Les Grandes personnes

De
Publié par

" Un piano surgi d'on ne sait où martela une note, la même, cinq, six fois, à l'écart des autres et toutefois au centre du morceau, cherchant sans doute à s'imposer, ou tout simplement à exister. Je pensai : c'est moi. Ce piano qui essaie de faire entendre sa voix, c'est moi. Maladroit, répétitif, hors du coup. Le dernier de la classe qui lève la main et que personne ne remarque, le vilain petit canard, le gars qui cherche sa route au volant d'une épave. Je vendais des assurances-vie, j'avais trente-trois ans et déjà l'impression que beaucoup de choses étaient compromises. Balle de jeu, balle de set, balle de match. "

Le grand-père de Benoît, Scott, brillant décorateur à la Cecil Beaton, fringant octogénaire et monstre d'égoïsme, se rappelle à peine son existence. Son père, Alain, célèbre philosophe, le tient pour un parfait fumiste, un " mauvais garçon ". Sa jeune et jolie belle-mère, Stéphanie, ne répond à ses avances que les soirs de solitude, lorsqu'elle a abusé de l'Americano. Son patron, Schuss, qui a déjà programmé son dépôt de bilan, ne comprend pas qu'il n'arrive pas à " taper " sa famille. Jusqu'à son Opel Corsa qui fait des siennes. Il y a bien sa grand-mère, Valentine, ancienne antiquaire, qui a transformé son magasin en musée Grévin de l'antiquaille, mais, malade, elle décline et ne quitte plus son lit...
Et si, comme le découvrira Benoît, il n'y avait pas de grandes personnes ?

Publié le : mercredi 19 janvier 2000
Lecture(s) : 24
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782702147627
Nombre de pages : 266
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
" Un piano surgi d'on ne sait où martela une note, la même, cinq, six fois, à l'écart des autres et toutefois au centre du morceau, cherchant sans doute à s'imposer, ou tout simplement à exister. Je pensai : c'est moi. Ce piano qui essaie de faire entendre sa voix, c'est moi. Maladroit, répétitif, hors du coup. Le dernier de la classe qui lève la main et que personne ne remarque, le vilain petit canard, le gars qui cherche sa route au volant d'une épave. Je vendais des assurances-vie, j'avais trente-trois ans et déjà l'impression que beaucoup de choses étaient compromises. Balle de jeu, balle de set, balle de match. "

Le grand-père de Benoît, Scott, brillant décorateur à la Cecil Beaton, fringant octogénaire et monstre d'égoïsme, se rappelle à peine son existence. Son père, Alain, célèbre philosophe, le tient pour un parfait fumiste, un " mauvais garçon ". Sa jeune et jolie belle-mère, Stéphanie, ne répond à ses avances que les soirs de solitude, lorsqu'elle a abusé de l'Americano. Son patron, Schuss, qui a déjà programmé son dépôt de bilan, ne comprend pas qu'il n'arrive pas à " taper " sa famille. Jusqu'à son Opel Corsa qui fait des siennes. Il y a bien sa grand-mère, Valentine, ancienne antiquaire, qui a transformé son magasin en musée Grévin de l'antiquaille, mais, malade, elle décline et ne quitte plus son lit...
Et si, comme le découvrira Benoît, il n'y avait pas de grandes personnes ?

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Custer et moi !

de editions-actusf

Double jeu

de editions-sharon-kena

suivant