Les cigognes et le pigeon.

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Si des histoires romantiques ou autres se passent toujours dans les hautes sphères de l'administration, et si les héros sont souvent des membres de professions libérales, des journalistes, des artistes…, en voici une qui se passe dans le monde du travail ouvrier. Un récit passionnant plein d'intrigues dignes d'un polar : complots organisés par un cerveau machiavélique, hommes de mains, traîtres, …A travers cette histoire romantique et très originale, l'auteur offre en même temps une véritable immersion dans l'univers du travail ouvrier. Il décrit la situation de son héros, qui garde un relief saisissant au milieu d'un environnement nuisible…
Publié le : samedi 2 juin 2007
Lecture(s) : 181
EAN13 : 9782748185348
Nombre de pages : 355
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Titre
Les cigognes et le pigeon
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DU MÊME AUTEURAUX ÉDITIONSLEMANUSCRIT
Le Voyage de Mohand, 2003
Titre Ali Mebtouche
Les cigognes et le pigeon
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-8534-X (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748185348 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-8535-8 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748185355 (livre numérique)
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Chapitre I.
CHAPITREI.
En ce jour du quatorze avril 1986, Mernis, comme tous les salariés de son secteur, une centaine environ, allait quitter son atelier de production « les Tubes » du Centre Montage-Camions. Mernis avait passé un peu plus de treize ans dans cet atelier où l’on fabriquait toutes sortes de pièces, comme les pots d’échappement, les traverses de cabines, les tubes à circulation d’air ou d’huile, pour ne citer que ces quelques éléments… Treize ans, depuis son embauche dans cette grande usine de quatre kilomètres carrés, située dans la région lyonnaise et où plus de quinze mille personnes étaient employées, à la fin des années soixante. Les travailleurs du Centre Montage-Camions, on les surnommait jadis « les durs », à cause des luttes obstinées qu’ils menaient pour faire aboutir leurs revendications. En démantelant le dernier atelier de production du Centre Montage-Camions, on avait mis fin, ainsi, à un symbole de cette usine. Autrefois, cent vingt
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Les cigognes et le pigeon
véhicules par jour, de toutes catégories, sortaient de ses chaînes de production.Après avoir délocalisé toutes les chaînes de montage, cinq ans auparavant, et reclassé plus de deux mille personnes dans différents ateliers de production et diverses administrations au sein de l’entreprise, la direction de la société décida de démanteler, à son tour, le dernier atelier restant : « les Tubes », pour le transférer dans le nord de la France. Personne ne se doutait que la direction, en accord avec le gouvernement de cette époque, venait de déclencher, d’une manière imperceptible, l’anéantissement d’une usine, d’un empire industriel qui, depuis près d’un siècle, fabriquait des camions, des cars et des bus parcourant la France et le monde entier.Dès l’annonce de la fermeture de l’atelier, au Comité d’Établissement, six mois auparavant, la direction de l’entreprise commençait déjà sa politique de harcèlement envers son personnel en lui faisant subir toutes sortes de pressions. Plusieurs réunions d’information furent organisées, réunions où l’encadrement culpabilisait les ouvriers, employés, techniciens, et agents de maîtrise pour les inquiéter et les inciter à accepter une mutation qui ne leur convenait pas forcément. Des ouvriers, des
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