Le tri sélectif des ordures et autres cons - épisode 19

De
Publié par


19e épisode

L'affaire personnelle de Richard ne l'empêche pas de continuer à exercer son métier.
Un nouveau client passe la porte.





Publié le : jeudi 12 décembre 2013
Lecture(s) : 1
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782823811841
Nombre de pages : 10
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
couverture
Sébastien GENDRON

Le tri sélectif des ordures et autres cons

19e épisode

Pocket

27

Du calme !

Les jours qui suivent ne sont pas les pires de ma vie.

Je tente de vivre en reclus, mais ça ne dure pas. Je me réfugie dans mon lit. Je me dis que c’est un bon endroit de souffrance, un puits où ressasser les tourments, les souvenirs, se vider dans les moellons à ressorts du matelas, transpercer le sommier, tourner-virer d’un bord à l’autre puis regarder le plafond comme un miroir, ne pas s’y voir… Résultat : je m’endors en cinq minutes en tripotant mes ampoules et ne me réveille que onze heures trente plus tard, dans la même position. Et je me sens bien.

J’en viens à me tâter.

Devant la glace, je me tâte, examen autoclinique, palpations de néophyte dont je ne ressors pas moins rassuré : pas trouvé la plus petite contracture. Juste mes mains et mes avant-bras qui sont vaguement douloureux à l’effort de type lavage de dents ou brossage de chaussures, les occupations de mes premières minutes de veille. Je me récure, je récure mes vêtements et mes intérieurs, et je décide de sortir.

Je vais dans une agence immobilière. Au centre-ville.

Je demande ce qu’ils ont comme place vaste, très en hauteur, donnant sur cour, avec peu de voisins et un propriétaire discret. La fille me propose un certain nombre d’adresses, me demande si je suis pressé, passe quelques coups de téléphone puis me conduit dans une petite voiture deux places à travers la ville. Nous passons l’après-midi à visiter des endroits de toutes envergures. Elle file systématiquement devant moi selon les règles de la bienséance consumériste, me laissant profiter à mon aise des pièces que nous traversons et de la fente tranquille de sa jupe qui ne dévoile rien plus haut que la demi-cuisse. Elle n’en sait rien mais elle me redonne goût aux bontés du corps humain et je m’en contente.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi