Le mythe du tétard

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Où il est question d'une transition, d'une désertion. Cinq personnages découvrent, chacun à leur manière, que l'âge adulte n'est pas ce qu'ils imaginaient. Les contradictions d'un jeune couple, les expériences de deux filles à la conquête de leur féminité, la vie d'une femme désespérément laide, le rêve d'une muse ratée, la désertion d'un libertin chevronné. Cinq personnages, cinq parcours, croisés ou non, qui finissent par se dire au fond d'eux qu'en fin de compte, le tétard ne devient pas grenouille à tous les coups.
Publié le : jeudi 4 septembre 2008
Lecture(s) : 150
EAN13 : 9782304011845
Nombre de pages : 349
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Titre
Le mythe du tétard
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Titre Isa Joke
Le mythe du tétard
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01184-5 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304011845 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01185-2 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304011852 (livre numérique)
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En guise de préface…« Le poète et le romancier A qui comparer le romancier ? Au poète lyrique. Le contenu de la poésie lyrique, dit Hegel, est le poète lui-même ; il prête la parole à son monde intérieur pour éveiller ainsi chez ses auditeurs les sentiments, les états d’âme qu’il ressent. Et même si le poète traite de thèmes « objectifs », extérieurs à sa vie, « le grand poète lyrique s’en écartera très vite et finira par faire le portrait de lui-même (stellt sich selber dar) ». La musique et la poésie ont un avantage sur la pein-ture : le lyrisme (das Lyrische), dit Hegel. Et dans le lyrisme, poursuit-il, la musique peut aller encore plus loin que la poésie car elle est capable de saisir les mou-vements les plus secrets du monde intérieur, inaccessibles à la parole. Il existe donc un art, en l’occurence, la mu-sique, qui est plus lyrique que la poésie lyrique elle-même. Nous pouvons en déduire que la notion de ly-risme ne se limite pas à une branche de la littérature (la poésie lyrique), mais qu’elle désigne une certaine façon d’être et que, de ce point de vue, le poète lyrique n’est que
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Le mythe du tétard
l’incarnation la plus exemplaire de l’homme ébloui par sa propre âme et par le désir de la faire entendre. Depuis longtemps, la jeunesse est pour moi l’âge lyri-que, c’est-à-dire l’âge où l’individu, concentré presque exclusivement sur lui-même, est incapable de voir, de comprendre, de juger lucidement le monde autour de lui. Si on part de cette hypothèse (nécessairement schématique mais qui, en tant que schéma, me paraît juste), le pas-sage de l’immaturité à la maturité est le dépassement de l’attitude lyrique. Si j’imagine la genèse d’un romancier en forme de ré-cit exemplaire, de « mythe », cette genèse m’apparait comme l’histoire d’une conversion ; Saül devient Paul ; le romancier nait sur les ruines de son monde lyrique. » Milan Kundera, La vie est ailleurs
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