Le roman d'Epyminia tome I

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Vème après siècle après J.-C. L’Empire romain vient de s’effondrer, les Wisigoths envahissent la Provence. Parmi les survivants réfugiés sur l’oppidum gallo-romain de Beaumes-de-Venise, une jeune chrétienne d’origine grecque. Epyminia, fille du chef du village, se cache à la tombée de la nuit. C’est aux Goths qu’elle pense avoir affaire quand elle rencontre Rix et son loup Woor. Séduit par le courage et la beauté de la jeune fille, le guerrier Eduen la demande en mariage. L’amour a-t-il sa place sous la menace barbare ? A partir de la découverte archéologique de la stèle funéraire d’Epyminia au XIXème siècle, Philippe-Jean Coulomb nous livre l’histoire d’un lieu au passé fascinant.
Publié le : jeudi 10 juin 2010
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EAN13 : 9782304034868
Nombre de pages : 282
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Titre
Le roman d’Epyminia
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Travailleur, au poteau
Philippe-Jean Coulomb
Le roman d’Epyminia Tome I. L’aube est toujours rose
Roman
Le Manuscrit Paris
DU MÊME AUTEURAUXEDITIONSLEMANUSCRIT
Je,Le Manuscrit, Paris, 2000. Gilgamesh, Le Manuscrit, Paris, 2004. Agathocle de Sicile, Le Manuscrit, Paris, 2004. © Éditions Le Manuscrit, 2010 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-03486-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304034868 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-03487-5 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304034875 (livre numérique)
Travailleur, au poteau
PROLOGUE
L’action de ce roman se déroule sur une période d’une année : la dernière de la vie de notre héroïne : Epyminia. En cette fin du cinquième siècle, sous le règne des rois Wisigoths Eric et Alaric, les habitants d’Alpuna en Provence eurent à endurer les pires violences : massacres, déportations, viols, esclavage… Epyminia sortit de l’oubli après un long sommeil de mille quatre cents ans lorsque, vers la fin du XIX° siècle, une stèle funéraire de l’oppidum Gallo-Romain de Beaumes-de-Venise fut mise au jour par un archéologue. La traduction de l’épigraphie latine nous donne des informations précises : «Epyminia, toi dont le souvenir restera à jamais dans les mémoires, repose en paix. Agée de vingt cinq ans, trois mois et vingt sept jours, tu nous as quittés sous le consulat du très illustre consul Verus Venantius. La paix éternelle soit avec toi ! »
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Le roman d’Epyminia
La croix gravée en tête de l’inscription nous apprend que cette jeune femme était chrétienne. D’origine grecque, elle vécut de 460 à 485, durant une période troublée par les grandes invasions qui suivirent l’effondrement de l’Empire romain, qui, malgré les contraintes qu’il avait imposées aux populations indigènes, les avait habituées à vivre une longue période de paix. Lorsqu’elles furent privées de cette protection et livrées à elles-mêmes, incapables de se défendre, elles refluèrent vers l’oppidum pour tenter de survivre dans des conditions d’habitat et d’hygiène particulièrement difficiles. Catholiques, elles durent, en outre, subir des persécutions de la part des Wisigoths qui voulaient imposer leur religion, la religion arienne, et leur gouvernement. Tous les sites mentionnés sur la carte permettront au lecteur, s’il le souhaite, de localiser l’action et de découvrir la région de Beaumes-de-Venise, en avant-poste des Dentelles de Montmirail, dont le passé historique, plusieurs fois millénaire est d’une richesse extraordinaire. C’est avec nostalgie qu’il contemplera du haut de l’oppidum (la fameuse Aéria de Strabon ?) cette immense plaine limitée à l’horizon par la barre blanche des Alpilles en imaginant les angoisses des guetteurs
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découvrant, crevant la canopée des forêts, les fumées blanches des feux de camp des ennemis qui s’apprêtaient à donner l’assaut. C’est avec émotion qu’il revivra, dans la paix d’aujourd’hui, la vie tragique d’Epyminia en empruntant le petit sentier qui s’accroche à l’oppidum éclairé par la lumière dorée des genêts en fleurs ; en foulant aux pieds ces sols recouverts de poteries brisées, en se recueillant devant les murs de cabanes en ruine et les sépultures éventrées ; en écoutant les cris de joie et les cris d’horreur de cette population à jamais disparue mais dont la présence imprègne l’essence même de ce lieu qui vibre encore pour qui sait l’écouter.
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