Les deux Français ... et autres récits

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La nouvelle, genre dans lequel Gilles Perrault excelle, sans doute à cause de son expérience scénaristique, trouve à se couler superbement dans ses décors et ses thèmes de prédilection. Décors ou la vie est de passage, l’amour en état d’escale : équipage nomade (un couple et un enfant en vacances en camping car), train (bondé, menacé de contrôles, propice à la promiscuité), hôtels (le Lutetia à la Libération, un établissement de bord de mer en toute fin de saison), paquebot de croisière (les ponts stratifiés comme sont les classes et origines sociales des touristes), avion (un Messerschmidt volé)… Thèmes de la guerre, du sexe, de la violence, entretissés à ceux de la nostalgie, de la complicité, chez des personnages à qui la vie réserve ses mauvais coups - femme menacée de viol collectif par des braconniers au Québec, type dénoncé aux Allemands par sa femme, lignée à contresens de l’histoire, etc.- mais aussi ses espiègleries (petit personnel hôtelier chargé de récupérer les rupins fin saoûls de leurs nuits parisiennes) et ses épilogues où la mémoire rabâche les jours qui ne veulent pas se faire oublier (retrouvailles entre un ancien agent du KGB en fauteuil roulant et l’ex-agent de la DST qui avait mission de le démasquer). Cursive, retenue mais vigoureuse, sans chemins de traverse mais ne dédaignant ni l’humour ni le suspense, l’écriture de Gilles Perrault s’adapte à merveille aux situations qu’il narre et aux personnages qu’il campe.
Publié le : mercredi 6 octobre 2010
Lecture(s) : 53
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213661179
Nombre de pages : 294
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La nouvelle, genre dans lequel Gilles Perrault excelle, sans doute à cause de son expérience scénaristique, trouve à se couler superbement dans ses décors et ses thèmes de prédilection. Décors ou la vie est de passage, l’amour en état d’escale : équipage nomade (un couple et un enfant en vacances en camping car), train (bondé, menacé de contrôles, propice à la promiscuité), hôtels (le Lutetia à la Libération, un établissement de bord de mer en toute fin de saison), paquebot de croisière (les ponts stratifiés comme sont les classes et origines sociales des touristes), avion (un Messerschmidt volé)… Thèmes de la guerre, du sexe, de la violence, entretissés à ceux de la nostalgie, de la complicité, chez des personnages à qui la vie réserve ses mauvais coups - femme menacée de viol collectif par des braconniers au Québec, type dénoncé aux Allemands par sa femme, lignée à contresens de l’histoire, etc.- mais aussi ses espiègleries (petit personnel hôtelier chargé de récupérer les rupins fin saoûls de leurs nuits parisiennes) et ses épilogues où la mémoire rabâche les jours qui ne veulent pas se faire oublier (retrouvailles entre un ancien agent du KGB en fauteuil roulant et l’ex-agent de la DST qui avait mission de le démasquer). Cursive, retenue mais vigoureuse, sans chemins de traverse mais ne dédaignant ni l’humour ni le suspense, l’écriture de Gilles Perrault s’adapte à merveille aux situations qu’il narre et aux personnages qu’il campe.
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