Les péripéties oniriques d'un puceau sympathique

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Road trip hallucinatoire. Agé de dix-neuf ans, notre héros se lance à la poursuite d’une jolie parisienne du XVIème arrondissement. A bord de la vieille Dyane de ses parents, il parcourt les 80 kilomètres qui le séparent de la belle à plein gaz. C’est sans compter les pilules magiques du cousin Jo, dealer de haut-niveau. Alors qu'il pense avoir avalé un simple remontant, le jeune homme est sous l'effet d'un puissant hypnotique. Sur le bord de la route, des sorcières sosies de Woopy Goldberg, des Guignols survoltés, et toute une galerie de personnages désopilants qui l’aideront à conquérir Alycia. Avec la liberté de ton qui le caractérise, Phil San-gió nous entraîne dans un voyage endiablé au cœur des méandres de l’inconscient. Une décharge électrique.
Publié le : dimanche 12 septembre 2010
Lecture(s) : 198
EAN13 : 9782304035001
Nombre de pages : 194
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Titre
Les péripéties oniriques d’un puceau sympathique
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Titre Phil San-Gio
Les péripéties oniriques d’un puceau sympathique Drôle de dream
5 Éditions Le Manuscrit Paris
© Éditions Le Manuscrit, 2010 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-03500-1 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304035001 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-03501-8 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304035018 (livre numérique)
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Les péripéties oniriques d’un puceau sympathique
. . C’était les grandes vacances et l’été semblait déjà bien installé. Pour la deuxième fois de la journée, mon père, me voyant nonchalamment glander m’avait presque sommé de venir lui donner un coup de main au garage où il prétendait pouvoir m’occuper… Bien évidemment j’avais refusé, prétextant que malgré les apparences, j’avais moi aussi beaucoup à faire. – La voiture de ton grand-père est prête, m’avait-il alors lancé. Il s’impatiente. Tu vas aller lui ramener, il en a besoin pour demain. Il te fait dire aussi qu’Alicia est arrivée. – Elle devait partir en Espagne avec ses parents, m’exclamai-je, déjà chaviré rien qu’à l’annonce de son prénom. – Ils ont peut-être changé d’avis, me répondit mon père qui n’en savait pas plus. – Je partirai ce soir, avais-je répondu, un peu troublé.
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Les péripéties oniriques d’un puceau sympathique
J’aimais Alicia depuis le jour où je l’avais rencontrée, il y a trois ans de cela, pendant les grandes vacances scolaires. Ses grands-parents chez qui elle venait depuis trois ans passer une partie des vacances habitaient juste à côté de la maison de mon grand-père et nous avions vite sympathisé. Parisienne d’origine et plus précisément du 16ème, elle s’était soudain mise à aimer la campagne, plus reposante disait-elle, trouvant Paris de plus en plus stressant et le fuyant chaque fois que cela lui était possible. Alicia faisait tourner bien des têtes et la mienne en particulier. Je ne sais pas trop pourquoi je l’attirais, mais elle prétendait que nous étions sur la même longueur d’ondes, ce qui venant d’elle me plaisait beaucoup. Nous avions commencé à flirter lors des dernières vacances, mais elle avait refusé d’aller plus loin. Je l’admirais. Alicia aimait beaucoup les livres et me comparait parfois à Chateaubriand sur qui elle semblait savoir beaucoup de choses, disant même que je lui ressemblais un peu. « Je deviendrai un grand écrivain », lui avais-je alors lancé pour l’éblouir, dans un moment de grande exaltation. « Je t’écrirai moi aussi une histoire, une histoire d’amour et de passion. Si j’y arrive, te donneras-tu à moi ? »
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Phil San-Gio
Souriante et gênée, elle n’avait rien répondu, si ce n’est que de part mon style, je pourrais peut-être faire un bon auteur comique. Un an était passé. Je ne l’avais pas revue depuis les dernières vacances et mon père m’apprenait à l’instant qu’elle était arrivée. Côté écriture, j’avais bien quelques idées, mais rien qui puisse faire une bonne histoire. Malgré tout j’espérais sincèrement qu’Alicia, si j’arrivais à la séduire, me céderait cette année et cela pour deux raisons. La première, c’est que j’étais toujours très épris d’elle et la seconde, à bientôt dix-neuf ans et pour des raisons d’amour-propre il était grand temps que je perde enfin ma virginité. Mon sac d’affaires vite bouclé, je partis donc après le repas du soir. La vieille dyane, opérationnelle maintenant, ronronnait de ses trois chevaux, presque impatiente de retrouver son propriétaire après les quatre-vingt kilomètres que nous aurions à parcourir ensemble. Quant à moi, malgré la perspective de revoir Alicia, je manquais plutôt d’entrain ; la veille j’avais eu un mal fou à m’endormir et pourtant ce matin je m’étais réveillé tôt. Je m’étais pourtant promis de ne plus y toucher, mais le hasard voulut que je croise ce soir-là mon cousin Jo, celui que mon père
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Les péripéties oniriques d’un puceau sympathique
surnommait à juste titrele tableau B et qu’il m’interdisait de fréquenter. De quinze ans plus âgé que moi, il avait fait toute sa carrière dans la drogue et ne s’accordait du répit que lorsqu’il partait en cure ou se retrouvait en prison… Moi la drogue, peut-être par instinct de survie, m’avait toujours fait peur et à part mon cousin Jo, je fuyais plutôt ce milieu comme la peste. J’avais cependant fait une seule fois une légère entorse au règlement et j’en gardais un assez bon souvenir. – J’suis crevé avais-je annoncé autableau B. T’aurais pas un truc qui réveille comme celui que tu m’avais donné un jour ? – Essaye ça, m’avait-il répondu en sortant un cachet bleu de la poche de son jean. Ça réveille pas franchement mais ça met super bien. Confiant, je l’avais cru sur parole et l’avais même avalé devant lui, puis j’étais reparti, attendant impatiemment les premiers effets miracles. Avec patience et respect, la capote ouverte et les cheveux au vent j’avais traversé quantité de villages qui avaient freiné mon élan et de plus ma voiture n’était pas un bolide. Je roulais maintenant depuis plus de trente minutes sur une départementale quasi déserte sur laquelle la vieille dyane sautillait allègrement, lorsque des effets de fatigue se firent étrangement ressentir. Sur la droite, en contrebas et bien à l’écart, une
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