Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 6,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

avec DRM

Partagez cette publication

Publications similaires

Saisons d'or et d'argile

de les-editions-du-vermillon

« La Montagne Sainte-Victoire »

de le-nouvel-observateur

L'enfant du bal

de editions-du-rocher49323

Vous aimerez aussi

suivant
:
: Le Mas des Tilleuls
ISBN 978-2-7021-5019-1
© Calmann-Lévy, 2011
Couverture
Maquette : Atelier Didier Thimonier
Illustration de couverture : Émile Charles Dameron,
Un jour de marché en Provence au xixe siècle, Paris, Arts décoratifs. © Photo Josse / Leemage.
Collection
« France de toujours et d’aujourd’hui »
dirigée par
Jeannine Balland
Ce roman est une fiction librement inspirée de la réalité.
Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé
serait fortuite et indépendante de la volonté de l’auteur.
Du même auteur
La Forge au loup, Presses de la Cité, 2001
La Cour aux paons, Presses de la Cité, 2002
Le Bois de lune, Presses de la Cité, 2003
Le Maître ardoisier, Presses de la Cité, 2004
Les Tisserands de la licorne, Presses de la Cité, 2005
Le Vent de l’aube, Presses de la Cité, 2006
Les Chemins de Garance, Presses de la Cité, 2007
La Figuière en héritage, Presses de la Cité, 2008
La Nuit de l’amandier, Presses de la Cité, 2009
La Combe aux oliviers, Presses de la Cité, 2010
Le Moulin des Sources, Calmann-Lévy, 2010
À Jean-Marie,
avec tout mon amour.
On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
[…]
– On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;
[…]
– On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.
Arthur Rimbaud, Roman
1
1825
Un oiseau de proie tournoyait dans le ciel presque trop bleu. La main placée en visière, Sosthène Lombard suivait ses évolutions en se demandant si un agneau n’avait pas échappé à la vigilance de Jean-Baptiste.
À dix-sept ans, son fils en paraissait plus de vingt. Grand, bien bâti, il était beau gars avec ses yeux bleus et ses cheveux bruns. Les filles étaient nombreuses à lui jeter des coups d’œil gourmands aux veillées ou durant les moissons.
Sosthène en éprouvait une sourde irritation. Lui-même, à près de quarante ans, se sentait en pleine force de l’âge. Il travaillait dur depuis des lustres et commençait à récolter les fruits de son labeur acharné.
Il tourna la tête vers le mont Ventoux, qui dominait le paysage en arrière-plan, loin derrière la crête du rocher Saint-Julien.
Comme son père et son grand-père l’avaient fait avant lui, Sosthène se fiait au Ventoux pour prévoir le temps de la nuit et du lendemain.
De nombreux dictons se transmettaient de génération en génération, dont le plus connu : Quan lou Ventoux a soun capèu […], se plòu pas aro ploura lèu.