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Les Beaux Sentiments

De
390 pages
Un professeur confronté au suicide d’un de ses élèves va voir sa perception du monde changer

…Au nombre de ses dons, Jacques-Étienne Bovard possède celui du monologue intérieur. Huis clos de la conscience dans lequel le personnage démarque ses lâchetés intimes, avec une sorte de joie féroce à piétiner sa propre image. Nausée de l’âme qui le fait descendre dans ses ténèbres, mais qui lui donne aussi une chance de reprendre possession de lui-même.

Dans ses nouvelles, Bovard décrit des existences clouées au sol, retenues par la peur, la convention, la prudence helvétique qui est une variété de nanisme moral (lire Nains de jardin, Campiche, 1996).

Dans ses romans, il montre en revanche une métamorphose possible : un chemin pour s’élever un peu au-dessus de soi-même, à hauteur d’homme, rien de plus. Demi-sang suisse (Campiche, 1994) faisait passer cette initiation par la médiation du cheval. Dans Les Beaux Sentiments, elle s’opère au contact des élèves, personnage collectif, avec ses voix multiples, qui donne au jeune Aubort la volonté de « ne plus jamais se rasseoir dans sa médiocrité ».

Un roman qui montre l’impact d’un choc émotionnel, l’importance d'un déclic qui peut changer un homme du tout au tout

EXTRAIT

Il a eu beau s’y attendre, respirer aussi calmement que possible en montant l’escalier, dès les premières marches son estomac s’est crispé, et sa bouche, au moment de pousser la porte, manque de salive.

Angoisse de remplaçant, de stagiaire au matin de sa première journée, par trop ridicule après cinq ans de métier, enfin comme si la Salle des maîtres pouvait avoir quelque chose de menaçant, comme si tout n’allait pas se passer aussi bien, aussi naturellement qu’à l’ordinaire…

Demi-heure d’avance, mais beaucoup de collègues déjà, pressés autour des armoires, des ordinateurs, de la photocopieuse qui tourne sans discontinuer… Facile, dans cette effervescence, d’aller inaperçu jusqu’aux tables du fond poser sa serviette, et de vérifier que rien n’y manque : agenda, bloc-notes, Tartuffe, Le Horla, En attendant Godot, relus et annotés encore pendant les vacances, sur lesquels il pourrait sur-le-champ repasser sa licence…

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

"Avec Les Beaux Sentiments, Jacques-Étienne Bovard a écrit son meilleur roman." - Michel Audétat, L'Hebdo

"On retrouve ici les qualités de Jacques-Étienne Bovard. La netteté du style. L’observation clinique (la salle des maîtres, la société des « collègues »…). La faculté d’émouvoir sans jamais mettre le pied dans la mélasse. [... ] Ce n’est pas un roman sur le blues professoral. Ni sur la jeunesse désabusée. Encore moins sur les « beaux sentiments » : mais sur un homme qui se bat avec cette idée, et par là même s’élève." - Michel Audétat, L'Hebdo

A PROPOS DE L’AUTEUR

Jacques-Étienne Bovard est né à Morges en 1961. Parallèlement à son métier de maître de français, il bâtit une œuvre composée essentiellement de romans et de nouvelles, la plupart ancrés dans les paysages et les mentalités de Suisse romande, qu’il considère comme un terreau hautement romanesque à maints points de vue.
Couronné de nombreux prix, Jacques-Étienne Bovard fait partie des auteurs suisses romands les plus réguliers et les plus largement reconnus par le public.
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…Au nombre de ses dons, Jacques-Étienne Bovard possède celui du monologue intérieur. Huis clos de la conscience dans lequel le personnage démarque ses lâchetés intimes, avec une sorte de joie féroce à piétiner sa propre image. Nausée de l’âme qui le fait descendre dans ses ténèbres, mais qui lui donne aussi une chance de reprendre possession de lui-même.

Dans ses nouvelles, Bovard décrit des existences clouées au sol, retenues par la peur, la convention, la prudence helvétique qui est une variété de nanisme moral (lire Nains de jardin
, Campiche, 1996).

Dans ses romans, il montre en revanche une métamorphose possible : un chemin pour s’élever un peu au-dessus de soi-même, à hauteur d’homme, rien de plus. Demi-sang suisse (Campiche, 1994) faisait passer cette initiation par la médiation du cheval. Dans Les Beaux Sentiments, elle s’opère au contact des élèves, personnage collectif, avec ses voix multiples, qui donne au jeune Aubort la volonté de « ne plus jamais se rasseoir dans sa médiocrité ».

Un roman qui montre l’impact d’un choc émotionnel, l’importance d'un déclic qui peut changer un homme du tout au tout

EXTRAIT

Il a eu beau s’y attendre, respirer aussi calmement que possible en montant l’escalier, dès les premières marches son estomac s’est crispé, et sa bouche, au moment de pousser la porte, manque de salive.

Angoisse de remplaçant, de stagiaire au matin de sa première journée, par trop ridicule après cinq ans de métier, enfin comme si la Salle des maîtres pouvait avoir quelque chose de menaçant, comme si tout n’allait pas se passer aussi bien, aussi naturellement qu’à l’ordinaire…

Demi-heure d’avance, mais beaucoup de collègues déjà, pressés autour des armoires, des ordinateurs, de la photocopieuse qui tourne sans discontinuer… Facile, dans cette effervescence, d’aller inaperçu jusqu’aux tables du fond poser sa serviette, et de vérifier que rien n’y manque : agenda, bloc-notes, Tartuffe, Le Horla, En attendant Godot, relus et annotés encore pendant les vacances, sur lesquels il pourrait sur-le-champ repasser sa licence…

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

"Avec Les Beaux Sentiments, Jacques-Étienne Bovard a écrit son meilleur roman." - Michel Audétat, L'Hebdo

"On retrouve ici les qualités de Jacques-Étienne Bovard. La netteté du style. L’observation clinique (la salle des maîtres, la société des « collègues »…). La faculté d’émouvoir sans jamais mettre le pied dans la mélasse. [... ] Ce n’est pas un roman sur le blues professoral. Ni sur la jeunesse désabusée. Encore moins sur les « beaux sentiments » : mais sur un homme qui se bat avec cette idée, et par là même s’élève." -
Michel Audétat, L'Hebdo

A PROPOS DE L’AUTEUR

Jacques-Étienne Bovard est né à Morges en 1961. Parallèlement à son métier de maître de français, il bâtit une œuvre composée essentiellement de romans et de nouvelles, la plupart ancrés dans les paysages et les mentalités de Suisse romande, qu’il considère comme un terreau hautement romanesque à maints points de vue.
Couronné de nombreux prix, Jacques-Étienne Bovard fait partie des auteurs suisses romands les plus réguliers et les plus largement reconnus par le public.
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