Les chaines

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Agée de 35 ans, business woman accomplie et au faite de sa réussite professionnelle, Isabelle est en passe d’obtenir tout ce vers quoi elle s’acharne depuis si longtemps. La rencontre avec un homme, d’un univers professionnel totalement différent du sien, renversant sa relation au pouvoir et lui révélant sa soumission profonde, son désir d’appartenance vient bouleverser sa vie mais aussi ses rapports aux autres. C’est l’occasion pour elle de découvrir son amie dont la voie du bonheur est similaire à la sienne, de s’initier à un monde complètement étranger mais qui lui semble si proche malgré la folie qu’il inspire. Perdue et éperdue dans cette relation improbable, Isabelle met la meme énergie à se soumettre qu’elle en a mise à arriver au pouvoir et ne conçoit sa vie que comme soumise.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 107
EAN13 : 9782748113242
Nombre de pages : 249
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Les chaines
Desmoulins Elle
Les chaines La liberté dans l’abandon
ROMAN
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 274811325X (pour le fichier numérique) ISBN: 2748113241 (pour le livre imprimé)
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A celle qui m’accompagne Dans la vie et dans mes bonheurs Sans qui ce livre n’aurait pas sa Part de féminité
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« Non ! s’écriatelle furieuse ! Il n’y a que de la merde dans ce que vous me montrez. Et vous ne savez même pas écrire sans faire de fautes ! à côté s’écrit avec un accent sur le a ! » Les deux créatifs publicitaires n’en menaient pas large. Ils se sentaient humiliés d’être ainsi traités comme des collégiens. C’était au fond de leurs tripes qu’ils étaient allés chercher cette accroche et cette si gnature pour la dernière collection du couturier Bor ticelli. Et leur travail était massacré sans aucune re tenue. Boulot de merde pensaient ils« Revenez à l’idée de départ repritelle en mar chant de long en large, l’harmonie. L’harmonie du corps, l’harmonie des vêtements, le bienêtre et la fluidité dans son corps, dans sa vie, dans sa mai son, dans son cœur, dans son amour. La lectrice doit s’identifier à cette jeune fille sereine, calme, amou reuse, aimée. A vous voir on se demande ce que vous connaissez de ces sentiments ! »  C’est l’idée queCommença le rédacteur.  On se revoit ce soir à 23 h 30 à l’agence l’in terrompitelle sans remarquer son intervention. Cela vous donnera le temps de faire les maquettes cette nuit, la réunion client a lieu sur la prise de vue à 9 heures demain matin. Qu’est ce que vous atten dez pour partir travailler ? »
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Courageusement le rédacteur commença « C’est que ce soir, cela va être difficile parce que Tu préfères que je demande à Michel et Sylvie de vous remplacer demandatelle en le foudroyant du regard ? » Ils repartirent, matés une fois de plus, les bras ballants.
Tout serait prêt à la dernière minute seulement. Elle était entourée d’incapables et d’enfants qu’il fal lait en permanence surveiller et gronder. Furieuse elle alluma sa troisième cigarette de la journée. Une rage sourde montait en elle, sans qu’elle sache vrai ment si les 2 créatifs sortant de son bureau en étaient la cause. Peutêtre l’abstinence. Elle s’interdisait plus de 5 cigarettes par jour. Une cendre tomba sur son bureau noir, impeccablement ciré et vide de tout dossier ou papier. D’un geste nerveux, elle nettoya la cendre et contempla avec satisfaction le miroir noir de son bureau.
Elle repasserait chez elle se laver avant d’aller à l’opéra. Puisqu’il fallait faire des relations publiques autant en profiter pour assister aux spectacles qui l’intéressaient. Ce soir, elle emmenait un de ses plus gros clients, dans tous les sens du terme d’ailleurs. Elle détestait les gros. Si elle avait peu d’estime pour son jugement publicitaire, au moins savaitil suivre ses conseils. Quant à sa femme, comment s’appelait elle déjà ? Eloise, c’était cela. Comment pouvait elle accepter de vivre dans un tel effacement et dans un tel vide d’intérêt ? Heureusement, l’opéra leur laisserait peu de temps pour deviser. Elles n’avaient vraiment rien à échanger ni à partager avec eux.
Le gardien ne fut pas surpris d’apprendre qu’elle repasserait après l’opéra pour boucler la présenta tion du lendemain. Elle avait hâte de retrouver sa
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