Le Puits

De
Publié par

Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits de terre, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. À leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d’y toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il ? Le Grand survivra-t-il ? Comment surtout se sont-ils retrouvés là ?
Le Puits est un conte brutal à la fin cruelle et pleine d’espoir. Une fable sur l’amour fraternel, la survie et la vengeance, un roman qui a mérité sa place au panthéon des Jules Verne, Alain-Fournier et autres Antoine de Saint-Exupéry, selon Zoé Valdés. Un roman indispensable, alors que beaucoup d’entre nous avions déjà annoncé la défaite de l’imagination contre la quotidienneté médiocre et étriquée.
Publié le : mercredi 15 octobre 2014
Lecture(s) : 11
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782207117699
Nombre de pages : 112
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
IVÁN REPIL A Le Puits
Le Puits
Iván Repila
Le Puits
roman
Traduit de lespagnol par Margot Nguyen Béraud
P R É F A C E D E Z O É V A L D É S
Titre original : El niño que robó el caballo de Atila Éditeur original : Editorial Libros del Silencio, S.L., 2013 Publié en accord avec Ella Sher Literary Agency
© Iván Repila, 2013
Et pour la traduction française : © Éditions Denoël, 2014
P R É F A C E
Voyage dans les profondeurs de lenfance macabre avec Iván Repila
Lun de mes derniers périples littéraireslezamiensdu nom de lécrivain cubain José Lezama Lima, autoproclamé « le pèlerin immobile », conscient quil valait mieux voyager par la littérature quà bord dun mastodonte dacier dont « à peine une mince pellicule nous sépare du néant »a été la lecture du grand petit livre que je vous présente aujour dhui :Le Puits, dIván Repila. Sans connaître encore le travail de lauteur, je suis entrée dans sonœuvre, jai pénétré en lui et dans son monde comme on entre dans lutérus maternel, pour déboucher dans un puits infini comme léternité, avançant en catimini mais convaincue dès la première ligne que laventure serait sensationnelle. Je peux dores et déjà lavec cetteaffirmer : œuvre, Iván Repila a mérité léternité ; il a mérité sa place au panthéon des Jules Verne, AlainFournier et autres Antoine de SaintExupéry. Pardonnezmoi de ne pas résumer le roman et de le qua lifier dindispensable depuis le début de cette préface, mais inutile dy aller par quatre chemins. Oui,Le Puitsest à
7
lévidence un roman indispensable, et particulièrement par les temps qui courent, alors que beaucoup dentre nous avions déjà annoncé la défaite de limagination contre la quotidienneté médiocre et étriquée. Je vous dirai seulement quil sagit de deux frères, le Grand et le Petit, et de leur incessante lutte pour survivre au fond d: obscur, ténéun puits semblable à tous les puits breux, hostilecomme lest parfois la vie ellemême. Ces enfants ont une mission : veiller sur un sac de provi sions destiné à leur mère. Une mère absente, à peine visible, une ombre épaisse cachée dans un bois perdu entre nuages et ténèbres. La mère, cest également la terre, leurs échecs et leurs découvertes, mais aussi le monde, son agitation inerte, et puis labandoncomme la vengeance macabre et lirré médiable perte. Il y avait longtemps que je ne métais pas trouvée face à un texte si séduisant et une telle écriture, à la fois lyrique et réalistepeutêtre parce que la réalité, envisagée depuis langle sincère et délicat du poète, parvient simplement à nous révéler la transparence artérielle de son essence, la vérité de la littérature, son pur mystère. Jai commencé à lire puis, parvenue à un certain point, je n: pas question dai plus voulu continuer arriver à la fin, de me défaire de cette émotion semparant de moi à chaque phrase ; je ne désirais rien dautre que rester là, au fond, coincée avec les deux frères, au cœur de leurs combats. Pour le Grand : sauver le Petit, et pour le Petit : exécuter la tâche imposée par le destin. Enfoncée dans un grand fauteuil, à la lumière dune
8
fenêtre donnant sur le boulevard Bourdonlà où, animés par Gustave Flaubert au début de sa fable géniale, Bouvard et Pécuchet conversèrent sous une chaleur de trentetrois degrés, il métait alors devenu impossible dabandonner les cent trente pages qui font ce roman, de me détacher de ces enfants et du dialogue instauré entre ma solitude de lectrice et celle de lécrivain. Aussi, je vous invite à embarquer à bord de ce grand roman pour lun des plus beaux voyages que la bonne litté rature mait permis de faire récemment. Je vous invite à descendre tout au fond, au centre de la terre, dans le noyau utérin, et à y partager les spasmes de lenfance macabre pour ensuite pouvoir renaître. Une fois sortis, au bord du puits, lisez et vengezvous. Car au bout du compte, le voyage comme lécriture sont sans répéter tout ce qui a déjà été écrit par ailleursune délicieuse vengeance.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Sur le bout des doigts

de editions-thierry-magnier

L'échiquier du mal

de editions-gallimard

Le Populisme climatique

de editions-denoel

Le Premier Venu

de editions-denoel

suivant