Le même et l'autre

De
Publié par

Le même et l'autre est une oeuvre de Gilbert Mauge, alias Edmée de la Rochefoucauld, publiée aux Editions du Sagittaire en 1932, avant La vie commode aux peuples (1947).
Publié le : vendredi 1 janvier 1932
Lecture(s) : 17
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246801382
Nombre de pages : 57
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
© Éditions Grasset & Fasquelle, 2012.
9782246801382 — 1re publication
OUVRAGES DU MÊME AUTEUR
Fonction Je X (épuisé). : KRA
Merveille de la Mort : KRA
Nombre (poèmes) : EMILE PAUL
La Vie Humaine (roman). : EMILE PAUL
Le Voyage dans l’Esprit.. : ED. DU SAGITTAIRE
VIVRE
Le pays qu’elle voit et le jour qu’elle vit
Prennent secrètement leur place en son esprit,
Détruisent je ne sais quel fragment de soi-même
D’autres pays et d’autres jours, quelque problème
Aussi, cent fois posé depuis l’enfance en vain
Et dont les éléments s’effacent ce matin
Sans qu’elle observe au coin de la voiture neuve
Autre chose que l’air, les oiseaux et le fleuve...
Ignorante, elle fuit, inexorablement
Atteinte et reconstruite en son entendement.
La campagne qui brille est pleine d’attelages
Rouges et blancs, qui, divisant les paysages,
Traversent les prés gras, retournent les labours,
Traînent sur les chemins les beaux chariots lourds
Et s’éloignent le long des arbres et des fermes
Emportant aux sabots argile, sels et germes.
Elle aperçoit enfin les compactes cités
Où les hommes savants, lascifs ou tourmentés
Vont et viennent, mêlant leurs gestes et leurs faces
Entre les noirs palais, les portes et les places.
Comme eux, de ce moment à cet autre moment,
Elle passe ivre et se défait obscurément,
Au fond de la voiture, en traversant la ville
Regardant fuir les murs où l’affiche rutile,
La boucherie avec la viande à choisir,
Le commerce doré, le marché, le plaisir...
LA MAISON
Mystérieusement, très loin, sans heurts, sans chocs
Un palais se construit — là. Mais le soir, la grue
Descendant lentement son crochet sur la rue
Ne tourne plus, dans l’air et le plâtre, ses blocs.
Au réverbère, luit la façade crevée
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.