Le secret de Little Harbour

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Le cœur de Maria bat très, très fort. Enfin, elle va connaître la vérité ! Enfin, Daniel vient d’accepter de l’emmener à Little Harbour, là où, un an plus tôt elle a été victime d’un drame qui a tout effacé de sa mémoire — y compris Daniel lui-même, dont elle ne conserve aucun souvenir. Daniel est-il vraiment son fiancé comme il le prétend depuis l’accident ? Ont-ils vraiment vécu une passion ou bien lui ment-il — mais, dans ce cas, pourquoi ? Maria s’est montré d’autant plus froide et méfiante que, malgré ses prières répétées, Daniel a toujours refusé de la conduire sur les lieux du drame. Mais, cette fois, elle touche le secret du doigt. Le secret de Little Harbour…
Publié le : samedi 1 juin 2013
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EAN13 : 9782280298209
Nombre de pages : 288
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— J’ai besoin d’une réponse assez rapidement, dit Maria Santiago, s’efforçant de parer camement. En réaité, ee avait envie de hurer ; ee n’en pouvait pus, de cette situation. I n’y avait que orsqu’ee dînait avec son père qu’ee se sentait en sécurité, en conïance, et ces moments de tranquiité ’aidaient à s’ancrer dans une réaité dont ee pouvait se souvenir. Ee poussa un profond soupir, puis choisit un petit pain dans a corbeie avant de a passer sur sa droite, sans prêter attention à ’agréabe chaeur émanant de Danie De Rio. Ee se garda bien aussi de croiser son regard qui a mettait invariabement ma à ’aise. Pourquoi avait-i toujours ’air de a questionner ? Les ombres s’aongeaient sur a page, i y avait dans ’air cette nonchaance de ïn de journée propice à ’apaisement, et pourtant, même si cette heure était synonyme de came, même si cette vue qu’ee aimait tant depuis a terrasse de Reefside aurait dû ’apaiser, un étau ui enserrait a poitrine. Jusqu’à présent, ee se contentait de rester dans son ateier ou de faire de ongues marches sur a page au ever ou au coucher du soei, mais depuis peu, ce n’était pus e cas. Sa sœur jumee adorée qu’ee peurait encore s’était mise à hanter ses rêves. En fait de rêves, c’étaient putôt des cauchemars.
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Avant qu’is ne viennent a tourmenter même pendant ses heures éveiées, ee n’avait conservé de Carmen que de merveieux souvenirs. Aors pourquoi ces horribes images surgissaient-ees un an après sa mort ? Pourquoi maintenant ? Ee avait onguement réléchi, pesant e pour et e contre, s’était posé de nombreuses questions, et, si es réponses ne ’enchantaient guère, ee n’avait pus e choix. Ee se redressa un peu pus sur sa chaise en bambou garnie d’épais coussins et reprit a paroe, bien déter-minée à obtenir ’accord de son père avant de s’énerver : — Mon médecin est très cair : ’un des moyens assurés de guérir ’amnésie rétrograde est de retourner sur e ieu où ee a été décenchée. Je voudrais ramener ’Honoraaux Abacos. Ee jeta un regard en coin vers De Rio. Parfait ! I avait ’air compètement affoé. — Néanmoins, Poppa, enchaîna-t-ee, je vouais être certaine que tu faisais encore conïance à ton skipper puisque ’Honorane sort pus et se couvre de bernaces dans e dock. La main de De Rio resta en suspens. I ouvrit a bouche comme s’i était sur e point de parer puis, fronçant es sourcis, se ravisa. Maria ne put s’empêcher de surprendre e regard perçant que son père gissa vers ui. Poppa ui avait afïrmé que Danie Murphy De Rio était un skipper aussi taentueux que courageux. Pourtant, depuis qu’ee avait pris conscience qu’i vivait sur e domaine famiia, i n’avait pas sorti ’Honoraune seue fois. Lorsqu’ee en avait demandé a raison à son père, i s’en était tiré par une pirouette. Quant à De Rio, i se contentait de ui répondre que son père n’avait envie d’aer nue part. Mais ces réponses ne a satisfaisaient pas, bien au contraire. De toute évidence, e sujet était sensibe. Tout au
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moins pour De Rio. Le regard ïxe, i s’acharnait sur son morceau de pain qu’i enfournait par petites bouchées sans se donner a peine d’y ajouter du beurre aors qu’i venait d’en mettre dans son assiette. Bien ! I aait devoir justiïer sa présence ici — et son saaire ! Poppa avait a sae manie de traiter ses empoyés comme s’is faisaient partie de a famie. Passe encore avec un bon serviteur comme Eduardo, e majordome, qui travaiait chez eux depuis des années, mais De Rio était bien trop nouveau à Reefside pour bénéïcier de tes honneurs. En tout état de cause, i était trop nouveau pour ee. Poppa ui avait dit qu’i était e ïs de son associé et qu’i e considérait désormais comme son propre ïs. Mais ee, ee e traitait comme un empoyé. Pourquoi aurait-ee fait autrement ? Ee ne se souvenait pas de ui et n’aimait pas sa façon de s’incruster à Reefside et de suivre Poppa comme son ombre. Surtout, ee n’aimait pas ’attraction physique qu’i exerçait sur ee… I y avait queque chose en ui qui ’intimidait. Lorsqu’ee ’avait mentionné à son père, i avait eu ’air de trouver cea putôt amusant. Aors ee n’avait pas insisté. Ee était bien obigée de faire conïance à son père puisque, depuis sa perte de mémoire, ee n’avait pus aucun point de repère. Quoi qu’i en soit, rien ne ’empêchait de ranger e trop séduisant skipper à sa pace, en ’occurrence sur ’Honora. De Rio ne faisait pas partie des premiers souvenirs revenus après son accident. Ee s’était rappeé Poppa. Momma. Carmen. Eduardo, qui gérait tout dans a maison. Mais rien sur De Rio. C’était à n’y rien comprendre. Pourquoi Poppa se montrait-i si généreux avec ui, jusqu’à ’incure dans des conversations intimes qui n’auraient dû concerner que a famie proche ? Désormais, sa famie était réduite à son père et à ee, et en ce qui a concernait, De Rio n’en faisait pas
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partie. C’était un fait. I était d’autant pus important de ’ignorer qu’i était très séduisant : un corps d’athète, des cheveux bruns ondués, un physique d’Irandais charmeur auque i ne faait pas se ïer, sans oubier son sourire désarmant. I ui arrivait parfois magré ee de se aisser prendre à son charme, ce qu’ee regrettait aussitôt, héas sans trop savoir pourquoi. Surtout qu’i n’avait fait preuve que de gentiesse à son égard. Poppa se caa de son mieux dans son fauteui rouant, son regard aant d’ee à De Rio. Querida, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. I ne te sufït pus de ressember à une princesse ointaine dans ta bee robe, tu veux en devenir une ? Et moi je ne veux pas que tu t’égares, oin de ton vieux père. — Ne t’inquiète pas, Poppa. J’ai beau avoir perdu a mémoire, je sais encore me conduire en pubic. Ce qu’ee se gardait bien d’avouer, c’était qu’ee avait peur d’affronter une nouvee nuit peupée de cauchemars. Peur d’entrer dans a chambre de Carmen de crainte que sa jumee ne ui apparaisse comme ee e faisait dans son sommei : en coère, se jetant sur ee toutes griffes dehors avant de ’entraîner vers un abîme noir et puant dans une chute sans ïn, jusqu’à ce qu’ee soit réveiée par ses propres cris de terreur, haetante, en sueur… Ee ne comprenait pas, mais ee était sûre d’une chose : tout cea devait cesser. Ee n’en pouvait pus de rester ainsi sans réponses. Ee inspira à fond. Cette angoisse, ee devait à tout prix ’évacuer. I ui faait découvrir pourquoi Carmen a hantait ainsi. — Et puis, je ne vais pas m’égarer, Poppa. J’ai un but bien précis : retourner sur a scène de ’accident. J’espère que ce voyage m’aidera à tout remettre en pace dans ma tête. Les épais sourcis noirs de son père se froncèrent. I appuya fermement ses deux mains sur a tabe.
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— Seuement je ne peux pas t’accompagner,querida. — C’est pour cea que je dois partir maintenant. Je veux être guérie au pus vite aïn de pouvoir m’occuper de toi. — Je te suggère d’y aer en avion, intervint De Rio de sa bee voix apaisante. Emmène ton médecin. Vous y serez en quarante-cinq minutes, et une fois à-bas, vous pourrez ouer un bateau. Ee pivota vivement vers ui. — Quoi ? riposta-t-ee, tu ne veux pas travaier, De Rio ? I aissa échapper un rire amer. — Non, pus maintenant, Princesse. Hijos! ança Eias Santiago., arrêtez Ee sentit assez d’inquiétude dans a voix de son père pour détacher son regard des yeux beus provocateurs de De Rio. Nous! s’in-sommes pas tes enfants, Poppa  ne surgea-t-ee. — Je pense qu’Eias veut dire quenousnous condui-sons comme des enfants, précisa De Rio. Comme Eduardo apportait e pat principa, Maria attendit que tous fussent servis avant de reancer e sujet. — Je t’en prie, Poppa. Je dois absoument faire ce voyage en bateau, c’est vita pour moi. — Et pourquoi donc ? Jusqu’à maintenant tu passais ta vie enfermée dans ton ateier sans mettre e nez dehors. Ee cia. I avait visé juste. Depuis son révei à ’hôpita, ses pensées a terriïaient. Ee était assaiie de questions sans réponses, ne reconnaissait pas es gens qui auraient dû ui être famiiers. Aors, ne sachant pus comment gérer cette situation, ee avait préféré se terrer dans une soitude rassurante. Là au moins, ee ne risquait pas de faire de gaffes ni d’apparaître comme a godiche affoée qu’ee avait ’impression d’être. En outre, orsqu’ee avait appris que Momma et Carmen
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avaient péri dans ’accident qui ui avait voé sa mémoire, ee avait sombré dans un gouffre insondabe dont ee craignait bien de ne jamais pouvoir sortir. Lâchement, ee s’était concentrée sur ee-même sans se préoccuper de Poppa, e aissant peurer seu ses morts. Bien vite, ee s’était rendu compte que sa meieure échappatoire résidait dans sa peinture qui se vendait comme des petits pains — c’est à peine si ee arrivait à fournir ! Cependant, cette situation ne ui convenait pus désormais. Ee était dépassée par es événements. Reefside, un domaine privé situé au cœur de a grande vie de Fort Lauderdae sur a côte de Foride, était devenu trop came. Dans cette oasis de bord de mer, ses cauchemars resurgissaient, de pus en pus effrayants. Le moment était venu de se prendre en main, de trouver e chemin de a guérison, surtout que son père s’affaibis-sait de jour en jour à cause de son diabète. Le temps ui était compté, i avait besoin d’ee. Même si cette tâche ui paraissait insurmontabe, ee n’avait guère e choix. Un signe du destin, qui sait ? Quoi qu’i en soit, ee avait décidé que De Rio serait ceui qui ’emmènerait aux Abacos dans es Bahamas sur e voiier de son père. Retourner sur es ieux de ’accident pourrait ébraner sa mémoire jusqu’à ranimer ses souvenirs, avait afïrmé son médecin. Toutefois, i y avait chez De Rio queque chose de profondément troubant, sans doute ce ien inexpiqué qui e reiait à Poppa. Dès qu’ee se trouvait en sa présence, ee se sentait environnée d’une obscurité totae, jusqu’à perdre tout contrôe de ses pensées. Pour quee raison ? Ee devait à tout prix trouver aussi a réponse à cette question. Sans compter que De Rio était, d’après Poppa, e meieur skipper qu’i ait croisé — et venant d’Eias Santiago, ce genre de compiment n’était pas à prendre à a égère. Et puis c’était a meieure soution : en voya-geant sur ’Honora, ee atteindrait es Abacos assez vite
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tout en prenant e temps de s’ajuster à a possibiité de retrouver a mémoire, de aisser remonter à a surface es détais enfouis profondément parce que trop dououreux. Ce serait une épreuve, ee en avait bien conscience. Ee vouait des réponses tout en doutant de ses capacités à es appréhender, surtout si ees survenaient trop brus-quement. L’Honoraui offrait e meieur compromis. Le moment était venu de prendre de nouveau a vie à bras-e-corps, de cesser de se contenter de survivre. Ee reeva e menton d’un air de déï. — Je suis sortie de mon ateier, non ? ança-t-ee. J’ai perdu trop de temps, je suis prête à affronter mes démons. S’i te paît, aisse-moi prendre ’Honora. Et pourtant, Dieu sait combien ’idée de remettre es pieds sur un bateau me terrorise… Son père fronça es sourcis. — Dans ce cas, tu ne dois pas y aer. — Non, Poppa, tu te trompes. Ee s’interrompit, uttant de toutes ses forces pour retenir ses armes, avant de reprendre d’une voix trem-bante : — Ne pas savoir, c’est pire que tout. Je ne peux pas continuer comme ça. Rien ne m’arrêtera. En disant cea, ee jeta un regard inquiet à son père. Eias Santiago était un vrai ours qu’i vaait mieux ne pas contredire — peu de personnes s’y risquaient, d’aieurs. Magré a maadie qui avait détruit es articuations de ses chevies, i conservait un physique imposant. Une masse de cheveux bancs adoucissait son visage nobe au teint basané de type atino-américain. I portait son habitue costume de in cair et des chaussettes en coton magré a température encore éevée des soirées tropicaes, pour réchauffer ses pieds gonlés. Bien qu’i soit conïné dans son fauteui rouant, certains jours étaient meieurs que d’autres, même si Maria avait remarqué qu’i sembait souffrir de pus en pus souvent.
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S’i ui faait à tout prix se ibérer de ces cauchemars récurrents, ee vouait surtout retrouver a mémoire de manière à être prête à venir en aide à son père orsqu’i aurait besoin d’ee. I pouvait bien se mettre en coère, ee ne changerait pas d’avis pour autant. Comme un sience pesant avait suivi ses propos, De Rio se eva. I se pencha égèrement vers ee, son odeur mascuine musquée a faisant tressaiir, avant de se tourner vers Eias. — Je ne tiens pas à écouter cette discussion, dit-i. D’aieurs, je n’ai pus faim. Si vous vouez bien m’excuser. Maria garda es yeux ïxés devant ee, refusant de e regarder sortir. Sans doute espérait-i qu’en agissant ainsi i encouragerait Eias à refuser sa demande. Ee savait qu’i n’en serait rien, bien au contraire. Sans ui, ee parviendrait pus faciement à convaincre son père. Passant outre es consignes du médecin, ce dernier se resservit un peu de vin. Ee ui tendit son propre verre. Tandis qu’i e rempis-sait, ee posa sur ui un regard compice. — Maintenant que nous sommes seus, je peux te parer pus ibrement, Poppa. Voià pourquoi je dois partir e pus tôt possibe…
Debout dans a umière tropicae du matin, Danie De Rio ïxait Eias, hébété. Son monde s’écrouait autour de ui avec autant de force que es vagues s’écrasant sur a page qui s’étendait derrière a via. Cet homme avait été comme un second père pour ui dans son enfance, et, depuis a disparition de ses parents, seize ans pus tôt, i était son seu père. — Comment peux-tu me demander de faire ça, Eias ? Surtout quand tu sais que j’ai décidé de ne pas rester ? Eias ui avait demandé, non, ui avaitordonnéd’em-mener Maria jusqu’aux Bahamas, ce qui pour ui n’était
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rien de moins qu’un suicide émotionne. Toute une année, i avait attendu patiemment que a jeune femme recouvre a mémoire, par amour pour ee. I avait mis sa carrière de côté dans e vain espoir de retrouver ce qu’i avait perdu. Et aujourd’hui, aors qu’i avait ïni par accepter de tirer un trait sur e passé, qu’i s’était fait à ’idée que tout était ïni et bien ïni, Eias ui demandaitça? Impossibe. Jamais i n’accepterait. C’était trop ui demander. Eias, i e voyait bien, avait pris sa décision et n’en changerait pas — ’expression de son visage relétait sa détermination. Ce ion de ’industrie avait beau être conïné dans un fauteui rouant, i continuait de faire preuve d’une voonté sans faie. Ce n’était pas en cédant aux pressions qu’Eias Santiago avait bâti son empire. — Je suis au courant de tes pans pour ’Austraie, Danie. Tout ce que je te demande, c’est trois semaines suppémentaires. — Non. Et je t’aurais répondu a même chose hier soir. Tu sais combien cette année a été un enfer pour moi. C’est pour cea qu’i devait tourner a page. I devait s’en aer oin d’ici. Mettre ainsi sa vie en suspens ’avait vidé de toute son énergie. Conscient que e bacon de ’ateier de Maria donnait sur e patio, i baissa a voix pour poursuivre : — J’ai déjà attendu trop ongtemps, Eias. Maria ne se souvient pus. A quoi bon rester ? Cea n’a aucun sens. Assis à sa tabe sous e paraso comme chaque matin, rasé de frais, vêtu de son costume de in, un pot de café fumant à côté de ui, Eias sembait diriger une réunion de comité. La seue différence étant que Mme Mis, son inïrmière en uniforme amidonné et gros souiers confortabes, était instaée à queques pas de ui, sous ’ombre d’un autre paraso, pongée dans a ecture d’un roman de Heather Graham. Eias posa sur ui un regard appuyé.
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— Je crois que tu as peur, dit-i. I n’avait pas entièrement tort, songea Danie, bien que cea ne ’enchante guère. S’i n’avait pas sorti ’Honoradu port pendant tous ces mois, i y avait une raison. Magré sa réputation de grand skipper pour avoir navigué des mies et des mies sur ’océan, i avait perdu toute conïance en ui. L’accident ’avait ui aussi anéanti ; en un écair, i avait perdu ’amour de a mer et ’amour de sa vie. S’i n’avait aucun contrôe sur a femme qu’i aimait, i pouvait encore chercher à reconquérir son autre amour, ceui du grand arge. En participant aux compétitions de voie en Austraie, i faisait d’une pierre deux coups : retrouver e pied marin et partir aussi oin que possibe de Reefside et de Maria. Maria… Ee méritait a chance de retrouver a mémoire, c’était évident. Mais s’i ’emmenait vers es îes jusqu’à ’endroit où ’accident s’était produit et que ses souvenirs revenaient, ce serait a ïn déïnitive de ’amour e pus passionné qu’i ait jamais connu. Et i n’était pas prêt à vivre cea. Exaspéré, i se passa une main dans es cheveux. C’était de a pure foie ! — Ne compte pas sur moi pour a faire souffrir, Eias. Si ee tient tant à y aer, engage quequ’un d’autre. Les èvres du viei homme s’étirèrent en un sourire entendu. — Ah, ’amour… — Ne te moque pas de moi. — Tu iras, Danie. Demain. Tu n’as pas besoin de parer à Maria de ce qui s’est passé. D’aieurs, j’aimerais autant que tu ne ui dises rien. Laisse-a découvrir ee-même. Tu vas respecter e souhait d’un vieiard maade. — Comment peux-tu me demander ça ? Eias baaya ’air d’une main noueuse et basanée. — Je te connais,hijo. Ne aisse pas es morts tuer
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