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Ee pensaît qu’î est décîdément pus que dîIcîe d’envîsa-ger de pouvoîr recommencer à zéro. Même a page banche, à, ne ’étaît pas. Qu’est-ce quî dès que ’on se mettaît à penser, réléchîr, dès que ’on essayaît de comprendre, qu’est-ce quî décîdément étaît vîerge ? Le souvenîr e pus précîs quî uî revenaît à ’esprît, au dé-tour de ces consîdératîons vaporeuses pour sa trente-huîtîème année, remontaît à ses sept ans. Cet âge où es petîtes ies jouaîent à a bae contre un mur grîs, surace banche, îsse et sans aîe, sur aquee a bae, es baes quî s’entrecroîsaîent, n’en inîssaîent pas de rebondîr… De même à a maree, « au paaîs » en d’autres termes – que ’on trouvaît tracés partout dans es rues, es cours, es jardîns – ees jouaîent à ancer e caîou, devenu sî îsse à cause de cet exercîce qu’î en avaît acquîs une sorte de pouvoîr magîque. ï gîssaît presque tout seu, dans es cases soîgneusement pré-parées et vîsées. En un sens, c’étaît ’âge du rebondîssement… Maîs pour en revenîr au jeu de a Maree, ceuî-cî non pus n’învente pas un « paaîs neu » ; jouer au paaîs ou au reste c’est aîre « comme sî » es cases étaîent îbres, en sachant très bîen cependant qu’ees ne e sont pas… et que, par exempe, de un
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à huît, a détermînatîon chîfrée, rend împossîbe toute évasîon, car sî ’on enreînt a îmîte, à savoîr e « traît » passé à a craîe banche ou încrusté dans a terre, on sera e perdant en renon-çant à contînuer. Le but à atteîndre en dépît des renoncîatîons successîves et acceptées – c’est a rège du jeu – e but à atteîndre n’est autre que « e cîe », surace pus vaste, aux contours arrondîs, où ’on doît pouvoîr évouer et se mouvoîr seon ses antaîsîes grâce à ’aîsance d’un espace vérîtabe. Le « cîe » ou « paradîs » des paaîs de marees, on en rêvera toute a vîe peut-être... ? Sept ans, c’étaît aussî ’âge où es gar-çons jouaîent en courant derrîère un cerceau sans jamaîs avoîr ’audace de e dépasser en s’envoant devant uî, et, où, déçus de cet échec, îs vîsaîent à mort es petîts oîseaux avec une ronde armée de « mîcocoues ». Une – deux… Une – troîs… Une – quatre… Une – sîx… Une – huît… Et de pus en pus vîte… De a bae à a maree, de a maree au cerceau, du cerceau à a ronde, de a ronde à a ronde, es petîts enants jouent aussî entre eux à d’autres jeux. ïs entendent tout, écoutent tout, devînent tout, sous ’escabeau du Petît Poucet, maîs en son-geant aux caîoux bancs qu’îs sèmeront pour retrouver eur chemîn… Sî ’on est perdu déjà à cet âge, ce n’est jamaîs très grave car es caîoux sont bancs dans a nuît, et ’on y avance, coniants dans e rythme ou a cadence que ’on a su înventer à propos, au ur et à mesure des nécessîtés heureuses et maheureuses de a vîe. L’enance est rîche des bras d’une mère quî ’a bercée, quî a berce encore, heureuse du rythme dont ee a hérîté et qu’ee
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împrîme à tout ce qu’ee touche, à tout ce quî a touche, comme ça, par chance, c’est-à-dîre par pur amour… et c’est à son chant, sa grâce, a égèreté et ’întîmîté secrète de sa îberté et de son îvresse, quî ressembe tant à ’înstînct de ’anîma, aant au but sans encombre et comme par enchantement…
La pace du vîage où es enants et es vîeux, inaement et sans e aîre exprès, se retrouvent toujours, ressembe à un îmmense cerceau. D’autant pus îmmense aux yeux de ’enant de sept ans, que précîsément, ce soîr-à, ee a décîdé de tout remettre en cause et de recommencer à vîvre. Le cerceau de a pace du vîage, pour une oîs, sera peut-être rattrapé et même dépassé par es deux roues de a bîcycette de a grand-mère, aux guîdons reevés împérîeux, à a see trop haute pour des jambes trop courtes et trop rêes. La course de a bîcycette bat au rythme extraordînaîre des désîrs înous de ’enant : sept ans, î est grand temps de recommencer à vîvre, et à bîen vîvre, et cea absoument, sur tous es pans, à tous es nîveaux, c’est-à-dîre avec tous es eforts quî s’împosent. ï est grand temps d’ouvrîr une page neuve, î est grand temps de se remettre en cause, soî-même, es autres aussî, et tous es jeux quî ne sont nî ceux de a bae nî ceux de a maree, nî ceux d’aucune sorte.
Ne pas manquer une seue oîs e chapeet du Rosaîre de ce moîs d’Octobre débutant : te étaît e devoîr concret que s’împo-saît dans ’aégresse Eîse, quî avaît cessé pourtant depuîs ong-temps de croîre au Père Noë et aux contes de ées… L’Ogre et e Petît Poucet étaîent oîn derrîère ee, sembaît-î, maîs es caîoux éterneement bancs demeuraîent ceux quî jaonnent es sentîers d’une route à découvrîr et où se reconnatre ; qu’îs soîent en mîe de paîn ou en graîns de chapeet, es petîts caî-oux bancs comme des poînts de suspensîon, d’înterrogatîon, comme es deux poînts de a page quî s’ouvre, rempîssaîent es poches des tabîers d’écoîers, et pus que jamaîs scîntîaîent devant es prunees noîres.
Recommencer à vîvre à sept ans, avec devant soî tous es espoîrs du monde, avec, par devers soî, tout ’încompréhensîbe
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du monde. Te étaît e projet. Faîre e poînt non pas e bîan ; ’esprît n’en est pas e même… Et pour se repérer, égrener des caîoux noîrs sur un chapeet de Rosaîre. Premîer Mystère… Deuxîème Mystère… Troîsîème Mystère… Quatrîème Mystère… Cînquîème Mystère… On aaît bîen découvrîr queque chose au bout de tant de mystères… Maîs es roues de a bîcycette sur aquee se hîssaît a petîte ie, sî ees avançaîent, ne cessaîent de tourner sur ees-mêmes pour avancer encore, et a bîcycette de tourner autour de a pace, te un cerceau âché entre es maîns du hasard, de a pro-vîdence ou de ’absurde, cerce îndéinîment vîcîeux où es caî-oux bancs et noîrs commençaîent à se méanger. Pourtant, ce soîr, ’égîse Saînt-Etîenne quî appeaît au Ro-saîre ne verraît poînt parmî ses jeunes idèes a petîte Eîse. Brusquement a roue de a bîcycette de a grand-mère s’étaît îmmobîîsée, arrêtée par un stop îmagînaîre ; es reîns avaîent crîssé d’abord et, ravagée par une înquîétude înconnue, a grand-mère avaît surgî : es mépats de son vîsage tîré, en dîsaîent ong sur sa concentratîon et sur son angoîsse... Toute à ’éan de recommencer à vîvre, ’enant n’avaît pas comprîs tout de suîte que queque chose d’însoîte arrîvaît. D’aîeurs, qu’est-ce quî pouvaît bîen se passer entre a maree, a bae ou e véo ? Avec cette rénésîe ou cette envîe de recommencer e monde rîen de grave ne pouvaît arrîver : rîen ou tout. La grand-mère restaît à, igée. Statue sans voîx d’abord, quî inît par prononcer tout en prenant e guîdon du véo aît pour ses maîns à ee :
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Vîens. Ah non ! it ’enant idèe à son engagement premîer, je vaîs chercher Annîe. Vîens ! répéta a grand-mère dont es musces tendus tra-hîssaîent toute ’émotîon. Vîens chez tes parents ! reprît-ee. Ma-Vous savîez bîen que… Pourquoî ? J’avaîs dît que… man e saît d’aîeurs, mon amîe m’attend… On avaît dît qu’on partîraît ensembe : juré craché ! Maîs à ce moment-à, a poîgne douce et orte de a vîeîe dame prît a maîn de sa petîte-ie. On avaît déjà quîtté e rond magîque de a pace du vîage, on abordaît a route où se trou-vaît a maîson, quand Eîse aperçut une voîture putôt grosse, putôt noîre, quî statîonnaît devant e portaî. Quî est-ce ? dît ’enant N’aîe pas peur ma petîte, répondît a grand-mère, ce n’est rîen, mets-toî sous a protectîon de a Saînte Vîerge… Maîs grand-mère, je n’aî pas peur ! Maîs enin pourquoî tout çà ? Qu’est-ce qu’î y a ? Décîdément, es événements prenaîent une tournure putôt excîtante, et sî de toute açon es cîrconstances aîsaîent qu’î aaît se recommander à Marîe, ee ne pourraît pas, dans ce cas-à, nous en tenîr rîgueur, et tant-pîs-tant-mîeux pour e Rosaîre, on s’arrangeraît après… Hâtons-nous de voîr quî est à. La mère approchaît, ee étaît jeune, svete et bee ; ’înteî-gence de ses yeux et de tout son comportement annonçaît qu’î y avaît queque chose à éucîder et qu’ee étaît décîdée, dans tous es cas, et quoî qu’î en coûte, à aer jusqu’au bout. N’avaît-ee pas posé certaînes questîons pus ou moîns « îndîscrètes » ces dernîers temps ? Hîer, justement… Le père ? Le père étaît jeune aussî, auprès de deux mes-sîeurs quî sembaîent venîr de a vîe, vu eur tenue et eur açon d’être. Le père paraît et on pouvaît ’entendre dîre : Eh bîen, a voîà !
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Ouî, me voîà ! Qu’est-ce quî se passe ? reprît ’enant vîsîbement întrîguée. Rîen de grave ! reprîrent en chœur toutes es voîx, d’une seue voîx. – A quoî répondît en écho un sîence ourd, gêné, équîvoque enin ; puîs de açon à neutraîser e tout, ’un des deux hommes s’exprîma : Nous venons parer un peu avec toî et tes parents, dît-î enin. C’étaîent des poîcîers, dont ’un îmmédîatement afabe dès e départ, proposa à a petîte ie des bonbons « cachou », petîtes pastîes noîres à ’anîs, destînées sans doute à encoura-ger e bavardage. La ampe du « studîo » écaîraît une étagère où es îvres rangés, éparpîés même, dîctaîent déjà eur oî… Un dîvan au dessus de ît leurî accueîaît es vîsîteurs, tandîs qu’en ace une bee armoîre, un peu grande pour a pîèce, aîsaît a ierté du jeune coupe, surtout de a jeune emme quî aîmaît et savaît apprécîer es bees choses. Aînsî, a conversatîon aaît commencer. Conversatîon par-tîcuîère pour ’enant, quî s’évertueraît à répondre avec ’exactî-tude requîse, aux questîons posées, étant donné eur précîsîon. Eîse sauraît très vîte que ce genre de dîscussîon où es ques-tîons appeent es réponses très vîte, et es détaîs d’autres détaîs, se nommaît une « enquête ». On étaît donc venu enquêter à do-mîcîe, chez ee, et c’étaît pour cea que a grand-mère uî avaît demandé de se mettre sous a protectîon de a Saînte Vîerge… ? C’étaît inaement a chose qu’ee arrîvaît e moîns à saîsîr ! Car sî ’on se réère à ce quî s’est passé, en se contentant de répondre « juste » à des questîons « justes », on est bîen assez ort comme cea. A ’époque ee ne connaîssaît nî taîsman nî grîgrî, maîs î est sûr qu’îs eussent été bîen superlus. Ee com-prendraît aussî, très vîte, que ceuî quî ment est en perpétuee recherche de ce qu’î va dîre pour ne pas se couper, être coîncé,
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’esprît traqué, ayant abandonné déinîtîvement « es jeux du hasard », au proit de ceux du chat et de a sourîs ; aors que ceuî quî dît ou répète es événements tes qu’îs se sont passés réeement, ne trouve a chose nî dîIcîe nî dangereuse, nî sur-tout mérîtoîre.
C’est du moîns ce qu’ee aaît ressentîr très sîncèrement au ond d’ee-même, tout e temps que dureraîent ces enquêtes, conrontatîons ; et même au jour du jugement… Maîs de quoî s’agîssaît-î, enin ?
L’enquête, puîsque enquête î y avaît, se poursuîvaît donc. Tout se passaît à « ’écoe ». Ce n’étaît pus ’enant quî y étaît înterrogé, maîs e matre ; e matre à travers ’enant. Encore une oîs, a sîtuatîon sembaît renversée, sans qu’Eîse ne ’aît remarqué… Car, entre a maree, a bae et tout e reste, î y avaît ’éternîté du présent dont a vîe peîne à ee seue annue es aux ordres. C’est pourquoî î étaît à peîne gênant de ré-pondre aux questîons concernant a açon dont a conjugaîson, e vocabuaîre, es dîvîsîons, s’apprenaîent à ’écoe. Ces satanées dîvîsîons ! e matre assîs à son pupître et ’enant à côté de uî, pour montrer ses exercîces ou attendre es expîcatîons. Le matre, se îvraît aors à une méthode pédagogîque partîcuîère ; « méthode » c’est bîen e terme, car ee ne s’appîquaît pas à un seu cas, ceuî de ’enant de sept ans, maîs à toutes es ies de a casse (sau peut-être deux sî ’on respecte ce qu’ees dîrent à ce moment-à).
La méthode consîstaît à être très proche de « Monsîeur », quî avaît ’âge du père, de ce Monsîeur quî détenaît ’autorîté du savoîr et ’autorîté tout court, et à se aîsser « trîpoter » pendant tout e temps que dureraîent ’expîcatîon et a correctîon de a dîvîsîon. Lentement e matre souevaît a robe de ses écoîères et întroduîsaît ses maîns aux doîgts banchâtres, ongs et trans-parents, dans es cuottes des petîtes et grandes ies. Et cea se répétaît à chaque oîs, rîtue étrange et troube, des mathé-matîques. Le mécanîsme d’un certaîn cacu, devenu désormaîs împénétrabe aux mécanîsmes de sa petîte tête, où ee venaît
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d’aîeurs de e décîder ormeement : « ï étaît grand temps de recommencer à vîvre », c’est-à-dîre vîvre « autrement » pour écaîrer tout ce qu’î aaît comprendre, en tout cas à partîr de « ça »...
Et e monsîeur afabe, pus gros que ’autre et pus brun, inaement pus assortî à sa grosse voîture noîre et aux petîts cachous, et e gros monsîeur de donner encore des bonbons à ’anîs à ’enant, tout en contînuant a conversatîon :
Ouî ! maîs aors, dîsaît-î (tandîs que ’autre pus sec et pus roîd se taîsaît ou aîsaît « du mauvaîs esprît » en ayant ’aîr de douter de tout avant même d’entendre)…
Ouî ! maîs comment se aît-î que, quand tu étaîs à côté du matre et qu’î te aîsaît « ça », es autres ne e voyaîent pas ?
ï a au expîquer à ce monsîeur împortant quî sembaît savoîr tant de choses, que e bureau du matre étaît un gros pupître grîs ou peut-être noîr – ee n’arrîvaît pas à se souvenîr – et que ’on pouvaît y entrer « dedans » en queque sorte, sî bîen que de ’extérîeur, c’est-à-dîre du pubîc de a casse, on ne pouvaît rîen apercevoîr de Monsîeur, et de son écoîère « en ma de dîvîsîon ». Les adutes pensent trop souvent que es enants ne voîent que e vîsîbe, aors qu’îs perçoîvent mîeux qu’eux « ’învîsîbe » et, ce quî est pus probant encore, qu’îs savent apprécîer e non-vu. Aînsî a questîon dont Eîse se souvenaît encore, étaît a suîvante :
Dîs-moî, puîsque « on ne pouvaît rîen voîr » du côté de a casse comme tu vîens de e dîre, comment savaîs-tu ce qu’î aîsaît avec es autres ?
On en paraît dans a cour, à a récréatîon... répondît Eîse.
Et de temps en temps e gros monsîeur brun quî ressem-baît à sa voîture et à ses cachous ponctuaît : « c’est ogîque » et encore : « c’est ogîque ! » d’un aîr de dîre : rîen à ajouter ; cea suIt ! Et comme ce mot « ogîque » revenaît souvent, î se chargeaît de gravîté en même temps qu’î étaît auréoé d’un certaîn mystère.
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Pour a petîte ie de sept ans, î ne sîgnîiaît rîen d’autre que e aît d’avoîr cessé pour ’înstant de sauter à pîeds joînts dans e paaîs des marees, pour en poser déîcatement un, avec ragîîté maîs sans angoîsse, dans e paaîs des justîces.
Logîque c’étaît ogîque. Qu’est-ce que c’est ogîque ? « Qu’est-ce que c’est dégueuasse »
Sans vouoîr méanger es pans, î est certaîn que pus tard, sur d’autres bancs que ceux de ’écoe et de a justîce, avec d’autres matres que ceux des pédagogîes partîcuîères, ee rîraît un peu, devant e Mamamouchî en songeant que inaement, comme Monsîeur. Jourdaîn, ee avaît aît de « a ogîque » sans e savoîr…
Les înspecteurs quî, on e sut après, avaîent été convoqués par Monsîeur e Maîre, es înspecteurs irent e tour de a pace du vîage, en ayant soîn de s’arrêter dans chaque maîson où une petîte ou grande ie étaît « en questîon ».
Ce quî, jusque à, n’avaît été qu’încompréhensîbe aux yeux de ’enant quî s’eforçaît tant bîen que ma de ’occuter, prenaît maîntenant es proportîons d’une vérîtabe afaîre. On en par-era ongtemps sous e nom de ’afaîre X.
Une à une, es camarades anées d’Eîse urent înterrogées et dîrent ce qu’ees avaîent à dîre. Eîse n’étaît pas à, bîen sûr, maîs ee sut au ur et à mesure, que ces messîeurs de a vîe étaîent passés chez ’une et puîs chez ’autre, es questîonnant aussî tour à tour.
Aînsî, ces Messîeurs avaîent-îs inî par reconstîtuer ’hîstoîre quî, sans être tragîque (e matre n’avaît pas vîoé ses éèves, î s’étaît contenté au i des jours de es « trîpoter », sans rîsque de crîs et à ’abrî de son grand pupître), sans être tragîque, donc, ’hîstoîre étaît grave… Et voîcî comment ee s’écrîvît entre es caîoux bancs, es graîns de chapeet maîs aussî es jours du caendrîer.
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