Le point de vue du pilote

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Suite à sa rupture avec Rodolphe, Clara décide de ne pas garder le bébé qu'elle attend. Installée à la terrasse d'un café, une inconnue dépose un enfant sur les genoux de Clara. Avant de s'enfuir, elle lui précise que la petite fille s'appelle Isaure et que le père va arriver d'un instant à l'autre pour récupérer l'enfant. Commence alors une histoire inédite. Clara est grand reporter. Dans l'avion qui l'amène à Delhi, elle rencontre Julien. A son retour, un message dans son courrier la met sur les traces de la mère disparue. Clara revoit Isaure. Julien par cet enfant fait désormais partie de sa vie. Pourra t-il y trouver sa place ?
Publié le : vendredi 17 juin 2011
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EAN13 : 9782748196702
Nombre de pages : 129
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Titre
Le point de vue du pilote
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Titre Charline Davis
Le point de vue du pilote
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2008 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9670-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748196702 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9671-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748196719 (livre numérique)
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Clara sortit le stylo de son étui en cuir. Elle saisit le bloc de papier à lettres bleu qu’elle avait glissé au fond du sac de voyage et le posa sur la table. Elle rangea le bagage à ses pieds, mit un coussin derrière son dos et s’enfonça dans le fauteuil. Un serveur s’approcha : – Vous désirez ? - Un café, sans sucre et un verre d’eau. Clara avait le teint brouillé. De larges cernes ourlaient ses yeux. – J’ai mal, gémit-elle. Le médecin m’a dit de ne pas y penser. C’est l’affaire de quelques jours ! ça va passer. Il avait ajouté en lui serrant la main : – Courage, sortez, distrayez-vous, allez au cinéma, ne restez pas seule. Occupez-vous l’esprit. Elle promena la main sur son ventre puis elle extirpa de la poche de sa veste, une plaquette d’anti-douleurs. Elle souleva la pellicule d’aluminium, retira le blister de protection et déposa un comprimé sous sa langue. La terrasse duMadrigalfourmillait de monde. La douceur de cet après-midi de juin avait attiré,
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sur les Champs-Élysées, promeneurs et touristes. Hommes d’affaires pressés, visiteurs ou habitués nonchalants se croisaient et s’effleuraient dans un mouvement de va-et-vient continu. À la sortie de la clinique, Clara avait eu une crise d’angoisse. Soudain, elle s’était sentie très seule. Son estomac s’était noué. Au lieu d’appeler un taxi, ce qui dans sa situation aurait été plus raisonnable, elle avait cheminé le long des rues jusqu’au café. Le brancardier l’avait conduite dans la salle d’opération. L’anesthésiste avait introduit un cathéter dans son bras droit. – Vous allez vous endormir doucement, avait affirmé l’homme en appuyant sur le piston de la seringue. Clara avait demandé une anesthésie générale. Elle avait préféré le sérum de l’oubli. Clara fut réveillée par des cris de nouveau-nés. Elle était dans le service maternité de la clinique, mais il n’y avait pas de berceau auprès d’elle. Elle dévissa le capuchon en bakélite. Sa main glissait sur la feuille et la plume noircissait le papier automatiquement. – Votre café, Madame.
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