Le Silence de l'aquarium

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Un poste dans un grand groupe de presse parisien. Un président plus que sympathique. Les débuts de Brune Gauthier s'engagent bien. Mais alors que tous les signes extérieurs du bonheur clignotent autour d'elle, la jeune journaliste qui a fait de l'actualité son métier, voit son passé se dresser devant elle. Ce qui a été et ce qui est s'enchevêtrent, plongeant la jeune femme dans une situation désespérante et remettant en question les bases de sa nouvelle vie. « Le Silence de l'Aquarium » nous emmène d'une tour de verre parisienne à une maison en Sologne, dans l'univers vertigineux d'une jeune femme qui essaie de repousser les murs que le mutisme et le doute ont érigés autour d'elle. La solitude, l'amour, la confiance, le rapport à la mère et surtout le poids du silence sont les thèmes de ce roman où le suspense va tenir le lecteur jusqu'à la dernière ligne.
Publié le : jeudi 8 mars 2012
Lecture(s) : 32
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748379792
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748379792
Nombre de pages : 346
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Sibylle de Boismorel
LE SILENCE DE L’AQUARIUM
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0117279.000.R.P.2012.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2012
À Paloma
"Il faut se préparer à déplaire dans la vie, souvent, à beaucoup de gens et parfois aussi à soi-même. "
Henry James.
Chapitre 1 Ce matin-là, je métais levée pour changer de monde. Je restais, toute petite, devant la haute façade brillante et opaque. Un immeuble miroir à Neuilly. Des collègues, des habi-tudes, des rires, dans ce lieu vide dâme. Je ne parvenais pas à les imaginer. Je voulais être bien pour faire mon entrée dans le grand journal parisien. Je métais couchée des années trop tôt. À qua-tre heures mes yeux étaient grands ouverts. Je mettais fin ce matin à ma vie détudiante. Serais-je heu-reuse dans ce cube de glaces ? Impossible de répondre. Je savais seulement que je disais adieu à ma liberté. Désormais mon temps qui était mon luxe ne mappartiendrait plus quen partie. Je men souviens très nettement. Jétais nerveuse. Avec le re-cul, je trouve que javais de bonnes raisons pour cela. Cest bien de ne pas savoir, jen aurais perdu mes moyens. Ma seule certitude, ce matin de septembre, cétait que ma candidature avait été retenue par General News, la maison mère du Groupe Ferrières, une société cotée du CAC 40. Je métais passée trois millions de fois le film de mon arrivée. Surtout ces derniers jours. Je voyais déjà que rien ne ressemblerait à mes élucubrations. Ma cervelle avait travaillé pour rien, javais juste réussi à me faire peur. Un ami qui partait travailler en Chine et auquel javais demandé ce quil ressentait, mavait dit quil ne voulait pas y penser avant dy être. Cétait lui qui avait raison. La porte coulissa en son milieu. Le hall était à la mesure du bâtiment : vaste comme une cathédrale. Les indigènes se par-
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LE SILENCE DE L’AQUARIUM
laient à mi-voix, se croisant avec un signe de tête. Jétais une étrangère débarquée de contrées du bout du monde, une immi-grante qui ne connaissait pas les murs de la tribu. Je navais pas les peintures de guerre de la bonne couleur, je faisais tache. Cest sans doute la raison pour laquelle je recevais ces regards durs. Le sol en pierre noire, les murs sombres, faisaient un écrin aux jardins, par un jeu de panneaux transparents. Les lieux étaient baignés dune lumière grise, filtrée par les baies teintées. Perdu au milieu, un drôle de comptoir en forme de Z servait de bureau à trois jeunes prêtresses en uniformes beiges. Je me sentis vaciller dans mes bottes. Je fermai le premier bouton de ma veste et je me dirigeai de ce côté. Lune delles, sourcils arqués, maquillage de magazine et che-veux remontés en un chignon sans reproche leva la tête et me fit la grâce dun sourire lointain :  Les ressources humaines ? Qui dois-je annoncer ? Brune Gauthier. Elle décrocha son téléphone. La ligne devait être occupée et lattente durait. Jen profitais pour regarder autour de moi. Lendroit était élégant à limage de la hautaine hôtesse. Jessayais de tenir en laisse mon appréhension qui avait la désagréable manie de se matérialiser en boule dure dans ma gorge et en coton hydro-phile dans mes jambes.  Mademoiselle Gauthier, Madame la directrice des Res-sources Humaines vous attend. Sixième étage au fond, après le grand escalier. Les ascenseurs sont derrière le hall. Pourquoi les architectes sadiques samusent-ils à cacher les ascenseurs aux pauvres débutantes qui ne cherchent quà mon-ter gentiment ? Cécile Lapierre, le combiné à la main me désigne dun signe de la tête, en face de sa table de travail, un des deux fauteuils
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