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Le Livre de la brousse

De
287 pages

« La Tomi sinuait paresseusement, au-dessous de lui, entre les villages et les plantations des villages de Krébédjé.
Le sort de la Tomi ne lui avait jamais paru bien enviable. Elle longeait toujours les mêmes rives, traversait toujours les mêmes régions, confluait toujours avec les mêmes marigots et les mêmes rivières, avant de se jeter dans le Nioubangui, père des rivières et des fleuves. »

Selon Léopold Sedar Senghor, René Maran a réussi, dans Le Livre de la brousse, l'admirable synthèse du monde occidental et de l'Afrique primitive en raison d'un « atavisme ». Malgré les résistances de « l'Européen » qui se cache en lui, Maran se sent « attiré vers l'homme à peau noire ». S'il découvre en Afrique des « forces jeunes » et « cependant pressenties », c'est parce que « le génie de la brousse, à travers des générations d'exilés, l'a marqué de son tatouage. »

Français de culture, fonctionnaire colonial et écrivain, René Maran (1887-1960) a suscité autour de son oeuvre de nombreuses polémiques. Après Le Coeur serré, roman autobiographique sur les difficultés d'un jeune homme déraciné, il publia Batouala, Prix Goncourt 1921, un tableau de l'Afrique équatoriale où il décrit les excès du colonialisme.
Toute sa vie, il poursuivit son combat pour la cause noire, s'insurgeant contre le racisme, la discrimination et les abus du colonialisme.
Mais comme Frantz Fanon, René Maran ne voulait pas être considéré comme un noir, mais comme un homme, tout simplement, il voulait que chacun fut défini non pas par sa race, mais par son humanité : « il n'y a ni bandas ni mandjias, ni blancs ni nègres ; il n'y que des hommes et tous les hommes sont frères. »

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Le sort de la Tomi ne lui avait jamais paru bien enviable. Elle longeait toujours les mêmes rives, traversait toujours les mêmes régions, confluait toujours avec les mêmes marigots et les mêmes rivières, avant de se jeter dans le Nioubangui, père des rivières et des fleuves. »
Selon Léopold Sedar Senghor, René Maran a réussi, dans Le Livre de la brousse, l'admirable synthèse du monde occidental et de l'Afrique primitive en raison d'un « atavisme ». Malgré les résistances de « l'Européen » qui se cache en lui, Maran se sent « attiré vers l'homme à peau noire ». S'il découvre en Afrique des « forces jeunes » et « cependant pressenties », c'est parce que « le génie de la brousse, à travers des générations d'exilés, l'a marqué de son tatouage. »
Français de culture, fonctionnaire colonial et écrivain, René Maran (1887-1960) a suscité autour de son oeuvre de nombreuses polémiques. Après
Le Coeur serré, roman autobiographique sur les difficultés d'un jeune homme déraciné, il publia Batouala, Prix Goncourt 1921, un tableau de l'Afrique équatoriale où il décrit les excès du colonialisme.
Toute sa vie, il poursuivit son combat pour la cause noire, s'insurgeant contre le racisme, la discrimination et les abus du colonialisme.
Mais comme Frantz Fanon, René Maran ne voulait pas être considéré comme un noir, mais comme un homme, tout simplement, il voulait que chacun fut défini non pas par sa race, mais par son humanité : « il n'y a ni bandas ni mandjias, ni blancs ni nègres ; il n'y que des hommes et tous les hommes sont frères. »