Le Rendez-vous de Samarcande

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À mi-chemin entre fiction et réalité.

Véronique est professeur d’histoire à Paris. Elle aime la vie, la culture, l’art. Née après la Seconde Guerre mondiale, de confession juive, elle ne cesse de s’interroger sur la Shoah et l’antisémitisme. Aussi, quand survient la tuerie de Toulouse en Mars 2012, c’en est trop. Elle ne se sent plus en sécurité en France, ce pays qu’elle aime mais qu’elle ne reconnait plus. Elle décide donc de partir et d’aller vivre à Amsterdam qu’elle qualifie de « havre de paix ». Arrivera-t-elle à faire mentir la légende de Samarcande qui prétend qu’on ne peut échapper à son destin ?



Préface de Guillaume de Saint Marc, directeur général de l’AfVT.org (Association française des Victimes du Terrorisme)


Publié le : vendredi 26 février 2016
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EAN13 : 9782334098366
Nombre de pages : 140
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ISBN numérique : 978-2-334-09834-2

 

© Edilivre, 2016

Citations

 

 

« Je me fais un vœu : la prochaine fois en France, je viendrai visiter Toulouse. Et j’irai à l’école orpheline. Je rencontrerai les enfants. Je les embrasserai comme un frère aîné venu de loin. Et, assis au milieu d’eux, j’étudierai avec eux, en reprenant le texte que les assassins avaient interrompu, pensant que c’est pour toujours. Et comme toujours, ils se sont trompés »

Elie Wiesel
Le Monde, 23 Mars 2012

 

 

On ne peut plus dormir tranquille

Quand on a une fois ouvert les yeux.

Pierre Reverdy

Dédicace

 

 

Pour Dominique S.

PREFACE

 

 

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai reçu la demande de Janine Gerson pour que je préface « Le Rendez-vous de Samarcande ». J’ai d’abord lu avec grand intérêt son précédent ouvrage « Bella, itinéraire mémoriel » que j’ai trouvé très juste et qui m’a captivé. En lisant le manuscrit, j’ai retrouvé cette même force dans l’humanisation, la personnalisation de tragédies historiques, ces détails qui nous font comprendre l’histoire à travers un témoignage, réel ou romancé.

L’un des effets du témoignage d’une victime du terrorisme réside dans l’identification du lecteur au narrateur. Au-delà des aspects factuels (circonstances, idéologie des auteurs, nombre de décès ou de blessés…) le témoignage apporte l’élément humain. En racontant une histoire personnelle, en mettant de la chair et des émotions à une tragédie terrifiante (l’effet recherché par les terroristes), le récit a une double résonance : il donne un visage à ceux qui ont souffert de l’attaque, et montre comment des personnes ordinaires réagissent à cette situation tragique et douloureuse. Plus les victimes seront rendues visibles comme étant « l’un des nôtres », plus le message qu’elles portent aura d’impact sur le lecteur. La voix des victimes du terrorisme est un des éléments permettant de développer la résilience de la société ou de la communauté dont elles sont issues.

Certes, l’histoire de Véronique est une fiction, mais elle est inspirée de faits réels. Tout comme les membres de notre association, Janine Gerson a été bouleversée par l’assassinat d’une Française, dans une grande ville européenne, lors d’un attentat meurtrier contre un lieu symbolique de la communauté juive. La fiction permet à l’auteur de garder l’essence de l’histoire, tout en préservant l’intimité et la confidentialité de la victime et de sa famille.

Depuis 26 ans, j’ai lu ou entendu de nombreux témoignages de victimes ou de leurs proches. En effet, le 19 Septembre 1989, mon père a été assassiné dans une attaque terroriste contre un avion civil ayant entraîné la mort des 170 passagers et membres d’équipage, de 18 nationalités différentes, au-dessus du désert du Ténéré, au Niger. Et depuis, je me suis investi de plus en plus auprès des victimes du terrorisme, en France ou à l’étranger. Toutes nos histoires se ressemblent et diffèrent à la fois. Celle de Véronique m’est familière, grâce à la justesse de l’écriture de Janine Gerson, j’y retrouve une même douleur, les mêmes interrogations mais aussi la même force vitale, une même dignité, une même humanité et cette sincérité qui nous caractérise.

A travers l’histoire de Véronique, on revisite aussi d’autres attentats, récents ou plus lointains, et le récit démontre l’inefficacité opérationnelle du terrorisme, même si les effets des attentats sont, eux, bien réels pour les victimes. Le terrorisme salit toujours la cause ou l’idéologie qu’il est censé défendre.

« Quoiqu’ils fassent, les terroristes ne gagneront pas » écrit Elie Wiesel. La parole des victimes continuera à être portée, par elles-mêmes, par des proches, par des romanciers ou des cinéastes. La véritable cible des terroristes étant la Société, il est indispensable de montrer que les victimes, au-delà de la mort ou des blessures, ne tombent pas dans la haine ou la vengeance mais continuent à défendre les valeurs universelles des droits de l’homme : justice, tolérance, humanité et paix.

Je rêverais que « Le rendez-vous de Samarcande » soit utilisé par des éducateurs pour faire réfléchir les adolescents sur le terrorisme et toute forme d’extrémisme violent, mais aussi pour leur rappeler les principes de citoyenneté et de tolérance que nous devons tous défendre, pas à pas, contre l’obscurantisme et la haine.

Guillaume de Saint Marc

Directeur général de l’AfVT.org (Association française des Victimes du Terrorisme)

VERONIQUE

 

 

« Ne pleure pas ma chérie. N’aie pas peur. Si tu penses à autre chose, un bonbon ou un jouet que tu aimes, tu auras moins mal »

Lorsque j’étais enfant, c’est avec ces mots que ma mère me consolait. Je me réfugiais sur ses genoux après une chute et avec quelques égratignures aux genoux. La magie de sa voix, la caresse de ses mains dans mes cheveux, la tendresse de ses baisers sur mes larmes avaient un effet magique. Comme par miracle, mes chagrins s’envolaient, la douleur s’atténuait et je retrouvais mon calme.

Aujourd’hui, je dois faire le même effort

Je me souviens en particulier de la fête organisée pour mon sixième anniversaire. J’étrennais une robe blanche à volants, décorée de petits nœuds rouges assortis aux rubans qui retenaient mes cheveux. Mes camarades de classe avaient été invitées pour l’évènement et nous avions joué tout l’après-midi dans le jardin de la propriété familiale. Il faisait très beau, c’était une journée de juin, chaude et lumineuse. Ma mère qui se réjouissait toujours d’organiser des goûters avec des enfants avait dressé une grande table dehors, à l’ombre des acacias, avec des gâteaux et des jus de fruits. Mais pendant l’un de nos jeux, j’avais glissé, j’étais tombée et ma robe blanche était maculée de vert gazon. Je me sentais ridicule et j’en avais même oublié la longue éraflure qui saignait le long de ma jambe droite. J’avais un tel chagrin que je semblais inconsolable. Ma fête était gâchée, ma robe neuve irrécupérable, mes amies avaient choisi de partir afin d’écourter mon supplice. Seuls les baisers de ma mère et de mon père parvinrent à adoucir ma détresse. A la fin de la soirée, alors que la maison était redevenue silencieuse, je retrouvai la chaleur de mon lit, et m’endormis, épuisée par tant d’émotions contradictoires. Mes cadeaux étaient éparpillés dans ma chambre, les boîtes multicolores qui jonchaient le sol semblaient incapables de me réconforter. Cette nuit-là, mon sommeil fut agité de lourds cauchemars.

Suis-je encore aujourd’hui au fond d’un cauchemar ?

Je ne comprends pas ce qui m’arrive.

J’ai froid. J’ai mal. J’ai terriblement peur.

Pourquoi cette agitation autour de moi ?

J’ai l’impression que je ne peux pas bouger, que mes membres sont lourds, et que je n’arrive pas à ouvrir les yeux. Si je réunis toutes mes forces, peut-être y parviendrai-je ?

Je voudrais crier mais aucun son ne sort de ma gorge.

Et je n’arrive pas à localiser ma douleur, c’est mon corps tout entier qui est endolori.

Vite, vite, au secours, une image heureuse qui m’emporterait loin de ce mauvais rêve.

D’autant que mes premières années fourmillent de moments délicieux. Il suffit que j’ouvre la boîte aux souvenirs pour qu’ils me remontent à la mémoire. Mon enfance fut une période idyllique, douce et sucrée, presque trop belle pour être vraie. Je pensais que le plaisir serait toujours là à portée de main et qu’il suffirait de se servir.

Je revois mon père, lorsqu’il venait le soir dans ma chambre. Il s’asseyait au bord de mon lit et me racontait des histoires pour m’aider à m’endormir. Le rituel immuable m’accompagna pendant des années.

Certains parents lisent des légendes, des récits régionaux ou historiques, des histoires de princesses, des contes de Grimm ou autres auteurs classiques. Lui, ne cessait de me parler de Chagall. Il avait une véritable passion pour ce peintre et son univers. Comme lui, il était né dans la banlieue de Vitebsk, en Russie. Comme lui il avait quitté le pays pour fuir l’antisémitisme. Il prétendait même l’avoir rencontré là-bas et quand il évoquait ces moments, son beau regard bleu s’embuait d’émotion. Et moi, petite fille, je ne voulais pas le voir pleurer. Alors il me racontait la vie dans ce village, qui comptait une importante communauté juive. Il me parlait de la paix qui y régnait, des cérémonies à la synagogue, des chants religieux et des musiciens qui égayaient les fêtes. Mais il me décrivait surtout les tableaux du peintre qui nous emportaient dans un monde magique, où les mariés s’envolaient au-dessus des nuages, où les couleurs flamboyaient, où les barbes étaient violettes, où les vaches caracolaient dans les airs, où les violonistes dansaient. Il me décrivait ses sujets de prédilection, les prophètes, les patriarches, la bible, et me permettait ainsi d’accéder à son art plein d’imagination et de poésie. De plus, comme Chagall, mon père portait sur le monde un regard bienveillant malgré toutes les persécutions subies par le peuple juif. Tous deux semblaient regarder la lumière au-delà des fenêtres, au travers de vitraux colorés.

Mon père était un médecin célèbre et des malades venaient du monde entier consulter « le docteur Moïse Sander » afin qu’il soulage leurs douleurs. Je suis sûre que je souffrirais moins s’il était près de moi. Il m’a souvent expliqué la particularité de sa médecine ; pourtant j’avoue que je n’ai pas vraiment tout compris. Médecine énergétique, médecine du troisième millénaire, tous ces termes restaient pour moi mystérieux et augmentaient encore l’admiration que je lui portais.

Il avait surtout une grande qualité que je ressentais sans pouvoir l’exprimer : il vous regardait et vous écoutait vraiment, intensément. Derrière ses lunettes à monture métallique, son regard était profond, bienveillant, rassurant. Ses interlocuteurs savaient qu’il ne porterait pas de jugement et que même s’il n’approuvait pas leurs propos, il ne s’en offusquerait pas, il essaierait avant tout de les comprendre. Qui peut en dire autant ? Combien de nos jugements sont-ils faussés par des a priori ?

Il m’a aussi transmis une devise que j’ai essayé d’appliquer, surtout dans ma vie professionnelle. J’entends encore sa voix me dire « ce qui mérite d’être fait, mérite d’être BIEN fait ». Enfant, je ne comprenais pas toute la force de ce précepte, mais j’étais littéralement fascinée par son regard, et son intonation, la façon qu’il avait d’insister sur le « BIEN » de sa phrase. Une fois adulte, je me suis souvent répété cette devise, chaque fois que j’étais lasse, que je n’avais pas le courage d’aller au bout d’une action. Je le revoyais, je l’entendais, et je retrouvais mes forces.

Aujourd’hui j’ai besoin de toutes mes forces mais je sens qu’elles m’abandonnent.

Je m’affaiblis, le froid m’envahit et je revois ma vie à l’envers.

J’ai envie de crier « Papa, pourquoi m’as-tu abandonnée ? J’ai tellement besoin de ton énergie auprès de moi »

Quand on est perdu, on redevient un enfant.

En dehors de Chagall, mon père avait une autre idole, Wilhelm Furtwängler.

Je me souviens en particulier des débats passionnés qui l’opposaient à ma mère à propos de ce chef d’orchestre allemand qu’ils considéraient comme le plus extraordinaire de sa génération. Pendant toute mon enfance, je les ai entendus s’affronter sur son attitude tout au long de la seconde guerre mondiale. Avait-il eu tort ou raison de rester en Allemagne pendant le régime hitlérien ? Etait-il nazi ou avait-il protégé des Juifs comme il le prétendait ? Ils avaient des discussions sans fin, avec des arguments qu’ils développaient chacun leur tour avec fougue. Ma mère était musicienne et citait une longue liste d’artistes partis aux Etats-Unis pour fuir le nazisme. Elle ne comprenait pas, elle ne voulait pas, elle ne pouvait admettre cette attitude qui lui semblait un compromis impardonnable. On ne pactise pas avec le diable, assénait-elle pour clore la discussion. Mon père, comme à son habitude, faisait preuve de tolérance. Il essayait d’analyser, de réfléchir, de comprendre et reprenait la formule d’« émigration intérieure » avancée par Furtwängler. Quand j’écoutais l’un j’étais convaincue. Puis j’écoutais l’autre et je changeais d’avis. Chacun avait des arguments frappants pour étayer ses convictions. Mon père racontait une anecdote dont je me souviens encore. A l’issue d’un concert donné à Berlin, Hitler vint saluer le chef d’orchestre et voulut lui serrer la main. Celui-ci garda sa baguette si bien qu’il n’y eut pas de poignée de main ! Ma mère ne le croyait pas et disait que c’était une légende. Elle citait au contraire la presse suisse qui avait tenté de faire annuler ses concerts quand il était venu s’y réfugier en 1943. Elle était convaincue qu’il était resté en Allemagne tout simplement parce qu’il pensait que son pays gagnerait la guerre. Mon père répondait qu’il avait été blanchi lors de son procès de « dénazification » au cours duquel de nombreux musiciens juifs étaient venus témoigner en sa faveur. La déclaration de Furtwängler était lumineuse, concluait mon père « Je suis resté en Allemagne non pas parce que j’étais nazi mais parce que j’étais allemand ; je mettais la musique au-dessus de tout ». Toutes ces querelles ajoutaient à ma confusion mais m’ont sûrement aidée à forger mon opinion : agir selon sa conscience et laisser dire… De plus, mes parents, comme de nombreux Juifs après la guerre ne tenaient pas à évoquer la Shoah devant leurs enfants. Mon frère et moi avions eu la chance de naître après ces évènements tragiques, mais nous leur posions des questions alors qu’ils voulaient nous protéger. Peu à peu, je découvrais ce qu’avaient subi les Juifs d’Europe et je ne pouvais rester insensible à de tels drames. Comment ne pas se sentir concernés ? C’est peut-être la raison pour laquelle j’ai souhaité devenir professeur d’histoire. J’étais consternée devant l’inconséquence des différentes puissances qui persistaient à déclarer des guerres meurtrières sans tirer les conséquences du passé. Naïvement, j’espérais qu’en éclairant des générations d’élèves, je pourrais les aider à devenir des citoyens responsables. Le petit colibri n’était pas loin…

Hélas, il faut bien constater que des fanatiques s’obstinent à semer la haine de par le monde, que des chefs d’état discourent pour enflammer leurs peuples contre des boucs émissaires, que le commerce des armes est florissant, et que la paix est loin de régner sur la terre. La sagesse est-elle donc une utopie inatteignable ?

Très tôt, mon frère aîné Albert se sentit attiré par Israël. Il avait entrepris des études de médecine et souhaitait y partir. Dans son esprit, les choses étaient claires. « Maintenant qu’il y a un pays prêt à accueillir les Juifs du monde entier, pourquoi hésiter ? » déclarait-il avec l’air sérieux qu’il a toujours adopté pour énoncer la moindre phrase. Mes parents ne pouvaient le blâmer, eux qui avaient fui la Russie pour venir en Suisse bien avant la dernière guerre… Moi j’étais hésitante, j’aimais la France et surtout Paris où j’avais fréquenté le Quartier Latin. Il me semblait que je pouvais y être heureuse, tout simplement. J’avais envie d’une vie légère.

 

 

Aujourd’hui encore je veux vivre.

Mais une part de mon être me fait glisser insidieusement vers la mort. Je dois y résister pour vaincre ces démons maléfiques qui tentent de m’entraîner de l’autre côté, d’où l’on ne revient pas.

Je flotte dans un monde cotonneux, à mi-chemin entre la vie et la mort.

La mort c’est l’affaire des autres ce n’est pas encore pour moi. Je sais bien qu’elle me rattrapera un jour, qu’elle gagnera la partie, mais il me semble que si le moment était venu, je le sentirais, j’aurais une sorte de prémonition.

Je ne vois que des lumières blafardes autour de moi. On dirait des projecteurs, des hurlements de sirènes, et des gens qui s’agitent alors que j’aurais besoin de calme pour être rassurée.

S’il vous plaît, dites-leur d’arrêter les sirènes, elles me font peur et m’obsèdent.

Qui peut me dire où je suis. Mais personne ne me répond.

Suis-je évanouie ? Non puisque je peux raisonner.

Raisonner, raisonner. Ai-je été trop raisonnable ? A quel moment ai-je compris que je ne serais jamais une héroïne ?

Sans doute quand j’ai découvert la fable amérindienne qui raconte l’histoire d’un immense incendie qui ravage une forêt. Alors que tous les animaux sont terrifiés et assistent impuissants au désastre, seul un petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Le tatou, agacé par cette agitation dérisoire se moque du petit colibri en lui disant que ce ne sont pas quelques gouttes d’eau qui éteindront le feu. Mais le colibri a cette réponse superbe que j’ai adoptée tout au long de ma vie « Je le sais, mais je fais ma part ».

Ce jour-là j’ai décidé de faire ma part, même si je ne prétendais pas changer le monde. Mais je me suis toujours promis d’agir à mon niveau en particulier contre la désinformation et la propagande antisémite qui règnent dans les milieux intellectuels de la gauche française, ceux qu’on appelle maintenant « les bobos ». J’ai commencé à participer à des manifestations, à signer des pétitions, à m’engager, à aller à des commémorations du souvenir pour ne pas oublier, à jouer un rôle à ma mesure, fut-il minime. Ai-je réussi ? Je n’en suis pas sûre mais au moins je peux me regarder dans la glace sans avoir honte de moi. Puisque j’ai pris l’habitude de me poser la question chaque soir devant mon miroir « aujourd’hui ai-je fait ma part ? ». Et si je m’en sors je continuerai jusqu’à mon dernier souffle. Je ne me laisserai jamais décourager. Désormais rien ne pourra m’atteindre car je serai encore plus forte quand je surmonterai cette épreuve.

Un jour viendra où je me relèverai et je marcherai. Je dirai à tous mes amis que je les aime. On ne le dit jamais assez. C’est pourtant la seule...

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