Les Trois Lettres du fou

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Trois lettres inexplicables reçues d’une inconnue, trois lettres d’une histoire d’amour annoncée par avance. Un amour d’un passé qui revient... Et la vie de cet homme en est à la fois déchirée et sublimée. Mais n’est-il pas la victime d’une intrigue ? Ou tout simplement, ce journal de lui-même, n’est-il pas celui d’un fou, comme les trois lettres qui forment ce mot ?

Publié le : samedi 1 janvier 2005
Lecture(s) : 80
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 2952368309
Nombre de pages : non-communiqué
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Prologue sur ma région « Je n’ai p as eu le temp s de faire p lus court. » Ainsi parlait un romancier dont j’ai perdu le nom… Il se trouve que j’ai eu le temps de réduire les deux cents ou trois cents pages que j’ai écrites sur cette histoire au strict minimum… Il me vient, après une dernière relecture, le besoin, je dirais l’« exigence », de parler de ma région. Parce que le lecteur pourra se laisser prendre au questionnement soulevé par l’intrigue et aux ambiguïtés du caractère des trois p rincip aux p ersonnages, Élodie, Michel et cette main qui a écrit les trois lettres, et p uis par la présence des deux enfants, enfin… j’ai craint que le « décor » ne s’estompe un peu derrière tout cela… Tout au long de cette écriture, ou plutôt de ma « désécriture », puisque j’ai passé plus de temps à effacer qu’à composer, j’ai senti grandir en mon âme le flot des cascades, le silence des flocons de neige sur un lac.
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Mon dieu, ce Bugey d’étangs et de mousse, ce Bugey de buis et de pervenches ! Jamais je n’ai parcouru de pays si « habité » par la douceur et le recueillement… Bien sûr, j’ai été émerveillé autre part, et les exemples sont sans fin pour moi entre les vagues au pied des falaises du cap Fréhel et la houle des sables sahariens… Je ne sais pourquoi et comment me prend vertige soudain d’arbres, d’eau, de pairies arrondies, de bleu des montagnes lointaines… S’il m’arrive donc de p artir et d’aimer des régions étrangères, je retrouve le Bugey à pas de loup, et j’entre à nouveau en « religion », mieux qu’ailleurs, avec la nature. Finalement, j’ai réduit mon texte pour que surgisse plus intensément cette sorte d’envoûtement ressenti pour mon pays… Je n’ai jamais vécu que p ar ce jeu de collines et de rivières. J’ai eu la chance d’avoir un père qui m’em-menait à la p êche les matins de vacances, lorsque l’eau se réveille et essuie la brume de la nuit. Ce léger frisson de froid et de naissance… Et p uis le bouchon qui tremble, au centre des cercles magiques à la surface des choses, avant de s’enfoncer dans le mystère des vies cachées, imaginées… j’ai tout appris de ces matins d’offrande.
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Je sais depuis qu’un arbre est bien plus qu’un arbre, qu’une rivière est bien plus qu’une rivière. Les hommes d’avant le temp s, celui comp té à p artir de zéro, le savaient mieux que nous. L’arbre et la rivière p arlaient aux tribus du passé. « Rien de vrai ne poussera plus dans la poussière de vos villes ! » nous dit Gitta Mallasz, car le Vrai qui fait croître l’homme, le transforme et le porte aux rivages inconnus d’une vie inédite, se nourrit de sous-bois, de neige, et du passage furtif d’un chevreuil… Le Bugey pour moi est une région déployée dans le sacré, comme le jardin d’un monastère idéal. Tous les chemins de ce p ays sont chemins de Comp ostelle, p arce que les p arcourir élève en moi comme une résonance prophétique enracinée dans le plus lointain passé, là où repose le grand secret accompagnant le devenir de l’homme. Mais revenons à plus pratique… Ce roman se passe dans le Bugey, et il ne sera p as difficile de trouver le nom du village en question avec la p hoto du lac qui le domine et que j’ai placée en couverture.Mais il ne peut y avoir assimilation des personnes vivant dans cette commune avec les personnages de ce livre. Pas de rapport entre les êtres qui ont marqué ma vie durant près de vingt ans et ceux du livre. Tout est le
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fruit de ma création et aucun parallèle n’est possible entre deux univers sans lien. Seul le décor est vrai et j’ai inscrit en son sein, des personnages et une histoire inventés. Toute assimilation serait donc abusive et trahirait une incompréhension totale vis-à-vis de l’écriture telle que je la p ratique. J’écris comme je rêve et toute image ou anecdote a valeur de symbole. Et puis, mais cela serait moins gênant : aucun rapport entre le Michel du roman aux propos déraisonnables et moi-même…
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