Les Pleurs du vent

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« Jusqu’à présent, personne n’avait jamais eu l’idée de parler sérieusement du crâne qui pleure à quelqu’un d’extérieur au village. D’abord parce que le sentiment d’avoir une dette envers ceux qui étaient morts à la guerre interdisait aux survivants de parler à tort et à travers des disparus, mais surtout parce que quiconque entendait la triste lamentation du vent ne pouvait qu’être saisi de stupeur. »
Tout commence par un jeu d’enfants au pied de l’ancien ossuaire, sur l’air de chiche qu’on grimpe sur la falaise, pour aller voir de plus près le crâne humain qu’on aperçoit d’en bas, et qui gémit sous le vent. De toute la bande, seul Akira a le courage de monter. Et de tout le village, seul Seikichi, le père d’Akira, s’oppose à ce qu’un journaliste de la métropole tourne un reportage autour de la légende du crâne qui pleure, objet sacré, emblème des heures terribles de la bataille d’Okinawa…
Les Pleurs du vent conte magnifiquement la paix retrouvée des âmes. Medoruma Shun est né en 1960 à Okinawa, île meurtrie par l’une des plus sanglantes batailles de la Seconde Guerre mondiale. Son œuvre a été couronnée par les très prestigieux prix Akutagawa et Kawabata. Il a été découvert en France avec L’âme de Kôtarô contemplait la mer (2014).
Publié le : lundi 3 octobre 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782843047749
Nombre de pages : 128
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couverture

PRÉSENTATION

DES PLEURS DU VENT


 

« Jusqu’à présent, personne n’avait jamais eu l’idée de parler sérieusement du crâne qui pleure à quelqu’un d’extérieur au village. D’abord parce que le sentiment d’avoir une dette envers ceux qui étaient morts à la guerre interdisait aux survivants de parler à tort et à travers des disparus, mais surtout parce que quiconque entendait la triste lamentation du vent ne pouvait qu’être saisi de stupeur. »

 

Tout commence par un jeu d’enfants au pied de l’ancien ossuaire, sur l’air de chiche qu’on grimpe sur la falaise, pour aller voir de plus près le crâne humain qu’on aperçoit d’en bas, et qui gémit sous le vent. De toute la bande, seul Akira a le courage de monter. Et de tout le village, seul Seikichi, le père d’Akira, s’oppose à ce qu’un journaliste de la métropole tourne un reportage autour de la légende du crâne qui pleure, objet sacré, emblème des heures terribles de la bataille d’Okinawa…

 

Les Pleurs du vent conte magnifiquement la paix retrouvée des âmes.

 

Pour en savoir plus sur Medoruma Shun ou les Pleurs du vent, n’hésitez pas à vous rendre sur notre site www.zulma.fr.

PRÉSENTATION

DE L’AUTEUR


 

Medoruma Shun est né en 1960 à Okinawa, île meurtrie par l’une des plus sanglantes batailles de la Seconde Guerre mondiale. Son œuvre a été couronnée par les très prestigieux prix Akutagawa et Kawabata. Il a été découvert en France avec L’âme de Kôtarô contemplait la mer (2014).

 

Pour en savoir plus sur Medoruma Shun ou les Pleurs du vent, n’hésitez pas à vous rendre sur notre site www.zulma.fr.

PRÉSENTATION

DES ÉDITIONS ZULMA

 
 

Être éditeur, c’est avant tout accueillir des auteurs inspirés et sans concessions — avec une porte grand ouverte sur les littératures vivantes du monde entier. Au rythme de douze nouveautés par an, Zulma s’impose le seul critère valable : être amoureux du texte qu’il faudra défendre. Car il s’agit de s’émouvoir, comprendre, s’interroger — bref, se passionner, toujours.

 

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COPYRIGHT


 

La couverture des Pleurs du vent,

de Medoruma Shun, a été créée par David Pearson.

 

Titre original :

Fûon.

 

© Medoruma Shun, 1997.

 

© Zulma, 2016, pour la traduction française.

 

Édition française publiée avec l’autorisation

de Medoruma Shun par l’intermédiaire

du Bureau des Copyrights Français, Tokyo.

 

ISBN : 978-2-84304-774-9

 

Ce livre numérique, destiné à un usage personnel, est pourvu d’un tatouage numérique. Il ne peut être diffusé, reproduit ou dupliqué d’aucune manière que ce soit, à l’exception d’extraits à destination d’articles ou de comptes rendus.

 

 

Le format ePub a été préparé par Isako www.isako.com à partir de l’édition papier du même ouvrage.

 

 

MEDORUMA SHUN

 

 

LES PLEURS

DU VENT

 

 

roman traduit du japonais

par Corinne Quentin

 

 

ÉDITIONS ZULMA

 

 

C’est Shin qui avait lancé « Chiche qu’on monte ? ». Et puis, alors que l’idée venait de lui, il hésitait à grimper, ce qui fit naître un rire moqueur chez Akira et les autres, mais aucun n’osa dire « Moi, j’y vais » et ils restaient plantés là, les yeux levés vers le promontoire escarpé, comme coupé net.

Surplombant l’embouchure de la rivière Irigami qui venait se jeter dans la mer après avoir traversé le village, c’était une longue falaise, dont la roche ocre jaune montrait par endroits des traces d’impacts de balles. À mi-hauteur, effilées comme des bras d’ophiures, s’accrochaient des racines de banians aux branches déployées en éventail. Dardées par les virulents rayons du soleil, leurs feuilles d’un vert profond se détachaient sur un ciel bleu sans le moindre souffle de vent. Les lianes tombant des branches ressemblaient au dru pelage des lions Shishi qu’on voyait dans les fêtes du village, comme attirées par le parfum aigre-doux de l’humus, elles se frayaient un chemin vers cette terre molle, au pied de l’escarpement. Gorgées d’eau, les jeunes feuilles des liserons enlacés aux lianes suintaient sous les rayons du soleil : un déluge de verdure se déversait devant Akira et sa bande.

Akira s’ébroua comme pour échapper à l’emprise de cette vitalité sauvage et porta son regard vers un espace rectangulaire qui s’ouvrait à côté de la cascade de lianes et de liserons.

C’étaient les vestiges de l’ancien ossuaire en plein air dont même les vieillards du village ignoraient de quelle période il pouvait bien dater. Quand on y déposait le corps d’un mort, les oiseaux, crabes, ligies des rivages, et puis la brise marine se chargeaient de le transformer en un beau squelette blanc, disaient avec nostalgie les anciens en plissant les yeux comme pour apercevoir au loin ce passé. Akira imagina des squelettes étincelants, à moitié enfouis dans le sable blanc. Ne serait-ce qu’une seule fois, il brûlait d’envie de voir l’endroit de ses propres yeux.

À présent l’ossuaire avait presque disparu sous la prolifération des banians et des liserons. Avant la guerre, un solide escalier de pierre taillé dans la falaise permettait d’y accéder. C’est par cet escalier que les villageois transportaient le palanquin funéraire de ceux qui entamaient leur voyage vers l’au-delà. Mais les bombardements avaient détruit l’escalier, et l’armée américaine débarquée sur l’île avait emporté les pierres pour construire ses campements. Après la guerre, les villageois, tels des crabes rampants par petites grappes, étaient sortis de tous les recoins des forêts et des collines mais, assurant à peine leur propre survie, ils ne s’étaient pas préoccupés de l’escalier. Avec le temps, la vie du village avait repris son cours et l’escalier n’avait jamais été reconstruit.

DU MÊME AUTEUR


 

L’âme de Kôtarô contemplait la mer, 2014.

 

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