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Le prince à Palmyre

De
248 pages

On prétend que le romanesque est un don qui se perd ; certains écrivains, comme l'auteur du Congrès d'Aix et de l'Air de Venise, le possèdent au plus haut point. Cette fois-ci, avec une rare aisance dans l'invention, Solange Fasquelle nous transporte au Liban, dont elle sait rendre sensible le climat béni, le luxe et les ombres plus troubles.

Dans la petite société opulente qui règne sur le plus occidental des pays du Proche-Orient, l'arrivée d'un étranger inconnu est toujours un événement, surtout quand il est beau, riche et prince.

Son mystère l'auréole d'un prestige ambigu ; il a tôt fait de conquérir ces mondains, capables de se passionner pour tout, à condition que ce soit un peu frivole. Le siège du prince devient une affaire d'État, sa présence l'ornement des réceptions, son amitié un signe de réussite sociale et d'élégance. Sans le vouloir - à moins qu'il ne s'en amuse secrètement - il suscite autour de sa personne le ballet cocasse de la foire aux vanités, dont Solange Fasquelle suit les mouvements avec une ironie à peine caricaturale.

Mais il suffira d'un drame soudain pour que ce jeu de l'amour et de l'insouciance se fige au pied des ruines de Palmyre. Dans ce décor habité par les fantômes d'un passé aussi mystérieux que le prince, le destin frappe les trois coups d'une tragédie.

Pourtant, sous le ciel sans nuages de ce pays qui se veut heureux à tout prix, malgré les menaces et les avertissements, on fera semblant d'ignorer ce gênant visiteur ; la fête continue...

Sera-t-elle jamais aussi réussie qu'au temps du prince ? Certains ne l'oublieront pas, et les lecteurs non plus.

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On prétend que le romanesque est un don qui se perd ; certains écrivains, comme l'auteur du Congrès d'Aix et de l'Air de Venise, le possèdent au plus haut point. Cette fois-ci, avec une rare aisance dans l'invention, Solange Fasquelle nous transporte au Liban, dont elle sait rendre sensible le climat béni, le luxe et les ombres plus troubles.

Dans la petite société opulente qui règne sur le plus occidental des pays du Proche-Orient, l'arrivée d'un étranger inconnu est toujours un événement, surtout quand il est beau, riche et prince.

Son mystère l'auréole d'un prestige ambigu ; il a tôt fait de conquérir ces mondains, capables de se passionner pour tout, à condition que ce soit un peu frivole. Le siège du prince devient une affaire d'État, sa présence l'ornement des réceptions, son amitié un signe de réussite sociale et d'élégance. Sans le vouloir - à moins qu'il ne s'en amuse secrètement - il suscite autour de sa personne le ballet cocasse de la foire aux vanités, dont Solange Fasquelle suit les mouvements avec une ironie à peine caricaturale.

Mais il suffira d'un drame soudain pour que ce jeu de l'amour et de l'insouciance se fige au pied des ruines de Palmyre. Dans ce décor habité par les fantômes d'un passé aussi mystérieux que le prince, le destin frappe les trois coups d'une tragédie.

Pourtant, sous le ciel sans nuages de ce pays qui se veut heureux à tout prix, malgré les menaces et les avertissements, on fera semblant d'ignorer ce gênant visiteur ; la fête continue...

Sera-t-elle jamais aussi réussie qu'au temps du prince ? Certains ne l'oublieront pas, et les lecteurs non plus.