Les pieds dans l'eau

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Le 29 septembre 1990, une vingtaine de descendants de René Coty se retrouvèrent à l'Élysée. Chez les petites-filles du Président, d'ordinaire si ardentes à rompre avec le passé, l'opportunité sembla éveiller un brin d'amusement. Les années glorieuses s'éloignaient suffisamment pour prendre un arrière-goût folklorique. Tout le monde avait oublié le nom de Coty – sauf pour le confondre avec celui d'un parfumeur. L'époque présidentielle ne représentait plus une menace avec ses privilèges. Rien ne pouvait désormais entraver le triomphe de cette vie normale vers laquelle ma famille inclinait depuis trente ans.
Avec ce roman familial, Benoît Duteurtre déploie son art d'humoriste social sur un mode plus intime. À l'ombre des falaises d'Étretat, il observe les transformations de la bourgeoisie en vacances, le catholicisme revisité par mai 68 et sa propre évolution de jeune homme moderne à la découverte de la nostalgie.
Publié le : jeudi 26 mai 2011
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EAN13 : 9782072406966
Nombre de pages : 252
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c o l l e c t i o n f o l i o
Benoît Duteurtre
Les pieds dans l’eau
Gallimard
© Éditions Gallimard, 2008.
Benoît Duteurtre est né à SainteAdresse, près du Havre. Il publie en 1982 son premier texte dans la revueMinuit, puis gagne sa vie comme musicien et journaliste. Il est l’auteur de romans (Tout doit disparaître,Gaieté parisienne,Les malentendus,Service clientèle,cité heureuse La , Les pieds dans l’eau…), d’un recueil de nouvelles (Drôle de temps), d’un livre sur les vaches et d’essais sur la musique. Son écriture claire, sans préciosité, son regard sarcastique sur le monde contemporain ont suscité parfois la polémique et le distinguent dans la jeune littérature française. En 2001, son romanLe voyage en Francea reçu le prix Médicis, etLa petite fille et la cigarette, paru en 2005, a été traduit dans plus de quinze langues.
Arrondie en croissant de lune, la petite ville d’Étretat, avec ses falaises blanches, son galet blanc et sa mer bleue, reposait sous le soleil d’un grand jour de juillet. Aux deux pointes de ce croissant, les deux portes, la petite à droite, la grande à gauche, avançaient dans l’eau tranquille, l’une son pied de naine, l’autre sa jambe de colosse ; et l’aiguille, presque aussi haute que la falaise, large d’en bas, fine au sommet, pointait vers le ciel sa tête aiguë.
Guy dem au pa s s a n t, Le modèle(1883)
I Les cousines
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