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Le Serpent sous la peau

De
218 pages
Quoi de plus habituels que des conflits de famille ? Sauf si ces conflits sont marqués du sceau de la malédiction. On peut afficher un profil incrédule face à ce qu'on appelle en Afrique un "jet de sort". A la lecture de ce récit, on comprendra alors que le "jet de sort" n'est pas une expression vaine : une branche d'une même famille, par jalousie de la réussite d'un membre de l'autre branche, s'acharne à lui infliger des épreuves inouïes. Cette histoire, je l'ai vécue dans ma chair. Sa restitution par l'écriture fut une véritable épreuve : on ne réveille pas impunément des douleurs familiales dont les traces sont encore présentes.
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Titre
Le Serpent sous la peau
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Titre Bernard Zongo
Le Serpent sous la peau Ou la malédiction familiale
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2009 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02702-0 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304027020 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02703-7 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304027037 (livre numérique)
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A la mémoire de mes parents Gabriel et Thérèse ;
A mes frères Barthélémy, Joachim et André.
Du même auteur :
Le parler ordinaire multilingue à Paris – Ville et alternance co-dique, essai, L’Harmattan, 2004
Parlons Moore – langue et culture des Mossis – Burkina Faso, didactique, L’Harmattan, 2004
Meurtrissures, auto-fiction, L’Harmattan, 2005
Mensonges et vérités sur la question noire en France, Ma réponse à Gaston Kelman,essai, éditions Acoria, 2006
Les tribulations d’un professeur franco-étranger,roman, (à paraître avril 2009) – éditions Monde Global
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Le Serpent sous la plume
PRÉFACE ÉCRIRE SUR SOI
J’ai rendu hommage à mon frère aîné dans un précédent livreMeurtrissures. Parti à la conquête du rêve américain, il n’a plus jamais foulé le sol ancestral jusqu’à son dernier souffle. Pourquoi ? Personne ne l’a jamais su. Même pas lui. Surtout pas lui. Personne ne le saura jamais. Mon frère est parti emportant avec lui des mots, sans doute des maux aussi, des souvenirs d’enfance, des secrets de famille. Il semblait avoir résigné son rôle d’aîné, témoin de première main d’une grande partie de l’histoire familiale. Il en va ainsi de ceux qui partent avec le souci de préserver la quiétude des vivants. Et pourtant il avait toujours exprimé le désir de revenir s’installerau pays dans l’espoir de faire fructifier les compétences acquises dans l’exercice de plusieurs métiers, là-bas. Et pourtant toute la famille a vécu dans l’espérance de le revoir un jour. Ma mère s’était promis d’ailleurs de ne mourir qu’après avoir serré dans ses bras son fils aîné. Le sort en décida
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Le Serpent sous la peau
autrement. En cherchant des informations dans le livret de famille de mes parents, j’ai mesuré l’ampleur de leur désespoir et de leur chagrin, de leur affliction et de leur désarroi face à cette attente inespérée, désespérée de ce « fils prodigue » qui n’a donné que rarement signe de vie, qui n’est jamais revenu. Le livret de famille a été renouvelé à la demande de mon père, le 13 février 1998. Le prénom de Barthélémy n’y figure pas. Le titre de « premier enfant » a été attribué à André, le frère cadet. Mes parents souffraient-ils tant au point de renier la Cause de leur douleur ? Ils auraient pu au moins le donner pour mort en le maintenant à son rang de « premier enfant. » Ce ne fut pas le cas. Ou alors, avaient-ils acquis la conviction que le sort en était jeté et que le silence et l’absence de ce fils avaient valeur de disparition ? Au bout du compte ils eurent raison. Rongés par un inconsolable chagrin et par la maladie, mes parents le devancèrent dans l’au-delà. J’ai même eu assez de force pour aller m’occuper de lui après sa mort, aux Etats-Unis. Ce frère, je l’ai connu à peine. Il m’a quitté alors que j’entrais à l’école primaire. Aujourd’hui, j’ai quarante-six ans passés. J’avais gardé de lui l’image qu’un enfant peut se construire en s’appuyant sur celle des personnes adultes. Une figure statique, immuable, insensible aux marques du temps. Mais lorsque je l’ai revu une
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