Le Secret de Vanikoro

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Il existe, entre la France et les Etats-Unis, un accord secret, une clause cachée au traité par lequel les Français accordaient leur aide aux insurgés américains. Un volet qui n’a jamais été appliqué. Une obligation que certains ne veulent surtout pas voir resurgir. Pour cela, on n’hésite pas à tuer des présidents qui auraient l’outrecuidance de réaliser ce que l’Histoire a si bien empêché. L’on sait pourtant que le passé n’est jamais totalement muet et qu’il trouve toujours les voies nécessaires, si infimes soient-elles, pour se rappeler aux vivants… Cette faille consistera en la découverte, par Thibaut, reporter aguerri, des papiers intimes de son aïeul, proche de Louis XVI, Amédée de la Bannelière. L’un de ceux-là même qui devaient organiser l’une des plus importantes transactions pour la France… En se plaçant dans les pas de Lapérouse et de son aïeul, en remontant patiemment les maigres pistes laissées et en sondant les faibles traces du passé, Thibaut n’imaginait pas la révélation dont il deviendrait le détenteur, ni même qu’il passerait du statut de chasseur à celui de chassé… De la quête à la course-poursuite, le roman de Christian Hyvernat offre un spectaculaire renversement et s’organise de manière imprévisible et tendue. Reposant sur un électrique mélange d’histoire, d’aventures, d’amour et d’intrigues politiques, dense et époustouflant, tutoyant le thriller ou l’aventure, "Le Secret de Vanikoro" vous réserve une lecture tout autant captivée qu’anxieuse!
Publié le : mardi 1 juin 2010
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748359176
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748359176
Nombre de pages : 466
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Christian Hyvernat LE SECRET DE VANIKORO L autre mission de Lapérouse
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IDDN.FR.010.0115687.000.R.P.2010.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2010
À ma femme Dominique, ma première lectrice et mon plus fidèle soutien, pour sa patience et sa compréhension, en un mot, son amour À Jean Michel Taillefer, notre ami qui a rejoint trop tôt le « port éternel »
Avertissement au lecteur Ami lecteur, ce livre que vous allez commencer ne se veut en aucun cas un nième livre sur lexpédition de Lapérouse. Si cette aventure fantastique sert de déclenchement aux événements ici contés, je ne voudrais en aucun cas paraître un spécialiste de cette expédition, tant dautres en étant infiniment plus dignes que moi et particulièrement les membres de lassociation Salo-mon dont, aux premiers rangs Alain Conan, lamiral Battet et le contre-amiral François Bellec. Je salue ici leur compétence et leur passion. Je me suis contenté de saisir au vol lopportunité offerte à tout romancier de semparer dun mystère et den faire un livre. Personne à cette heure ne peut dire ce quil est advenu de Lapé-rouse et rien nempêche de laisser limagination flotter. Je peux donc en toute tranquillité faire mienne cette formule qui veut que : « toute ressemblance, etc. ». Quant aux person-nages historiques, ils appartiennent à tout le monde nest-ce pas ? Cela dit, je vous laisse à votre lecture en espérant que vous y prendrez autant de plaisir que jen ai pris à lécrire.
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Versailles, février 1778
Prologue
Les arbres de la grande avenue sagitaient sous les coups de boutoir dun vent qui navait pas faibli depuis la veille au soir. La calèche avançait péniblement, les chevaux ayant à faire face aux rafales glaciales. Pour ne rien arranger, la pluie sétait jointe au vent pour transformer ce déplacement en véritable torture pour les pauvres animaux et pour leur cocher, même si celui-ci était recouvert dune large houppelande et dun chapeau dont les bords ruisselaient de pluie. À lintérieur de la calèche, dans lobscurité maintenue par les rideaux de cuir occultant les fenêtres, deux hommes restaient silencieux, engoncés dans leur manteau. Ils mobilisaient leur énergie pour lutter contre le froid. De plus, ils vivaient en-semble depuis tant de temps quune conversation entre eux napporterait rien de plus. Ils se comprenaient sans avoir à par-ler. Le plus âgé des deux était recroquevillé contre la portière gauche, son double menton replié sur lui-même. Seuls ses longs cheveux dépassaient du chapeau de feutre sur larrière de sa tête. Assis en face de lui, son compagnon, plus jeune, regardait en silence le septuagénaire sommeillant malgré les soubresauts de la voiture et les hurlements du vent. Cet homme quil ac-compagnait était devenu en quelques années une véritable légende vivante : Benjamin Franklin venait, une fois de plus, prêcher la cause de son peuple et demander son aide au roi Louis XVI.
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LE SECRET DE VANIKORO
Se penchant en avant, le jeune homme écarta le rideau et passa la tête par la portière pour voir où ils étaient. Il prit comme une claque le vent froid dévalant la grande avenue. Loin devant eux, il distingua des lumières perçant à peine la pé-nombre ménagée par les nuages bas et noirs. Même en plein milieu de laprès-midi, on se serait cru après le coucher du so-leil. Au bout de la grande avenue, le palais royal de Versailles représentait pour lui un asile de chaleur et de lumière qui serait le bienvenu. Laissant sur la gauche le manège, la voiture passa entre les deux grands bâtiments des écuries royales, fermant en arc de cercle, la place darmes en face du château. Cette place, barrée sur toute sa largeur par une grande grille, se continuait par deux cours pavées se succédant en rétrécissant : la cour royale et la cour dhonneur. Leur pente menait au cur du château lui-même et, là, les ailes de ce qui nétait au départ que le pavillon de chasse de Louis XIII, encadraient une petite cour de marbre. Sur la droite, derrière les bâtiments plus récents sétant ajoutés sous le règne de Louis XIV, la chapelle dominait les construc-tions environnantes. Selon les ordres de ce roi, aucun bâtiment de Versailles ne dépassait en hauteur cette chapelle. Malgré les mauvaises conditions météorologiques, la place darmes grouillait de monde. Quand la Cour séjournait à Ver-sailles, le palais devenait une véritable petite ville devant vivre, se nourrir, se distraire et se loger. Toute la ville sétait dévelop-pée autour des nombreux hôtels particuliers dont la taille et la proximité du palais étaient proportionnelles à limportance et au rang de leur propriétaire. La voiture escalada les cours pavées et les cahots réveillèrent le vieil homme qui sébroua comme pour chasser les dernières brumes de sommeil :  Enfin, nous voilà arrivés, mon bon Andrew, lança-t-il à son jeune compagnon. Espérons que cette visite sera lune des dernières.
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