Le Seigneur vous le rendra

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Le Seigneur vous le rendra est la métaphore d’une population prisonnière des carences, des abus d’une société qui n’est pas seulement la société marocaine, mais le reflet du monde contemporain. Un bébé est empêché de grandir, un enfant est privé d’éducation, de liberté, il ne pourra devenir un individu autonome, capable de réfléchir et de se développer, d’agir en être libre. Le narrateur utilise le ton du conte picaresque et philosophique pour réduire la part tragique, toujours présente, mais déchargée de la noirceur absolue par la permanence de l’humour, du sourire derrière les larmes retenues. Le bébé va traverser des années noires où, dans sa position, il peut observer les agissements des adultes, leur violence, leur corruption.Tout est dit dans la litote, mettant en relief les beautés d'âmes apparemment détruites, de corps saccagés, de visages noyés dans l’alcool et la maladie. L’enfant grandit grâce au miracle de la vie, toujours imprévisible ; il se défait de ses liens que l’on pourrait nommer ignorance, peur, sujétion, et il retrouve la mère indigne. Indigne,certes, elle l'a été, elle a pratiqué le non-amour jusqu’aux limites de l’abjection, et pourtant le fils garde sa tendresse pour elle, car il sait enfin l’origine de tout cela. L’enfant libéré est devenu autonome et conscient. Il est devenu humain. Il s'est placé dans la posture d’une Pietà où, à l’inverse de l’iconographie chrétienne, il prend sa mère dans ses bras et l’honore. Roman noir s’il en est mais imprégné d' une espérance joyeuse, d'une foi dans les capacités de l'homme.
Publié le : mercredi 6 février 2013
Lecture(s) : 15
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213672885
Nombre de pages : 208
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Le Seigneur vous le rendra est la métaphore d’une population prisonnière des carences, des abus d’une société qui n’est pas seulement la société marocaine, mais le reflet du monde contemporain. Un bébé est empêché de grandir, un enfant est privé d’éducation, de liberté, il ne pourra devenir un individu autonome, capable de réfléchir et de se développer, d’agir en être libre. Le narrateur utilise le ton du conte picaresque et philosophique pour réduire la part tragique, toujours présente, mais déchargée de la noirceur absolue par la permanence de l’humour, du sourire derrière les larmes retenues. Le bébé va traverser des années noires où, dans sa position, il peut observer les agissements des adultes, leur violence, leur corruption.Tout est dit dans la litote, mettant en relief les beautés d'âmes apparemment détruites, de corps saccagés, de visages noyés dans l’alcool et la maladie. L’enfant grandit grâce au miracle de la vie, toujours imprévisible ; il se défait de ses liens que l’on pourrait nommer ignorance, peur, sujétion, et il retrouve la mère indigne. Indigne,certes, elle l'a été, elle a pratiqué le non-amour jusqu’aux limites de l’abjection, et pourtant le fils garde sa tendresse pour elle, car il sait enfin l’origine de tout cela. L’enfant libéré est devenu autonome et conscient. Il est devenu humain. Il s'est placé dans la posture d’une Pietà où, à l’inverse de l’iconographie chrétienne, il prend sa mère dans ses bras et l’honore. Roman noir s’il en est mais imprégné d' une espérance joyeuse, d'une foi dans les capacités de l'homme.
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