Le tri sélectif des ordures et autres cons - épisode 11

De
Publié par


11e épisode

Les locaux de Richard ont été cambriolés. Tout est sens dessus dessous.
Où l'on constate qu'un tueur à gages discount peut se faire des ennemis.





Publié le : jeudi 5 décembre 2013
Lecture(s) : 4
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782823811759
Nombre de pages : 9
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
couverture
Sébastien GENDRON

Le tri sélectif des ordures et autres cons

11e épisode

Pocket

18

On m’a cambriolé

« Salut, Dick ! Où t’étais passé pendant tout ce temps… Merde ! Qu’est-ce qui y a eu ici ! »

Drowning Girl n’a pas été déplacé du mur. Hopeless est à terre. Le coffre qu’il masquait est ouvert et vide. Le reste est à l’avenant. Tiroirs renversés, paperasses jetées en l’air comme des poignées de confetti, livres arrachés, ordinateur fracassé plusieurs fois, meubles réduits à l’état de matière première, caméra pilonnée, bandes vidéo fondues. On m’a laissé une chaise en état de marche pour m’asseoir et profiter de la nature morte. Un humour d’huissier.

« Salut, Braun. J’étais à l’hôpital. On m’a cambriolé.

— Il te manque des trucs ?

— Deux.

— Je n’ai rien entendu.

— Je n’en doute pas.

— J’aurais prévenu les flics. Ils ont fait ça la nuit.

— Sûrement.

— Viens dans mon bureau, je te paie un verre, tu as l’air d’un toxico.

— Je n’ai pas envie de rigoler, Braun.

— Je n’ai pas envie de te faire rire non plus. »

J’attends.

Je m’assieds là, parmi mes ruines et je me mets à attendre. La grande fille blonde ou n’importe quel autre messager qui viendra m’expliquer pourquoi j’ai été un vilain garçon et combien de temps va durer ma punition, en quoi elle va consister, le mode d’emploi à respecter pour que de telles choses ne se reproduisent pas. J’ai mon Walter bien au chaud contre ma jambe, une balle dans la culasse et l’accointance politique de l’arme ne me pose aujourd’hui aucun problème de conscience. Comme un bon poujadiste de base, je suis froidement déterminé à ne me pas laisser démonter mon petit commerce pour de vulgaires histoires de résistance à la connerie. Je suis un type en Téflon, rien ne colle à mes parois, je résiste à la chaleur et je cuis ce qui me touche. Le téléphone sonne quelque part sous une pile de merde. Je décroche à la quatorzième sonnerie après avoir suivi le câble jusqu’à sa source.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.