Les douze vies d'anatole

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Patrick Giani a écrit plusieurs livres sur l'astropsychologie et la spiritualité. Avec ce premier roman, il nous fait partager les états d'âme d'un accidenté de la route qui, malgré un coma profond, demeure pleinement conscient. Grâce à son guide, Anatole expérimente alors le monde non visible qui l'entoure, celui des esprits mais également celui des plans de conscience supérieurs. C'est en remontant dans le passé de ses vies antérieures qu'il comprendra progressivement le véritable sens de sa vie actuelle et l'importance de ceux qui l'entourent.
Publié le : mardi 2 janvier 2007
Lecture(s) : 111
EAN13 : 9782748186062
Nombre de pages : 335
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Titre
Les douze vies d’Anatole
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Titre Patrick Giani
Les douze vies d’Anatole
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-8606-0 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748186062 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-8607-9 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748186079 (livre numérique)
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Chapitre 1
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Les douze vies d’Anatole
CHAPITRE1
« Tu as vu comment il s’appelle, celui-là ? – Non ? – Anatole ! C’est un drôle de prénom. – Oui, ce n’est pas commun. – Il est plutôt beau gosse, tu ne trouves pas ? – Oui, mais dans l’état où il se trouve, tu aurais du mal à faire des galipettes avec lui ! » L’aide soignante part dans un grand éclat de rire, ce qui donne du grain à moudre à sa collègue : « Tu sais, il y a toujours moyen, du moment que “ça” fonctionne ! – Arrête, si le docteur nous entendait ! » Le docteur non, mais Anatole les entend, ces aide-soignantes, et elles commencent à l’agacer avec leur humour au raz des pâquerettes. Il les voit aussi, s’affairant autour de ce lit d’hôpital aux draps trop blancs, mais la vision qu’il a de la scène n’est pas commune : il les voit d’en haut ! Comme s’il était collé au plafond. Et il l’est en fait, sa conscience tout du moins, car il se
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Les douze vies d’Anatole trouve exactement au-dessus du lit autour duquel s’affairent les aide-soignantes. Il les voit arranger les draps d’un geste sec et mécanique, mettre de l’eau dans la cruche sur la table de nuit pour d’éventuelles fleurs à venir, aérer quelques minutes la pièce, puis revenir vers ce lit où est allongé ce corps inerte, ce corps… qui est le sien ! Anatole réalise soudain : ce corps allongé sur ce grand lit blanc, comme un cadavre… Mais comment peut-il être à la fois là, et… là ? « Il est entré quand, hier ? – Non, ce matin. Il a passé la nuit au bloc. D’après le docteur, il est dans le coma. » Anatole ne peut résister à l’envie de crier… mais aucun son ne sort de sa bouche ! Il essaye de nouveau, mais rien à faire, c’est comme si on lui avait collé un gros morceau de sparadrap sur les lèvres. « De stade 4 ? – Comment ? – Tu sais qu’il y a plusieurs stades de coma ? – Ah oui ! je pense qu’il en est au stade 3, qu’on appelle coma de Carus : il ne ressent plus la douleur, c’est comme s’il n’était plus là… »
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