Le radeau de la méduse

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« La Côte des Somalis, ainsi nommée parce qu'il n'y a pas de Somalis, se réduit pratiquement à Djibouti. Ce territoire n'a en effet d'autres ressources que celles qu'il tire de son port uniquement destiné au commerce d'un arrière-pays qui ne lui appartient pas : L'Abyssinie ou Éthiopie.
Jusqu'en 1870 ce peuple pouvait vivre et vivait depuis des millénaires en vase clos dans un parfait équilibre entre les possibilités de son sol et les besoins de sa vie simple; équilibre maintenu par la sélection naturelle, ce grand régulateur qui fait jouer opportunément ce que les hommes civilisés (à notre manière) s'efforcent de combattre en le déclarant ennemi de leur espèce. Tels les fléaux, calamités et épidémies dont notre « progrès » a certainement diminué les ravages, croyant ainsi corriger le stupide aveuglement de la Nature qui détruit ce qu'elle crée. »

Publié le : mercredi 20 mars 1974
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246004998
Nombre de pages : 192
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« La Côte des Somalis, ainsi nommée parce qu'il n'y a pas de Somalis, se réduit pratiquement à Djibouti. Ce territoire n'a en effet d'autres ressources que celles qu'il tire de son port uniquement destiné au commerce d'un arrière-pays qui ne lui appartient pas : L'Abyssinie ou Éthiopie.
Jusqu'en 1870 ce peuple pouvait vivre et vivait depuis des millénaires en vase clos dans un parfait équilibre entre les possibilités de son sol et les besoins de sa vie simple; équilibre maintenu par la sélection naturelle, ce grand régulateur qui fait jouer opportunément ce que les hommes civilisés (à notre manière) s'efforcent de combattre en le déclarant ennemi de leur espèce. Tels les fléaux, calamités et épidémies dont notre « progrès » a certainement diminué les ravages, croyant ainsi corriger le stupide aveuglement de la Nature qui détruit ce qu'elle crée. »
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