet Portant œillères et harnais, Se disputaient avec avidité Le titre du plus sage et du plus avisé. Lequel l’emporta des baudets, C'est ce que nous allons montrer. Menant à grandes guides bêtes et vies L’ophtalmostérisque prit la parole : “ Loué le Ciel qui me garde du trait Des Belles et des misères humaines ! Ma mie, Je ne voudrais pour une obole Prendre au jour ces charmes secrets. Tel est le prix de notre connaissance, Bon œil parfois donne l’œil mauvais. En toute occasion notre tempérance
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Le Jeu de Maya
Seconde notre réflexion. L’homme au-dessus des passions Tire profit de l’expérience Et jouit de la maîtrise des sens. Et sur le chemin du savoir, Pour une marche assurée dans le noir, Mieux vaut, les pieds froids et à l’aveuglette, Aller d’un bon pas sans lunette. ” Qui faisait la sourde oreille s’empressa De rétorquer : “ Grâce te soit rendue Gros Jean ! À coups de tympanon, tu déchiras Le voile sirupeux de l’illusion, De la crasse ignorante, licou de ma raison. Un esprit débridé s’attelle mieux aux vertus. Libérées du joug des sermons Les idées foisonnent à gros bouillon Et l’importun attablé à nos côtés Ne saurait gâter le souper. ” À ces mots le muet tout ému Mû par un enthousiasme saugrenu Quitta un mutisme borné Et fit voir qu’il l’avait dans le nez. À grand renfort d’arguments lourdement pesés Et de poings éloquents savamment assénés, Il prouva, à n’en plus douter, Qu’il était homme de bonne société.
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