Les poursuivants de lumière

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Réunis autour de la mort énigmatique d’un archéologue, un sculpteur et une jeune femme de la police scientifique vont découvrir l’amour en même temps que le terrible secret du défunt. Des manuscrits antiques aux révélations explosives pourraient faire vaciller les religions. Où se cachent ces reliques ? C’est la question que se posent également un dangereux cardinal et un trafiquant d’antiquités volées. La rivalité des différents camps et la trahison de certains complices rendent la chasse au trésor hasardeuse. Les rebondissements se succèdent, tirant les protagonistes toujours plus loin jusqu’à l’irréparable.
Publié le : dimanche 19 juin 2011
Lecture(s) : 162
EAN13 : 9782748148985
Nombre de pages : 420
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Les Poursuivants de lumière
Didier Garnier
Les Poursuivants de lumière
Les manuscrits de la Mer Morte
ROMANLe Manuscrit www.manuscrit.com
Éditions Le Manuscrit 20, rue des Petits-Champs 75002 Paris Téléphone : 01 48 07 50 00 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com Éditions Le Manuscrit, 2005 ISBN : 2-7481-4899-1 (Fichier numérique) ISBN : 2-7481-4898-3 (Livre imprimé)
DI D I E R G A R N I E R
CHAPITRE 1  La pluie d’automne avait cessé, peu avant la tombée d’une nuit qui, désormais, engourdissait la rumeur des boulevards. Sur l’asphalte mouillé, les lumières de la ville mêlaient des flots d’or et de sang. L’entrelacs de leurs reflets venait se briser sur la silhouette sombre d’un homme, allongé sur le trottoir.  Autour du corps sans vie, sous le regard de quelques noirs passants qui avaient un instant suspendu leurs vols, la police procédait avec nonchalance à l’examen des lieux. Sur les visages impassibles des inspecteurs, on pouvait lire toute la banalité qu’ils accordaient à la situation. Parmi ces familiers des morts violentes, une jeune femme faisait exception. Son beau visage était bouleversé. Elle effectuait des prélèvements sur l’homme étendu devant elle, sans parvenir à maîtriser le tremblement de ses mains.  L’un des policiers, dont l’abdomen relâché et les tempes grisonnantes annonçaient le vieux limier, leva la tête pour regarder les fenêtres du vieil immeuble bourgeois au pied duquel ils se trouvaient. -« Suicide, lâcha-t-il. -Ca m’en a tout l’air commissaire, renchérit avec flegme l’un des inspecteurs. Avec les pluies de ces derniers jours, pour certains c’est la grosse déprime et hop ! Le plongeon ! -Classique, conclut le chef. Sait-on de qui il s’agit ? -Miguel est parti se renseigner auprès des voisins. Tenez, le voici qui sort ! »  La taille moyenne, vêtu d’un costume sombre et
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LE SPL U M I E R ED E O U R S U I V A N T S
d’une cravate discrète, Miguel Santos ressemblait plus à un jeune cadre dynamique qu’à un enquêteur. Le teint mat, le regard sombre et la bouche sensuelle dégageaient une certaine séduction. En s’approchant des autres policiers, il fixa un instant la jeune femme avant de débuter son rapport : -« Professeur Pierre Darmonge, un archéologue. La soixantaine. Il enseigne, … Il enseignait à l’université. Il s’absentait parfois quelques mois pour des fouilles à l’étranger. -Une femme ? -Non, il vivait seul. D’après les voisins, c’était quelqu’un de discret sans histoire. -?Et que dit l’appartement -Rien ! Tout est en ordre. Pas de trace d’effraction ni de lutte. »  Le commissaire opina de la tête et son regard glissa vers le cadavre : « Alors Claire, on dirait que vous avez mangé quelque chose qui ne passe pas ! »  La jeune femme leva vers son supérieur un visage plus pâle que celui de la victime. Elle déglutit avec peine, sans pouvoir prononcer un seul mot.  Miguel se rapprocha d’elle. Il s’agenouilla et lui serra doucement le bras : « C’est toujours comme ça la première fois, après on s’habitue. »  La proximité du jeune homme, plus que la banalité de ses propos, sembla quelque peu la réconforter. Elle esquissa un faible sourire en guise d’acquiescement. Il ajouta d’une voix plus caressante : « Dès que nous serons rentrés, je te changerai les idées. »
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Surmontant légèrement son malaise, elle réussit à articuler : -« D’accord … Je pensais que je tiendrais mieux le coup ! -Ca va aller. A tout à l’heure. »  Tandis que Miguel rejoignait le groupe des enquêteurs, Claire emporta ses prélèvements jusqu’à son véhicule. Elle l’atteignait presque, quand le commissaire lui cria de loin : « Claire ! Pas d’urgence, il s’agit sans doute d’un suicide ! »  Une voix s’éleva aussitôt : « Suicide ! Ils sont aveugles ou quoi ? Ce type a été assassiné ! »  Claire sursauta. Elle fixa les badauds dont le groupe se tenait en retrait de la scène, puis suivit la direction qu’indiquaient les yeux des spectateurs. Leur point de convergence était un homme d’une quarantaine d’années qui, en cet instant, paraissait aussi surpris que les autres par ce qu’il venait de dire.  La curiosité de ses voisins dura peu de temps. Très vite, ils reportèrent leur intérêt sur le macabre spectacle. Cependant, Claire examina plus en détails l’homme qui avait manifesté son désaccord. Sa taille athlétique attirait irrésistiblement l’attention et sous les cheveux bruns, coupés courts, les yeux avaient le bleu des horizons lointains. C’était, en langage féminin actuel, un beau mec. L’espace d’un instant, l’atmosphère parut moins oppressante à la jeune femme.  L’homme s’aperçût de cet examen et, croisant le regard de Claire, sembla quelque peu gêné. Surprise également, elle détourna la tête et gagna sa voiture.
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Après avoir déposé ses échantillons dans le coffre, elle démarra en s’interdisant de regarder une nouvelle fois en direction du groupe de curieux.  Un des inspecteurs s’approcha de cet attroupement, pour y découvrir d’éventuels témoins. Les rares candidats déclinèrent leurs identités et furent convoqués le lendemain, au commissariat, pour y faire leur déposition.  Marc donna son nom mais le regretta, sitôt la police partie. Stupide ! Il était vraiment trop stupide. D’abord en criant presque une réflexion qu’il se faisait. Parler d’assassinat ! Cela avait attiré l’attention des gens, heureusement pas celle de la police, enfin presque. Il y avait quand même cette fille superbe qui l’avait dévisagé… « Claire » avait hurlé un des flics, un prénom qui lui collait bien à la peau. Il se dégageait de cette fille une impression de lumière. Marc s’était senti instinctivement attiré. Elle avait déjà dû l’oublier… Mais se dire témoin, ça c’était le bouquet.  Marc n’aimait pas avoir à faire avec la police. Douloureux souvenirs du temps où, avec d’autres artistes, ils étaient expulsés par la force des squats qu’ils occupaient.  Témoin de quoi ? Il n’avait pas vu la chute du corps ; seulement entendu un hurlement sinistre dont l’écho persistait à ses oreilles. Il avait alors machinalement levé la tête vers les fenêtres de l’immeuble et, derrière l’une d’elles, il avait cru apercevoir une ombre se retirer précipitamment à l’intérieur. Cru voir ou impression de ? Maintenant, il n’était plus sûr de rien.  Si ! D’une chose : l’homme qui gisait sur le trottoir
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criait à l’assassin, de tout son corps tordu. Marc avait la sensation d’être le seul à percevoir cet appel. Sa condition de sculpteur le prédisposait peut-être, plus que quiconque, à interpréter les messages du corps. C’était comme si, au-delà de la mort, la victime implorait son aide. Plus les minutes passaient et plus Marc sentait une présence éthérée flotter autour de lui.  Quelque fût la nature de cette sensation, il eut l’intime conviction qu’elle allait le conduire directement dans les ennuis. A commencer par le lendemain, où il devrait expliquer aux flics qu’il était témoin de pas grand chose, mais qu’en revanche, il était hanté par le fantôme de la victime. C’était, pour un univers policier, une sorte d’insulte à agent avec préméditation. Hélas, il n’avait plus le choix. La machine était maintenant lancée !
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