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Les Filles d'Ostrava

De
96 pages
Ostrava, République tchèque. Bien loin de la Bretagne natale de Frantz. Comment aurait-il pu imaginer un tel endroit? La rencontre avec un richissime châtelain allemand va l’amener à découvrir les joies de l’Agence et des prestations des filles d’Ostrava. Là, au cœur de la vieille Europe, un monde interlope où fantasmes et réalité n’ont plus de frontière… Et pourtant, la découverte du corps mutilé d’une de ces séductrices va bousculer ce cadre idyllique… Ensorcelante et inquiétante à la fois, l’aventure sulfureuse des "Filles d’Ostrava" distille un charme troublant. Sous ses airs de polar, François Newski signe un roman étrange à l’atmosphère vénéneuse qui brave l’interdit.
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IDDN.FR.010.0114561.000.R.P.2009.030.40000
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication aux Éditions Publibook en 2009
Pour Susanna
Cest une pièce immense, rectangulaire, très haute de plafond, aux murs blancs immaculés, éclairée largement par la lumière dune belle fin daprès midi. On y accède par cette petite porte basse, que je viens de franchir et qui souvre directement dans le coin droit de la pièce, alors que la moitié de ce même mur droit est occupée par une grande baie vitrée, qui donne sur la place du marché. Deux autres grandes baies vitrées occupent les trois quarts de la surface du mur qui fait face à celui de lentrée. La cloison de gauche, un des petits côtés du rectangle, est dénuée dune quelconque ouverture, et entièrement lisse, du sol au plancher. Sur le mur de droite, un escalier ajouré, construit de grosses poutres de bois noir, permet daccéder à une mezzanine, elle aussi faite de bois noir, ébène. Cest un ensemble très simple, constitué dune rampe, et dun plancher de lattes, espacées les unes des autres. Le sol de la grande salle est recouvert dune moquette épaisse, de couleur crème, immaculée. Au milieu de la pièce trône un lit, imposant, dune forme particulière, ovale. Sa surface immense, pourrait permettre à trois personnes dy dormir, sans se gêner. Le lit est défait. Je men approche. Par terre, sur la moquette, au pied du lit, je remarque les deux pièces dune lingerie féminine intime, qui ont été jetées négligemment. Le soutien-gorge et la petite culotte sont assortis, mais faits dun tissu assez différent. Alors que le soutien-gorge, blanc, parait dune texture assez épaisse, ornée sur toute sa surface de broderies en relief, blanches elles aussi, la petite culotte est faite dun voile très léger, en acrylique probablement, juste souligné dun liseré en relief, plus fin. Je me baisse pour la ramasser un instant. Cest un vêtement extrêmement réduit en surface, soyeux
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sous les doigts, et je ne peux mempêcher de la porter à mon visage, pour la renifler de près, un instant, sans détecter dailleurs dodeur intéressante, provenant de ce sous-vêtement très propre, autre que celles qui enivrent mon imagination. Je laisse retomber négligemment la petite culotte sur le lit. Puis, je me ravise, et je ramasse aussi, par terre, le soutien-gorge, que je repose sur le lit, à côté de la petite culotte, sans le renifler, lui. Cest alors que Frantz remarqua la tache. Une tache sur le drap, au milieu du lit, une tache rouge sombre. Cette tache, plus foncée en son centre, ressemblait à celle que faisait Frantz lorsquil était enfant, avec une goutte dencre, écrasée entre les deux moitiés dune feuille de papier pliée, puis dépliée, pour admirer le résultat. Mais, sur le drap, ce nétait pas de lencre. Cétait du sang. Pourtant létendue de la tache était trop importante pour quon puisse lattribuer à la seule jeune fille, dont la parure intime, immaculée, gisait sur le sol, avant que Frantz ne la repose sur le lit. Cest lorsquil sétait approché du lit pour poser la petite culotte, que Frantz avait remarqué la tache de sang, à moitié dissimulée par le drap de dessus, en désordre. En soulevant le drap pour découvrir complètement la tache, Frantz fit tomber au sol un petit objet cylindrique, long dune dizaine de centimètres, un peu plus large quun stylo, blanc aussi, ce qui le rendait peu visible, sur le drap de même couleur. Au moment où lobjet tomba au sol, Frantz perçut un bruit deau, sans que ces deux événements simultanés aient le moindre rapport. Un bruit deau, comme celui dune douche. On venait juste de lactionner. Il réalisa à cet instant quil y avait une petite ouverture dans la cloison de droite, sans porte, éclairée par une vive lumière. Ce devait être lentrée de la salle de bains. Alors, profitant de ce que la jeune fille, dont la parure avait été abandonnée sur le sol, était vraisemblablement sous sa douche, Frantz grimpa sur la mezzanine. Trois portes, fermées, noir
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