Les oies sauvages

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Dans les « Oies sauvages », l'auteur évoque la difficulté de vivre... On ne verra jamais son personnage, en train de lire, d'écrire, ou de peindre... Frank Drabe, lassé d'être exclu, projette de faire un hold-up, sans trop de risques , de quoi regagner son estime, et quelque argent... Mais cela ne se déroule jamais, comme prévu. A Lyon, délesté, durant la nuit, par une copine de travail de Nelly, il se retrouve, sans argent, ou presque... Commence, alors, une dérive qui les amène jusqu'à Toulouse où Drabe est repris par son passé. Il rencontre M.Dominique, un homme plein de bonté. Nelly, sa petite fille, Elisa, et lui, ne devront leur salut qu'au vieil homme, qui leur donnera la chance de commencer une vie nouvelle, au Canada...
Publié le : jeudi 16 juin 2011
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EAN13 : 9782748178029
Nombre de pages : 409
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Titre
Les oies sauvages
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Titre Bernard Tellez
Les oies sauvages
Des gens de passage
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-7802-5 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748178029 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-7803-3 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748178036 (livre numérique)
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A l’horloge de gare Saint-Charles, les aiguilles se déplacèrent, et marquèrent midi… A cause de la chaleur, de la luminosité intense, ils hésitèrent devant les marches à descendre, à se mêler à la foule dense qui arpentait la Canebière, et se dirigeaient vers le Vieux port… Ils revinrent sur leurs pas… Un groupe assez bruyant, qui chantait, à tue-tête, les heurta, au passage, à l’entrée du hall… Frank Drabe aperçut dans le lot, des képis blancs de légionnaires, et lança une injure : « enfoirés ! ». L’un d’eux se retourna, le défia du regard, mais le joyeux drille n’insista pas… Drabe a l’air d’un fauve… Conscient d’avoir mal dormi, le goût fade du train persistait en lui, depuis Lyon, et il ne cessait de voir le paysage libre défiler, derrière la vitre, la flore changer, à mesure, le TGV, filant vers le sud, comme s’il le ramenait inlassablement vers son destin… A Marseille, ville à la latitude voulue, son humeur s’en ressentait. Les gens n’étaient plus les mêmes, à leur accent, leur façon d’être… Le groupe d’agités disparu, saisi par le mouvement, les bruits de la gare, il eut comme une sensation d’étouffement. Personne, pourtant, ne
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s’occupait de lui, ni du trio qu’il formait, avec Nelly, et Élisa, les voyageurs se hâtaient vers des destinations connues, des buts définis… Mais dans sa fâcheuse tendance, à les considérer, comme s’ils formaient une masse indifférente, hostile, Nelly l’observait, avec inquiétude… A ce moment, il nia sa présence, celle d’Élisa, en bousculant un type, au passage, qui le regardait de travers… Le quidam était ciblé, il voulait détruire dans son regard, le contentement du mec qui n’a pas à s’en faire, qui sait qu’il a un bon boulot, une femme, des enfants, et se moque pas mal du minus qu’il était, et peut jouir, avec une ironie facile, de son arrogance… Mais le type disparut, le laissant avec sa rancœur, le même goût amer dans la bouche… Il l’aurait presque frappé, agressé… Son ressentiment tournait, à vide, désormais, il ne lui restait pas beaucoup de marge, pour se démarquer … « Ils m’auront, peut-être, songea-t-il, mais que ce ne soit pas dans le sud, dont je hais trop les gens… Je ne veux pas subir cette honte… » Il considéra, de nouveau, la foule, avec un mépris tenace… Qu’allait-il faire ? Injurier les gens, au passage, afin de passer pour fou ? Se maintenir, redoubler de précautions, mettre un frein définitif à ses pulsions agressives ? Il fit signe, à Nelly et à Élisa, de le suivre… Dans le souci de ne pas quitter la gare,
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