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Les Bandits

De
446 pages

Le 17 septembre 2008, J. Volpi, fondateur et directeur du fonds d'investissement J.V. Capital Management et mécène du Metropolitan Opera, est accusé d'avoir détourné quinze milliards de dollars et prend la fuite. Quelque temps plus tard, d'un lieu tenu secret, il envoie à un agent littéraire un manuscrit autobiographique révélant comment les maîtres de Wall Street se sont enrichis sans limites pendant la bulle immobilière tandis que des experts financiers de tout poil orchestraient une des plus grandes catastrophes économiques mondiales.


Mais à la différence d'autres confessions, celle de J. Volpi est une passionnante histoire de famille aux accents de roman noir et la quête d'un fils dévoyé qui cherche à découvrir si son père disparu, employé au Département du Trésor pendant la Seconde Guerre mondiale, était vraiment un espion à la solde de Moscou. Afin de connaître la vérité, J. Volpi charge une jeune historienne de mener une enquête.


De mensonges en escroqueries, où s'entrecroisent personnages de fiction et personnages historiques, le lecteur plonge dans les méandres de la fragilité humaine, les coulisses de Wall Street et les passages secrets de la guerre froide.



Traduit de l'espagnol (Mexique) par Gabriel Iaculli



Né à Mexico en 1968, Jorge Volpi a d'abord étudié la littérature et le droit avant de devenir avocat. Il est l'auteur de romans et d'un essai sur l'histoire intellectuelle de 1968. Son roman, À la recherche de Klingsor, publié en 19 langues, a reçu le prestigieux prix Biblioteca Breve en 1999, attribué avant lui à Mario Vargas Llosa et Carlos Fuentes. Il est considéré aujourd'hui comme l'un des écrivains les plus importants d'Amérique latine.


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LES BANDITS
Du même auteur
À la recherche de Klingsor Plon, 2001 o et « Points Thriller », n P2020
Jours de colère Mille et Une Nuits, 2001
La Fin de la folie Plon, 2003 o et « Points », n P2332
Le Temps des cendres Seuil, 2008 o et « Points », n P2095
Le Jardin dévasté Seuil, 2009
JORGE VOLPI
LES BANDITS Opéra bouffe en trois actes
TRADUIT DE L’ESPAGNOL (MEXIQUE) PAR GABRIEL IACULLI
ÉDITIONS DU SEUIL e 25, bd RomainRolland, Paris XIV
Crédits photographiques: Pour les photos p. 117 et p. 252, © Getty Images Pour la photo p. 423, © Thomson Reuters © J. Volpi pour les photos issues de ses archives familiales
Titre original :Memorial del engaño Éditeur original : Alfaguara, Santillana Ediciones Generales © J. Volpi, 2013 ISBNoriginal : 9786071130525
ISBN9782021154078
© Éditions du Seuil, mars 2015
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 3352 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
www.seuil.com
Pour Rocío
ILCOMMENDATORE Pentiti !
DONGIOVANNI No !
MOZART,Don Giovanni(1787)
Ouverture
Le matin du 23 avril 2011, j’ai trouvé sur mon bureau un pli ordinaire sans mention de l’expéditeur, affranchi à Colombo. À l’intérieur, une lettre accompagnait un manuscrit intituléLes Bandits. Opéra bouffe en trois actes,signéJ. Volpi.J’ai cru à une blague d’un goût douteux ou à un défi d’un des auteurs de l’agence (et j’ai même pensé à deux ou trois d’entre eux). Comme bon nombre de NewYorkais, je m’étais intéressé au sort de Volpi, un investisseur de Wall Street et un mécène de l’opéra qui, d’après un article duTimesd’octobre 2008, avait escroqué à ses clients, par un montage financier semblable au système de Ponzi, près de quinze milliards de dollars, somme nettement inférieure aux soixantecinq milliards détournés par Bernard Madoff, mais cependant suffisante pour faire de lui l’un des plus importants criminels financiers de la Grande Récession qui a commencé cette année. Mais si Madoff a été condamné à cent cinquante ans de prison après avoir reconnu son détournement de fonds, Volpi a fui les ÉtatsUnis alors que son arrestation était imminente, et l’on ignore encore où il se trouve. Dans sa lettre, ou dans la lettre écrite en son nom, Volpi me demandait (me sommait presque) de lire son autobiographie et, si j’en appréciais « l’indéniable valeur documentaire et littéraire », de le représenter. Son ton altier et impérieux – qui, d’après la presse, avait toujours caractérisé ses interventions publiques – m’a rebuté, mais j’ai tout de même demandé à S. Ch., alors viceprésidente de l’agence, de le lire et de me donner son avis. Aussi sceptique que
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moi, elle a voulu refiler le bébé à un assistant, mais je l’ai priée sans détour de s’en charger ellemême. Le samedi suivant, alors que ma femme et moi jouions au bridge avec un auteur réputé de romans policiers et son épouse, S. Ch. m’a appelé pour me dire que si le texte n’était pas de la main de Volpi il ne pouvait être que de celle de quelqu’un qui le connaissait de très près, et que je devais y jeter un coup d’œil au plus vite. Le lundi, j’ai dévoré plus d’un tiers du manuscrit avant d’estimer qu’il était de mon devoir de le communiquer aux autorités. Toutefois, quand j’ai composé le numéro du FBI, je l’avais lu jusqu’au bout, après avoir mis des gants en latex pour sauver ce qui pouvait encore l’être d’éventuelles traces révélatrices. Quelques semaines plus tard, nos limiers fédéraux étaient arrivés à la même conclusion que S. Ch. et moimême : le texte divulguait des informations que seul Volpi pou vait connaître et, si le financier en fuite ne l’avait pas écrit, il avait obligatoirement participé à sa rédaction, peutêtre assisté par un ghostwriter. Malheureusement, le texte ne fournissait aucune piste qui pouvait permettre de le localiser ou d’identifier son éventuel complice et, bien entendu, il ne contenait pas la moindre empreinte déchiffrable. Au terme d’une procédure difficultueuse, un juge fédéral a établi que le manuscrit devait être considéré comme partie du patrimoine de Volpi, et il l’a ajouté à la liste des biens que l’avocat de l’État devait aliéner afin d’indemniser les victimes. Aussi bien Leah Levitt, la seconde épouse de Volpi (il avait obtenu le divorce peu de temps avant de s’évanouir en fumée), que sa fille Susan acceptèrent de destiner les droits d’auteur au fonds prévu pour compenser les pertes des investisseurs. Après la vente aux enchères organisée pendant le Salon du Livre de Francfort 2013,Les Banditsallaient bientôt être présentés aux lecteurs grâce à l’enthousiasme de nombreuses maisons d’édition. Pourquoi Volpi avaitil envoyé son livre à une agence stricte ment littéraire au lieu de s’adresser à un spécialiste des œuvres de nonfiction ? Nous avions eu l’occasion de nous rencontrer, à New York, lors d’un gala de bienfaisance ou à la sortie du Lincoln Center,
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