Le Voyage à Copenhague

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Parce qu'elle veut absolument se rendre à Copenhague, Lisa, une jeune adolescente engagée doit obtenir la permission de ses parents, lesquels n’ont aucune envie de la laisser partir en territoire inconnu. Déterminée à atteindre son but, elle invente une histoire avec l’aide d’un de ses camarades de lycée d’origine danoise. Les parents, nourris de préjugés et dépassés par les profonds changements de la société du vingt-et-unième siècle ne décèlent pas l’engagement politique de leur fille, qui leur aurait donné un indice sur le véritable motif du voyage.

Heureusement, en croisant la route de personnages atypiques qui les mettent sur la voie, ils découvriront ce que cache cet engouement exagéré pour la cité portuaire danoise.


Publié le : mardi 27 octobre 2015
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EAN13 : 9782332981912
Nombre de pages : 310
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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-98189-9

 

© Edilivre, 2015

Prélude

Si cette histoire n’a rien de réel et si les personnages de cette œuvre moderne n’existent pas, elle reste néanmoins inspirée de faits réels collectés lors de l’observation minutieuse des êtres humains du début du vingt-et-unième siècle.

A cette époque, l’être humain vivant dans des pays remplis de privilèges a le culte du loisir, des célébrités éphémères et un profond désir de retourner en enfance.

Pourtant, c’est aussi au début de ce siècle que l’être humain commence à se poser des questions métaphysiques sur son existence et sur la fin du monde, persuadé que la vie qu’il mène ne peut que conduire à la destruction de la planète terre.

Au début du vingt-et-unième siècle, une nouvelle vague de pensée pessimiste et culpabilisante pour l’individu se répand grâce aux fabuleux moyens de communication mis imprudemment à la disposition de tous sans que personne n’ait jamais pris le temps d’en expliquer les règles du jeu. Par ce biais, tout individu, sans même posséder la moindre notion journalistique, a le pouvoir de transformer n’importe quelle fausse rumeur en une vérité incontournable et de la propager à la vitesse de la lumière sur les réseaux virtuels.

Ce mouvement supporté par des scientifiques parfois corrompus, parfois naïfs et par des philosophes en mal d’inspiration ou de notoriété se résume en une seule phrase : Le mode de vie que l’Homme a développé, grâce à sa créativité et à sa capacité d’adaptation, est néfaste pour la planète et pourrait donc, à terme, entraîner l’extinction de la race humaine.

Pour cette raison, non seulement, il nous est vivement conseillé d’arrêter de vivre comme nous le faisons mais en plus il nous est constamment rappelé que nous sommes les seuls responsables de cet état des lieux et que nous devons par conséquent accepter toutes les punitions avec plaisir et sans aucune résistance.

Mais, je ne voudrais pas trop assombrir le contenu de cette œuvre légère que je vous invite à découvrir au fil des pages suivantes.

Comme vous pouvez vous en douter, cet état d’esprit peut conduire à des situations ridicules, drôles ou pathétiques.

L’homme du début du vingt-et-unième siècle n’est pas foncièrement triste.

Son défaut principal est qu’il se prend au sérieux tout le temps.

Il se prend au sérieux quand il prétend prendre des mesures pour sauver la planète de la pollution dont il est responsable.

Il se prend au sérieux lorsqu’il veut sauver les ours blancs de la noyade depuis le fauteuil de son salon.

Il se prend au sérieux lorsqu’il calcule l’élévation de la température de la planète en fonction de la quantité de gaz d’échappements émis par les voitures.

Il se prend au sérieux lorsqu’il paie des taxes sur les gaz d’échappement de sa voiture parce qu’il est persuadé que cela permettra de sauver la planète.

Cette liste est loin d’être exhaustive mais je tiens à vous rassurer, ce n’est pas parce que l’on se prend tout le temps au sérieux que l’on n’est pas drôle. Bien au contraire.

Acte I
Scène 1

Dans un salon meublé de façon moderne, une jeune fille de dix-sept ans, Lisa, est assise et discute avec un jeune homme du même âge, Lars. On devine qu’ils sont amis mais sans plus.
Le jeune homme s’exprime en faisant des gestes et avec un accent scandinave marqué.

Lisa :

Alors, tu as bien compris ? Il faut que tu arrêtes d’avoir des doutes. Mon père est tellement méfiant. Il détecte l’embrouille à trois kilomètres.

Lars :

Et bien, on n’a qu’à lui mettre tout ça par écrit et lui envoyer par le bureau de poste Sud. Cela doit faire au moins cinq kilomètres à vol de pigeon.

Lisa :

On dit « à vol d’oiseau ». Il y a longtemps que la poste n’utilise plus de pigeons même chez nous.

Lars :

Ecoute. Je ne sais pas si je vais y arriver. Il m’impressionne vachement ton père.

Lisa :

Arrête. Je te préviens si ça rate ou si tu en parles à quelqu’un, je balance tout sur Facebook et je peux te dire que même dans ton pays tout le monde sera au courant. Fais gaffe.

Lars :

Au courant de quoi ? De l’histoire du prof de gym ? Tu sais bien qu’il habite près de chez moi et que ce n’est pas de ma faute si on part dans le même direction tous les jeudis soirs.

Lisa :

Quoi ? Le prof de Gym ? Toi avec le prof de gym ? Alors ça c’est la meilleure.

Elle est prise d’un rire nerveux.

Lars :

Mais puisque je te dis qu’il n’y a rien entre nous.

Lisa :

Prof de gym ou pas, j’ai d’autres infos plus sérieuses à balancer si tu me laisses tomber et je peux t’assurer que tu ne pourras plus sortir sans que l’on te montre du doigt même dans le bas fonds de Copenhague.

Lars :

Quelles infos ? Tu es folle, ma pauvre ? Tout le monde le sait que je suis une tapette.

Il pose une main maniérée sur la cuisse de Lisa.

Lisa :

Et c’est moi que tu traites de folle ? Sache cher ami que je ne le suis qu’à moitié et que j’ai d’autres dossiers bien plus importants sur toi.

Lars :

Oui et bien cela m’étonnerait. Comme quoi par exemple.

Lisa :

J’ai du lourd, du genre qui peut te pourrir la vie pendant au moins dix ans.

Lars :

Alors vas-y, déballe, je t’écoute.

Lisa :

Ah non. Pas ici, cela n’aurait aucun intérêt puisque toi et moi, nous sommes déjà au courant. Forcément.

Par contre, j’en connais beaucoup d’autres qui seraient intéressés d’en savoir plus.

Elle prend son smartphone et le brandit devant le nez de Lars.

Lisa :

Alors ? On va aider sa petite Lisa.

Lars :

Ecoute. Tu deviens ridicule. Je ne veux plus rentrer dans tes combines. Je n’y arriverai pas. Ton père ne nous croira jamais. Fais ce que tu veux. Moi j’abandonne.

Lisa :

Bon. Tu l’auras voulu.

Elle prend son smartphone et lui montre une photo.

Lisa :

Tu la vois cette photo. Je suis sure que tu n’en es pas fier. Et bien, tu le seras encore moins dans trente secondes, le temps que j’ouvre mon compte Facebook.

Lars :

OK. Puisqu’on ne peut pas penser ce que l’on veut. Allons-y pour les mensonges. Mais je te préviens quoiqu’il arrive, on arrête tout après le voyage à Copenhague. J’ai une réputation moi. Si on me voit trop longtemps avec toi, je vais me faire griller.

Lisa :

T’inquiète. T’es bien gentil mais tu n’es pas du tout mon genre.

Lars :

Ah bon. Merci du compliment. Bientôt, elle va me dire que je suis moche.

Et on peut savoir, c’est quoi son genre à mademoiselle ?

Lisa :

Je pourrais t’expliquer mais je ne crois pas que cela soit nécessaire ni qu’on ait suffisamment de temps. Allez au boulot. On répète.

Lars :

Bien, Maîtresse.

Lisa :

Alors, que fait-on quand mon père entre dans la pièce ?

Lars :

Et Bien, on s’embrasse.

Il se prépare à l’embrasser sur les joues.

Lisa :

Qu’est-ce que tu fais ? Ce n’est pas vraiment ce que l’on avait convenu. Ne me dis pas que tu n’as jamais embrassé de filles ?

Lars :

Non, mais là, en même temps, c’est la répétition. Donc, on n’est pas obligés de faire pour de vrai. N’est-ce pas ?

Lisa :

Non. Tu le fais exprès. Mon père va bientôt arriver.

Lars :

Ça va. J’arrive.

Il approche son visage du sien jusqu’à ce que leurs lèvres se touchent. Ses mains restent en arrière pour être sûr de ne pas toucher sa poitrine.

On entend un bruit de baiser et il reprend sa position initiale.

Lisa :

C’était quoi ça ? Je te rappelle que cela doit être crédible.

Lars :

Désolé mais je peux pas faire mieux. Tu es vraiment inhumaine.

Quand je pense que tout ça, c’est juste pour passer un week-end seule à Copenhague sans tes parents et pour y faire quoi encore ?

Lisa :

Tais-toi. Tu ne comprends rien. Je te préviens. Je balance tout. Si je n’arrive pas à y aller, je balance tout, tu t’en souviendras toute ta vie.

Lars :

Tu es malade ma pauvre fille. Tu es vraiment malade.

Lisa :

Ouais. Mais je me soignerai plus tard parce que maintenant, j’ai autre chose à faire comme par exemple convaincre un homo borné de se faire passer pour mon petit copain juste pendant une semaine ou deux.

Lars :

Si on en vient aux insultes, alors là, ma pauvre fille, je me casse et tu te débrouilleras toute seule. Salut, je t’envoie l’adresse de l’école scandinave. Tu y trouveras des jeunes gens qui seront plus compréhensifs que moi en matière de préliminaires et plus si affinité.

Au moment où Lars s’apprête à sortir, on entend claquer la porte d’entrée. Quelqu’un monte l’escalier qui mène au salon.

Lisa : (Elle chuchote)

C’est mon père.

Lars :

Non.

Il n’eut pas le temps d’ajouter un mot. Au moment où son père entra dans le salon, Lisa bouscula Lars et le contraignit à s’allonger sur le canapé. Elle se retrouva allongée sur lui et l’embrassa passionnément sur la bouche. On entend Lars qui proteste.

Patrick rentre dans la pièce en grommelant.

Patrick :

Cela fait une demi-heure que je tourne en rond dans le quartier pour trouver une place. Avec ces travaux, cela devient impossible de rentrer chez soi.

Il aperçoit le couple allongé sur le sofa et s’interrompt brutalement.

Acte I
Scène 2

Lisa et Lars sont assis sur le canapé chacun à une extrémité comme pour mettre de la distance entre eux.

Patrick fait des allers-retours nerveux dans le salon.

Patrick :

Alors comme ça, vous vous connaissez depuis longtemps ?

Lisa :

Deux mois

Lars :

Deux semaines (ensemble).

Lisa :

Deux mois, Papa. Excuse-le, il vient de Copenhague, il ne parle pas encore très bien le français.

Lars ne dit rien. Il se contente de sourire bêtement.

Patrick :

Et, vous habitez dans le quartier ?

Lars :

Non. J’habite à Copenhague (d’un air désabusé).

Patrick :

Oui. Ça j’avais compris que vous n’étiez pas d’ici. Mais quand même, vous n’êtes pas arrivé ce soir de Copenhague.

Lars :

Et bien, si monsieur.

Patrick :

Non. Là, vous vous moquez de moi. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi.

Je vous surprend dans les bras de ma fille de dix-sept ans et je ne vous ai encore rien dit. Je suis curieux, c’est tout.

Lars ne dit plus rien. Il sourit.

Lisa le regarde de travers.

Lisa :

Il veut dire qu’il habite rue de Copenhague. C’est une sacrée coïncidence, non ?

Patrick :

Je ne savais que nous avions une rue de Copenhague dans notre ville. Cela doit être dans le quartier Européen, non.

Il s’adresse à Lars.

Lars ne répond pas et se contente de sourire.

Lisa :

Oui c’est vers le sud à environ quinze minutes d’ici.

Patrick :

Et on peut savoir depuis combien de temps vous y habitez à la rue de Copenhague.

Lars :

Ah ça, c’est un secret.

Il sourit et en prend un air efféminé.

Lisa lui donne une tape sur l’épaule. Il se reprend et répète d’une voix plus ferme.

Lars :

C’est un secret.

Patrick :

Vous n’avez pas confiance en moi ?

Lars sourit mais ne dit rien. Il fixe Patrick et l’observe de haut en bas.

Lars :

Si. Mais je suis trop bien élevé pour vous dire que cela ne vous regarde pas.

Patrick :

Bravo. Pour quelqu’un qui ne maîtrise pas notre langue, il a de la répartie.

Lisa :

Mais enfin Papa. Il a raison. Qu’est-ce que cela peut te faire ?

Patrick :

Oui, tu as raison. J’essayais de faire la conversation et puis avoue que quelqu’un qui habite à Copenhague au Danemark et qui vient s’installer à l’étranger dans la rue de Copenhague, c’est quand même inouï.

Vous auriez pu trouver autre chose quand même.

Lisa commence à paniquer car elle craint d’être démasquée.

Lisa :

Comment ça, trouver autre chose ? Comment oses-tu ?

Patrick :

Oui. Tu as raison. Ce sont sûrement les parents qui ont eu un coup de nostalgie ou alors le mal du pays.

Lars :

Excusez-moi, monsieur. Mais je dois rentrer chez moi. Mes parents nostalgiques vont s’inquiéter.

Depuis que ma mère a regardé l’intégralité de Forbrydelsen, elle se prend pour Sarah Lund et elle voit le mal partout.

Patrick :

Comment ? Excusez-moi, je ne parle pas danois. Je croyais vous l’avoir dit ou du moins suggéré.

Lars :

Non. Je disais que depuis que ma mère…

Il parle plus fort comme s’il s’adressait à un sourd

…a regardé la série culte “The killing”, elle se fait du souci quand je rentre trop tard.

Patrick :

Mais de quoi parlez-vous ? Et puis ce n’est pas la peine de hurler. Je ne suis pas sourd.

Lisa :

C’est rien Papa. Ce sont des références à la culture scandinave.

Lisa se lève et conduit Lars à la porte.

Lisa :

N’oublie pas ton manteau et ce n’est pas la peine de mettre ton bonnet et tes gants, il ne fait pas si froid dehors.

Une fois Lars parti, on entend une voix féminine dans l’escalier.

Patrick :

Tiens, voilà ta mère. Tu pourras lui expliquer l’histoire de la culture scandinave parce que moi, j’ai ma dose pour ce soir et j’ai encore des copies à corriger.

Une femme, passée la quarantaine, habillée de manière sobre mais élégante entre dans le salon.

Céline :

Bonsoir. Si vous saviez, ce qu’il m’est arrivé…

Patrick :

Non.

Il fait mine de quitter la pièce.

Céline :

Au fait, qui est ce charmant jeune homme que j’ai croisé dans l’escalier ?

Tu as dû le remarquer aussi. Il portait un bonnet coloré et des gants assortis.

Lisa :

Il a dû se tromper de maison dans la précipitation, tu sais ce que c’est, le stress,…

Céline :

Mais de quoi parles-tu, ma fille ? Il est venu ici oui ou non ? Vous ne l’avez tout de même pas mis à la porte ?

Lisa :

Non mais… et puis demande à Papa. Il a sûrement une explication.

Céline :

Mais quel rapport avec ton père ?

Je croyais qu’il ne recevait plus d’élèves à la maison.

Lisa hausse les épaules montrant son désintéressement pour la conversation.

Céline :

Au fait avec tout ça, j’ai oublié de vous raconter ce qu’il m’est arrivé.

Elle hausse la voix et se tourne vers la porte par laquelle son mari avait quitté la pièce.

Après quelques secondes, Patrick réapparaît par la même porte.

Patrick :

Quoi donc ? Rien de grave, j’espère.

Céline :

Et bien, figure-toi que si. J’ai eu un accrochage. Mais ce n’est pas de ma faute. Avec tous ces travaux, je perds tous mes repères.

Tu sais, sur le trottoir au coin de la rue, il y a un trou énorme. Alors quand j’ai voulu me garer, j’ai un peu bousculé la barrière de protection qui est tombée sur une voiture qui passait au même moment. Fâcheuse coïncidence.

Patrick :

En effet, c’est une fâcheuse coïncidence qu’il y ait des voitures qui passent dans la rue en plein heure de pointe… Et bien, ça va être simple pour la déclaration d’assurance.

Tiens Lisa, C’est pas toi qui aimait le dessin ? Tu pourras donner un coup de main à ta mère pour remplir le constat.

Lisa :

Moi ? Mais je n’ai jamais fait ça. Et il est hors de question que je me mêle de vos histoires d’automobile. C’est contraire à mes convictions.

Patrick :

Oui. Je sais, sauf le samedi et le dimanche où tu es bien contente que l’on vienne te chercher quand il n’y a plus de transport en commun.

Au fait la rue de Copenhague, c’est facile d’accès ? On peut se garer facilement.

Céline :

Mais enfin de quoi parles-tu ? Il n’y a pas de rue de Copenhague ici.

Patrick :

Et oui, il y en a une. Et il y a même un Danois de Copenhague qui y vit.

Tu n’as qu’à demander au petit ami de ta fille, tu sais celui qui porte le bonnet coloré et les gants assortis.

Il quitte la pièce aussi précipitamment que la première fois.

Lisa s’apprête à faire de même mais sa mère la rattrape.

Céline :

Pas si vite ma fille. J’ai l’impression d’avoir raté un épisode.

Elles s’asseyent sur le canapé et l’obscurité se fait.

Acte I
Scène 3

Le lendemain matin au petit déjeuner.

Céline :

Lisa m’a tout expliqué. Je trouve tout à fait normal qu’à son âge, on s’attache à quelqu’un. Et puis, il a l’air tout à fait convenable ce garçon. Ces parents travaillent à la commission Européenne. Ils habitent dans les quartiers huppés. Tiens, c’est vrai, j’y pense je ne savais pas qu’il y avait une rue de Copenhague dans cette commune. On en apprend tous les jours…

Et puis, je dois vous avouer que j’ai toujours voulu visiter la Scandinavie.

Lisa :

Justement, à propos, il y a quelque chose que je voudrais vous demander…

Voilà, Lars fête ses dix huit ans dans une semaine et il retourne à Copenhague pour célébrer cela en famille.

Et vous savez quoi, ses parents m’ont invité à passer le week-end chez eux dans leur grande maison familiale.

Céline :

Où ça ? A Copenhague ?

Lisa :

Oui maman. A Copenhague pas à Madrid.

Patrick :

Et tu comptes y aller comment ?

Lisa :

Je sais pas, j’hésite. Peut-être en vélo. Si je pars tout de suite, je peux y être à temps.

Elle s’approche de son père comme pour se faire pardonner.

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