Les Chroniques d’une mère indigne

De
Changer des couches quinze fois par jour encouragerait les pensées impures? On pourrait le croire en lisant les aventures et les réflexions d’une mère de famille qui, après sept mois de congé de maternité, s’est soudainement révélée à elle-même et à la communauté virtuelle comme étant irréversiblement une mère indigne.Depuis mars 2006, elle entretient les lecteurs de son blogue de tous les aspects cachés, et parfois tabous, de la maternité: des pièges que recèle la préparation des fêtes d’anniversaire pour plusieurs enfants au cauchemar d’endormir un bébé qui a la volonté plus arrêtée qu’un dictateur, en passant par les dessous nauséabonds de l’accouchement, rien ne leur est épargné. Les Chroniques d’une mère indigne souhaitent démontrer aux parents qu’il est parfois bon de rire de la vie familiale et même de leurs enfants. Loin d’être répréhensible, l’indignité est une question de survie!
Publié le : lundi 1 janvier 0001
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EAN13 : 9782896645466
Nombre de pages : 248
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Caroline Allard
Les Chroniques 1 d’une mère indigne
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Caroline Allard
Les Chroniques 1 d’une mère indigne Une vie sale parsemée de couches bien remplies. À moins que ce ne soit l’inverse ?
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À mes deux filles, Clémentine et Emma,que j’aime plus que tout au monde.
À Marc, mon mari que j’adore et sans quil’indignité n’aurait jamais aussi bon goût.
Préface Père indigne prend sa plume
n a beau slalomer entre les rencontres médiatiques, les O réceptions mondaines et les contrats faramineux, un jour, le talent vous rattrape et ne vous laisse d’autre choix que d’être célèbre. Tel est le destin de Mère indigne, ma propre femme, qui devra désormais vivre avec le poids de son succès. Laissons-la donc folâtrer dans les champs fleuris de la gloire et intéressons-nous plutôt aux questions que vous vous posez sur votre nouvelle idole. Ces mille et une questions, un jeune homme de talent les a magistralement captées, cristallisées et exprimées, en toute simplicité, au cours d’une entrevue que moi, Père indigne, je lui accordai aux abords de notre bungalow cossu (celui avec la cheminée qui tombe en ruine et une seule voiture dans l’entrée de garage) de Laval-des-Rapides. Été 2006, sous une chaleur accablante, après avoir vaine-ment tenté de m’enlever mon maillot avec les dents, Jean-Louis XXX (que vous rencontrerez très bientôt) prend une gorgée de boisson citronnée et m’interpelle sans complaisance : Jean-Louis XXX — Dans ces chroniques, il semble que Mère indigne et vous partagiez une idée commune de la vie de famille. Vous apparaissez souvent soudés aux hanches, vous épaulant mutuellement, prenant de front, et jusqu’à bras le corps, les crottes que l’existence vous réserve dans son insondable couche. Parfois même, vous semblez faire preuve d’une connivence complice. Doit-on voir, à travers ces multiplesindices, les signes d’un amour indéfectible ? Père indigne— Oui.
Chroniques d’une mère indigne -7
Jean-Louis XXX— Un instant, je note. Bien. Et si j’ai bien compris, par amour l’un pour l’autre, vous décidâtes de braver la statistique du mariage et de fonder une famille, d’avoir deux charmantes petites filles dont l’une deviendrait écrivaine et l’autre physicienne – plus d’un prix Nobel en perspective pour cette famille déjà choyée par le destin. Les voisins m’ont même assuré que vous aviez encore une vie sexuelle (ou alors c’est Mère indigne qui se cogne régulièrement l’orteil sur une patte de table en allant faire chauffer le biberon). Vous arrive-t-il parfois de penser que tout cela est trop beau ? Père indigne— Non. Jean-Louis XXXC’est noté. Dernière question, mais — non la moindre : Mère indigne compose-t-elle ses mélodies avant ses textes, ou l’inverse ? Père indigneÀ ma connaissance, elle n’a encore écrit — que les textes. Jean-Louis XXX— Merci de vous être ainsi ouvert le cœur et l’esprit et d’avoir répondu, en toute confiance, aux questions des lecteurs. Père indigne — Je n’ai pas de secret pour le public adoré de Mère indigne. Et quand j’en aurai un, je serai le Maître du monde! Mère indigne,entrant brusquement dans la préface— Peut-être, mais en attendant, il y a une couche à changer. Père indigne— Ça va, j’y vais, j’y vais.
8-Chroniques d’une mère indigne
Introduction Seuls les indignes survivront
hanger des couches sales  Introduction Cquinze fois par jour encourage- • Seuls les indignes survivront t-il les pensées impures ? Oh, que  Les personnages principaux oui. Après sept mois de congé de maternité, j’ai soudainement dû me rendre à l’évidence : j’étais devenue, petit à petit, une mère indigne. Avant d’accepter ce statut, j’ai psychologiquement beaucoup souert. En eet, j’avais, pendant des années, courageusement tenté d’être une mère parfaite avec Fille Aînée, en suivant tant bien que mal tous les conseils bien intentionnés des livres sérieux sur la maternité. Mais la venue de Bébé numéro 2 m’a obligée à constater que les parents qui respectent à la lettre les édits de ces manuels se vouent à unburn-outbrève à échéance. J’ai aussi senti, avec une grande consternation, que, si nous ne respections pas, par choix ou par erreur, les sacro-saints préceptes du parent parfait, nous nous condamnions à la culture du secret envers le pédiatre ainsi qu’à un sentiment de culpabilité débilitant. C’est pourquoi j’ai choisi, par solidarité avec mes collègues-parents sourants, de mettre par écrit et d’étaler publiquement le côté obscur de la maternité. Ne nous racontons pas d’histoires : rien n’est plus angois-sant que d’élever des enfants. Nos bambins auront beau être les plus gentils et les mieux élevés de la terre, avoir des enfants est une entreprise beaucoup trop périlleuse pour que nous puissions nous permettre de ne pas nous inquiéter et veiller au grain, à chaque moment et tous les jours, et ce, à partir de
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leur conception. Des tracasseries de base (« Horreur ! Elle n’a pas bu tout son lait ! Soulagement ! Elle a mangé beaucoup de céréales ! ») aux paniques à venir (« Horreur ! Un condom ! Soulagement ! Il est encore emballé ! »), rien ne sert d’enfouir notre tête dans les couches : nous sommes à leur merci. Bref, l’équation est simple : si nous ne voulons pas exploser d’inquié-tude, il nous faut un exutoire. L’indignité, pour les parents, est cette merveilleuse soupape qui nous permet de continuer à dire oui à la vie. À partir d’aujourd’hui, osons donc le clamer haut et fort : il faut rire de nos enfants ! Nous leur donnons tout, nous trem-blons chaque jour pour eux, nous explosons de fierté devant leurs exploits, nous les nourrissons, les logeons, les lavons, les écoutons, leur achetons des jouets stupides juste pour le plaisir de voir leur visage s’illuminer pendant un quart de seconde, bref, nous les aimons plus que nous-mêmes, alors on peut quand même se permettre de les trouver ridicules avec leur sale manie de regarder Caillou ou de collectionner des cartes Pokémon, non ? Les chroniques rassemblées dans ce livre se divisent en deux catégories. Premièrement, il y a les situations dans lesquelles nous pouvons rire de nos enfants en général. Et, deuxièmement,ilyalessituationslorsdesquellesjaimoi-même ri de mes enfants en particulier. Oui, du vécu ! Des trippes ! De la réalité authentique ! Que voulez-vous, ça vend de la copie et l’éditeur m’y a forcée. Ah, j’allais oublier : je ris aussi beaucoup des papas dans ce livre, mais, chut !, ne leur en parlez pas. De la testostérone, c’est très sensible, ça pourrait se mettre à pleurer pour un rien et on en a bien assez à gérer avec nos tout-petits.
10- Chroniques d’une mère indigne
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