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Le tiers des étoiles

De
296 pages
Bernanos disait que " la principale ruse du diable est de nous persuader qu'il n'existe pas ". Marc, le narrateur de cette confession passionnée, qui sait s'il ne l'a pas rencontré sur son chemin ?

C'était dans les années 1960. Il avait près de quarante ans. Il était peintre et doutait de son art, de sa vie. Survient un admirateur inconnu, envoyé par son amie Geneviève - une camarade de jeunesse dont Marc n'a jamais tout à fait cessé d'être amoureux. Qui est ce Pierre, séduisant, enthousiaste et qui lui propose de peindre une fresque dans un ensemble qu'il a construit sur la Côte d'Azur ? Un connaisseur, un dilettante, un affairiste, un Don Juan, un joueur maléfique et métaphysique ? Marc ne saura jamais vraiment. Toutefois, il éprouve une irrésistible sympathie pour Pierre, au point qu'il paiera de sa personne pour sauver le ménage de son ami lorsque Nane, la femme de Pierre, débarque à l'improviste dans l'auberge où son mari fait l'amour avec une maîtresse d'occasion.

Mais, peu à peu, Marc va être pris à son propre piège, avec la sournoise complicité de Pierre, comme si ce dernier voulait lui jeter Nane dans les bras. Chaste aventure, d'abord, quoique troublante, équivoque, et lumineuse pourtant. Bientôt Marc est emporté dans un tourbillon de sentiments, de violence, de frénésie, où l'âme a sa part autant que le sexe, tandis que Dieu, quelque part, veille, " petite brise ". À moins, justement, que ce ne soit le diable. " Satan lui aussi nous aime ". Bref, on ne sait pas quel ange...

D'une fougue et d'une verdeur felliniennes, ce livre puissant, féroce, fantastique, est celui d'un chrétien, à ne pas confondre avec un romancier catholique, au sens classique du terme. Mais c'est bien l'Esprit qui fait ici de la chair un abîme, et de ce récit une sorte d'agonie exaltée où le physique et le spirituel se mêlent dans une danse d'amour et de mort dont la littérature, aujourd'hui, ne nous offre guère d'exemple.

Cependant, si l'auteur a situé son histoire il y a une dizaine d'années, a-t-il voulu montrer par là qu'elle était un peu en retard sur notre époque, ou suggère-t-il, au contraire, et ironiquement, qu'elle est un peu en avance ?
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Bernanos disait que " la principale ruse du diable est de nous persuader qu'il n'existe pas ". Marc, le narrateur de cette confession passionnée, qui sait s'il ne l'a pas rencontré sur son chemin ?

C'était dans les années 1960. Il avait près de quarante ans. Il était peintre et doutait de son art, de sa vie. Survient un admirateur inconnu, envoyé par son amie Geneviève - une camarade de jeunesse dont Marc n'a jamais tout à fait cessé d'être amoureux. Qui est ce Pierre, séduisant, enthousiaste et qui lui propose de peindre une fresque dans un ensemble qu'il a construit sur la Côte d'Azur ? Un connaisseur, un dilettante, un affairiste, un Don Juan, un joueur maléfique et métaphysique ? Marc ne saura jamais vraiment. Toutefois, il éprouve une irrésistible sympathie pour Pierre, au point qu'il paiera de sa personne pour sauver le ménage de son ami lorsque Nane, la femme de Pierre, débarque à l'improviste dans l'auberge où son mari fait l'amour avec une maîtresse d'occasion.


Mais, peu à peu, Marc va être pris à son propre piège, avec la sournoise complicité de Pierre, comme si ce dernier voulait lui jeter Nane dans les bras. Chaste aventure, d'abord, quoique troublante, équivoque, et lumineuse pourtant. Bientôt Marc est emporté dans un tourbillon de sentiments, de violence, de frénésie, où l'âme a sa part autant que le sexe, tandis que Dieu, quelque part, veille, " petite brise ". À moins, justement, que ce ne soit le diable. " Satan lui aussi nous aime ". Bref, on ne sait pas quel ange...

D'une fougue et d'une verdeur felliniennes, ce livre puissant, féroce, fantastique, est celui d'un chrétien, à ne pas confondre avec un romancier catholique, au sens classique du terme. Mais c'est bien l'Esprit qui fait ici de la chair un abîme, et de ce récit une sorte d'agonie exaltée où le physique et le spirituel se mêlent dans une danse d'amour et de mort dont la littérature, aujourd'hui, ne nous offre guère d'exemple.

Cependant, si l'auteur a situé son histoire il y a une dizaine d'années, a-t-il voulu montrer par là qu'elle était un peu en retard sur notre époque, ou suggère-t-il, au contraire, et ironiquement, qu'elle est un peu en avance ?