Les vieux ne meurent pas toujours

by Emmanuelle Bardet Schlumberger (Auhtor)

«
“Un vieux qui meurt... pas de quoi en faire toute une histoire !“
Mais les vieux ont une vie avant la mort. Ils sont
... »

Emmanuelle Schlumberger 16 rue Séguier - 75006 Paris 01 46 34 14 45 06 63 19 28 86 Les vieux ne meurent pas toujours - Nouvelles 1 Emmanuelle Schlumberger Les vieux ne meurent pas toujours nouvelles 2 Au quatrième sans ascenseur - Villa Danrémont. Oui j’y habite depuis au moins 12 ans. J’ai eu d’abord une petite chambre au rez-de-chaussée. Puis avec ma copine on a pris un studio au cinquième. Après on a acheté le studio et les deux pièces autour. À la naissance de mon fils, on s’est agrandi par le haut. Oh un duplex, c’est un grand mot. Mais oui l’appart est sur deux niveaux. Quatre pièces en tout. - Oui en douze ans, bien sûr j’ai connu les voisins. Généralement les gens restent parce que c’est très calme. Le quartier est populaire et commerçant mais le passage est tranquille. Moi j’aime bien. - Eux je les connaissais très peu. Ils étaient vraiment âgés. Elle est je crois, carrément impotente. Elle ne sort jamais. C’est son mari qui allait faire les courses. Quand j’ai acheté le studio, il venait encore aux réunions de copro. Après on l’a plus vu. C’est son petit-fils qui venait. - Oui bien sûr, je le connais bien le petit-fils. Il habitait au sixième, une chambre à côté des deux vieux. Oui il est spécial. Il y a dix ans il était un peu dragqueen, c’est sûr. Maintenant il est plus discret. Il s’est rangé lui aussi. Un ami ? Oui, ils ont quitté l’immeuble pour vivre ensemble. A Rome, il y a quelques temps. Oui on était assez liés. On a le même âge et on s’est connus à mon arrivée dans l’immeuble. - Le vieux, je le croisais finalement assez souvent, presque tous les jours en fait. Je lui montais son sac de courses. Six étages à quatre-vingts ans passés, faut les monter. Non jamais. Je vous dis, sa femme, je l’ai vue pour la première fois aujourd’hui. J’ai jamais mis les pieds chez eux. » L’agent de police tapait la déclaration de l’homme assis en face de lui d’un air impassible. C’était de la pure routine parce qu’un vieil homme était mort et que ce gars était le seul témoin. Il avait posé des questions sur le petit-fils par déformation professionnelle. On ne sait jamais, apparemment c’était le seul descendant. Et en plus, il avait déjà eu affaire à lui. Une histoire de mœurs pas bien méchante en fait. Bon on ne pourrait pas lui reprocher de ne pas avoir été au fond des choses, si finalement il s’avérait que ce n’était pas une mort naturelle. Ce dont il doutait : les vieux, ça finit par mourir tout seul. Le gars en face avait l’air assez secoué. Le policier lui jeta un coup d’œil. Il s’était tu à présent mais franchement, il n’avait pas l’air dans son assiette. Jeune encore. L’air plutôt sympa avec sa tête de polack. Zarco 3 qu’il s’appelait. Bon d’accord. L’homme repris la parole. Le policier soupira. Bon il n’avait pas vraiment que ça à faire. C’était pas la cellule psychologique ici. Enfin, c’était difficile de lui demander de se taire. Alors bon bougre, il cessa de taper sur sa machine, alluma une cigarette et écouta l’homme poursuivre sa déclaration. - Le vieux, je ne le connaissais pas vraiment. Mais à force de le voir quasiment tous les jours depuis des années, il m’était devenu familier et sympathique. On échangeait quelques mots, pas grand chose mais plus que bonjour-bonsoir quand même. Il était dans l’immeuble depuis presque soixante ans. Au début, il était cocher. Y avait encore des chevaux à Paris avant la guerre. Quand moi je suis arrivé dans l’immeuble, au rez-de-chaussée, il y avait un marchand de tapis. Mais bien avant, c’était un relais de poste, avec des voitures à cheval. Le vieux conduisait une de ces voitures. Cocher, quoi ! C’est dingue, non… Maintenant c’est un atelier d’artistes. » Le policier tapota sur la table. Ok, le Zarco avait besoin de parler un peu. Mais il n’allait quand même pas remonter à l’inondation de 1910 ! - Après il est entré aux chemins de fer. Faut dire, cocher, y avait pas beaucoup d’avenir ! » L’autre leva les yeux au ciel. Mais l’homme ne le remarqua même pas. Pourtant, il n’était pas du genre bavard d’habitude. Pas le genre à s’épancher ; et sûrement pas devant un flic. Mais là, celui-ci lui était sympathique. La même tête de polonais que son polack de père. En plus jeune peut-être. Il continua… - Les vieux, je veux dire, les personnes âgées, moi ça m’attendrit assez. Lui il avait eu un fils qui a mal tourné. Enfin il a pas fait grand chose à part un gosse à une fille qui n’avait pas inventé la poudre apparemment. C’est le vieux qui me l’a dit. On se parlait pas beaucoup mais finalement, des années à monter ensemble six étages, ça donne le temps de raconter une vie. Y s’est pas passé grand chose dans sa vie d’ailleurs. A part cocher, ça c’est drôle. Et puis le petit-fils. Leur fils avait plus ou moins disparu dans la nature. Un jour la fille en question a sonné chez eux ; avec un gosse de deux ou trois ans. Elle était paumée, c’est sûr. Elle leur a annoncé que l’enfant était leur petit-fils. Apparemment ils l’ont cru sur parole. Bon, pourquoi elle aurait menti. Elle est venue plusieurs fois et elle leur laissait le petit pour la nuit. Un matin, elle n’est plus 4 revenue le chercher. Voilà, y a dû y avoir une enquête sociale. Le vieux m’a pas donné de détails. Ils ont élevé l’enfant avec sa femme. Quand moi je suis arrivé, le petit avait grandi et avait déjà une drôle d’allure. Cela ne semblait pas choqué le vieux : des cuissardes, les cheveux rouges. Il se cherchait un peu, c’est sûr. Ca se comprend. Enfin après il est devenu pote avec ma copine. Et puis les années ont passé. Vous savez, moi à seize ans, j’avais mon père, ma mère, j’étais pas pédé mais quand même je me demandais ce que je foutais sur terre. Pas vous ? » Le policier toussota. A seize ans, il quittait la Pologne et arrivait en France avec sa mère. Elle était très malade et devait se faire soigner. Ils avaient eu un visa spécial. Six mois après elle était morte. Il n’avait plus remis les pieds en Pologne. Enfin c’était son histoire et il la gardait pour lui. - Je suis rentré en fin d’après-midi. J’étais assez crevé. Vous savez quand on habite au cinquième sans ascenseur, arrivé en bas de chez soi, c’est comme si la moitié du chemin reste à faire. Même quand on n’a pas quatre-vingts ans. Bref, je gravis les marches. Arrivé au troisième, je ramasse deux oranges qui ont roulé. C’est là que j’ai entendu un drôle de son ; comme un chuintement. Je monte les dernières marches. Le vieux monsieur était affalé sur le palier du quatrième. Le panier à provision avait roulé parterre. Je me suis approché et j’ai commencé, bêtement à lui parler. J’ai cru qu’il reprenait son souffle et que le panier avait glissé. Comme il ne me répondait pas, je me suis assis à ses côtés. Il s’est écroulé sur moi. J’avais mon bras sous ses épaules pour le soutenir. Son regard plongeait dans mes yeux. C’est là que j’ai compris qu’il se passait vraiment quelque chose. Il avait resserré sa main sur mon bras. Il continuait à me regarder. Je ne pouvais pas le laisser pour appeler du secours. Alors je me suis mis à lui parler tout bas. Comme le cow-boy dans les westerns qui chuchote à son pote, que non, il ne va pas mourir, alors qu’il a quinze balles dans le ventre. Là, c’était juste un vieux, j’ai pas compris ce qu’il avait, pourquoi il mourrait là, justement dans mes bras. Et puis sa main s’est relâchée, le souffle rauque s’est tu. Putain, c’était fini. J’ai frissonné. Même là, je me sentais pas de le lâcher. J’avais besoin de l’accompagner encore un bout de chemin. Voilà. J’avais jamais vu de mort. Aujourd’hui c’est fait. » 5 Le policier s’était remis à taper sur sa machine la déclaration du gars. Des mecs, lui, il en avait vu clamser pas mal. Mais bon, ça aussi c’était son histoire. L’homme signa la déclaration. Il sortit lui aussi un cigarette mais n’osa pas l’allumer. Y avait vraiment plus rien à dire, il salua vaguement et rentra chez lui. Le policier haussa les épaule et classa la déclaration. Un vieux qui meurt. Pas de quoi en faire toute une histoire. 6 Les deux vieilles Les deux femmes marchaient l’une derrière l’autre sur le trottoir qui longeait le mur haut de plusieurs mètres. Il faisait une chaleur accablante. J’étais assis à la terrasse du café comme tous les après-midi depuis un mois. Il faisait tellement chaud chez moi que je descendais travailler au troquet en bas. Tous les jours ou presque, je les voyais, frêles silhouettes, vêtues de noir, le chignon gris, en plein soleil. Elles allaient du même pas infiniment lent. Chacune serrait un petit sac à main en cuir noir et elles semblaient ne jamais devoir atteindre le portail du cimetière. Il était juste en face de ma terrasse de café. Je pouvais voir la première ouvrir le portillon. Elle laissait toujours passer la suivante puis refermait la porte derrière elles. Elles reprenaient alors leur marche sur l’allée centrale du cimetière, l’une derrière l’autre, telles deux indiennes sur un chemin escarpé. Sauf que l’allée du cimetière était très large et qu’elles auraient pu marcher de front. La première était en plein milieu de l’allée, la seconde mettait ses pas dans les siens, son ombre sous le soleil implacable du mois d’août. L’allée du cimetière était très longue. Je pouvais les suivre pendant des minutes interminables et finir ma bière avant de les voir obliquer dans une allée adjacente. Au bout de plusieurs jours, assis à ma terrasse, je guettais leur arrivée au bout du trottoir qui longeait le cimetière, ne pouvant me concentrer sur ma lecture avant de les avoir aperçues. Et alors, il fallait que je les suive du regard, que je m’assure que la première ouvrait la porte pour la seconde, puis que toutes deux remontaient bien l’allée. Et même, une fois qu’elles avaient disparu de ma vue, mon esprit vagabondait autour de ces silhouettes. Je commandais généralement une nouvelle bière à ce moment-là et la sirotais en attendant qu’elles réapparaissent. Car elles finissaient par revenir, toutes deux, l’une devant, l’autre derrière, comme dans la chanson du petit cheval blanc. Elles me faisaient alors face et marchaient encore plus lentement me semblait-il. Quand elles franchissaient la porte du cimetière, elles n’étaient qu’à quelques mètres de moi et je pouvais détailler leurs silhouettes identiques qui commençaient – je m’en rendais bien compte – à m’obséder. Leurs visages me fascinaient. Ils n’étaient pas semblables mais le temps avait lissé leurs particularités et laissé sur eux une marque qui les rendait similaires. Les deux vieilles n’étaient certes pas des jumelles. Peut-être avaient-elle seulement été le même genre de jeune femme, il y a très longtemps. Cette après-midi là, j’avais donné rendez-vous à mon agent à la terrasse du café. Nous nous connaissions depuis plusieurs années. Ce nom 7 d’agent me donne de l’importance. Nous étions une petite communauté de deux personnes, lui était supposé convaincre des éditeurs d’éditer ce que j’étais supposé écrire. En fait, cela faisait plusieurs années que je n’avais rien écrit ! mon agent le savait et ne me demandait même plus si mon travail avançait. Je suppose qu’il avait d’autres “auteurs“ plus sérieux. On se voyait néanmoins parfois, par habitude. Je crois que mon personnage l’intéressait. Il parlait peu lors de ces entrevues. C’est moi qui faisais les frais de la conversation. Je lui racontais des histoires, ces histoires que je ne prenais plus la peine d’écrire ; ce dont tout le monde, même lui semblait se moquer. Il prit place à mes côtés sans que je l’entende arriver. Il commanda une bière sans me dire un mot et regarda dans la même direction que moi. Les deux vieilles venaient de tourner à l’angle du trottoir et se dirigeaient vers le portail pour accomplir je ne sais quel rituel. La chaleur était terrible, même à l’ombre du parasol du café. Elles trottinaient néanmoins en plein soleil. - Ces deux folles vont attraper une insolation ! finit par dire mon agent, alors qu’elles avaient parcouru la moitié du chemin menant au portail. - Elles ont l’air de bien supporter la chaleur, répliquai-je. Cela fait un mois qu’elles viennent tous les jours. Je lui expliquai alors le manège quotidien des deux vieilles. - Qui sont-elles ? -Je n’en ai aucune idée. Des sœurs peut-être qui viennent sur le tombeau de leur père ou de leur frère. - Ou de leur amant. Je le regardai étonné. Jamais mon agent n’avait, lors de nos conversations, émis une opinion personnelle ou un jugement quelconque. Il se contentait de m’écouter. Pour le coup, le spectacle de ces deux femmes, aussi anecdotique et finalement anodin soit-il, sembla lui délier la langue. Cette fois, je sentis que c’est lui qui s’apprêtait à me raconter une histoire. - Il y a quelques années, ma mère a perdu son deuxième mari qui n’était pas mon père. Elle a vécu seule un moment, puis je lui ai suggéré d’entrer dans une maison de retraite. Ma mère détestait la solitude, sans son mari, elle avait peur dans la grande maison qu’ils habitaient ensemble. Pourtant, mon beau-père, quand il travaillait encore était, à cause de son métier, souvent et parfois longtemps absent. Même pendant sa retraite, il partait parfois seul en voyage, dans le cadre d’une association de sculpteurs amateurs. Depuis son départ définitif, ma mère 8 n’a plus supporté d’être seule. Elle a tout de suite été enchantée par l’idée de vivre dans une résidence pour personnes âgées. Ma mère est une femme qui a toujours été aux petits soins pour son deuxième mari. Il faut dire que le premier, mon père en fait, avait été une vraie ordure avec nous. Nous avions tiré le mauvais numéro. La rencontre avec mon beaupère a été un coup de foudre, pour elle et pour moi. Sans lui, je ne sais ce que je serais devenu. Mon père a très vite cessé de donner signe de vie, dès qu’un autre homme a été dans les parages. Il a repris sa liberté comme on dit. Aujourd’hui, je ne sais s’il est mort ou vivant. Et, n’en déplaise aux psys, je m’en porte comme un charme. Bref mon beau-père m’a donné une enfance heureuse. Y a rien à dire làdessus. Il a pris en charge ma mère qui a été soumise et assistée toute sa vie. Elle n’a jamais travaillé, elle avait tout ce qu’elle voulait pour nous deux. Elle idolâtrait mon beau-père qui avait une forte personnalité. Dans sa maison de vieux, ou plutôt de vieilles parce qu’il y a surtout des femmes là-bas, elle s’est tout de suite senti bien et s’est fait une copine. J’écoutais mon agent, assis à mes côtés, et découvrais un homme nouveau. Jamais depuis que je le connaissais, il ne s’était livré. Il me parlait de sa mère, et j’ignorais même s’il avait une femme. Je le connaissais depuis des années, c’était mon agent, quelqu’un de normalement important dans ma vie, et je ne savais rien de lui. Mais ce dernier continuait à me parler de sa mère, dans sa maison de vieux, comme s’il s’était agi de sa fille dans son nouvel internat. - Sa copine était une petite vieille, comme elle, et ma mère a tenu à me la présenter. Je les emmenais souvent toutes les deux, quand je rendais visite à ma mère, au cinéma ; puis on allait au restaurant dans la ville voisine. La copine en question n’avait pas eu d’enfants et était quasi seule. Pourtant, il semblait qu’elle avait eu un homme dans sa vie. Pendant nos dîners au resto, ma mère et elle discutaient de feu leurs compagnons respectifs, qui, cela les faisaient rigoler, se prénommaient Paul tous les deux. J’étais un peu là à tenir la chandelle et aussi pour payer l’addition. Enfin, un soir, la conversation prit un tour surprenant. La copine, qui s’appelle, c’est drôle pour une vieille de quatre-vingts balais, Marilou, racontait un voyage qu’elle avait fait avec son amant à Florence. C’est là que je compris, et ma mère aussi sans doute, que ce compagnon n’avait jamais été officiel. Je regardais plus attentivement la personne qui se trouvait face à moi. Apprendre qu’elle avait eu pendant de longues années un amant lui redonnait une féminité que l’âge lui avait fait perdre. » J’avalai pour ma part une gorgée de bière de travers ; ce qui me 9 déclencha une quinte de toux. La dernière phrase de mon compagnon me laissait perplexe. Non seulement il me racontait comment il s’occupait avec tendresse de sa mère, mais en plus, il me surprenait par la délicatesse de sa description d’une vieille femme qui n’était pas sa mère. - … la féminité que l’âge lui avait fait perdre, répétai-je pour le railler et surtout cacher mon étonnement. - Les très vieilles femmes peuvent rester très gracieuses, poursuivit-il en pointant de la tête les deux vieilles en noir qui franchissaient maintenant le portail pour entrer dans le cimetière. - Mais écoute la suite… En racontant son voyage, Marilou expliqua à quel point son amant aimait la sculpture. Il avait tenu à l’emmener à Florence dès le début de leur liaison. Ils y avaient d’ailleurs séjourné plusieurs fois. Ils avaient, au long de ces années, parcouru l’Italie, la Grèce. Son amant était également passionné d’art contemporain ; si bien qu’aucun musée d’art moderne ne leur avait échappé. Pour sa part Marilou était une femme peu cultivée, mais très à l’écoute et en admiration devant son amant. Elle était ravie de le suivre, grappillant pendant ces voyages des instants précieux avec l’homme qu’elle aimait. Jamais il ne lui accorda davantage. Elle savait que l’essentiel de sa vie était ailleurs. Ma mère écoutait son amie évoquer ces années avec attention. Je réalisai que ses lèvres avaient un léger tremblement et ses joues étaient devenues fort pâles. Elle interrompit le récit de Marilou brutalement. - Pourquoi nous raconter tout cela ? L’autre se tourna alors vers elle avec un sourire indéfinissable. Je compris alors stupéfait, quelques secondes après ma mère, que ces deux vieilles étaient des rivales ; cela depuis des années. Les deux Paul ne faisaient qu’un, cela sautait aux yeux. Marilou ne semblait pas trouver la situation choquante. Habituée à vivre dans le non-dit, elle était aussi la seule au courant de la deuxième face de la vie de mon beau-père. Pendant ces longues années, elle avait sans doute eu le temps de ressasser l’amertume de ne pas être la seule, ni la première. En apprenant la double vie de mon beau-père – ce qui n’avait rien d’original en soi – je découvrais aussi une face cachée de ma mère. Pourquoi n’accompagnait-elle pas son mari dans ses voyages, quelle était la nature exacte de leur relation ? 10

Embed this publication in your blog or your website Report an abuse

Click on the code and then copy and paste to embed the reader in your website or
your blog (Wordpress and Blogger only)

Information & Statistics

Language: Français

Maladie - Sexe - Fin de vie - Vie - Vieillesse - Mort

3  3 vote/s 1424 reading/s 3 comment/s 145 download/s

See more

Publication type: Books

Theme: Literature > Novels and short stories

Number of pages: 86

Express yourself

Rate it:

 
amandine17

J'ai adoré. Des histoires originales et biens tournées pour parler d'un sujet sombre qui concerne chacun d'entre nous : la vieillesse. J'ai particulièrement aimé celle intitulée "Joseph". Se mettre à la place d'un vieillard et raconter comment il vit son entrée dans une maison de retraite, c'est tout simplement bluffant!

More than 4 months Reply

TheomaLorca

Bonjour; Comme je viens de vous le dire au téléphone, j'aime vraiment beaucoup vos textes. Surtout le premier (je n'en suis qu'au deuxième, oups.. !) .. !! Bien à vous, Th.

More than 10 months Reply

mediter

J'aime ! Des nouvelles très authentiques, à "espionner" la vie de ces personnes âgées... pas toujours très joyeuse !

More than 11 months Reply

Add a comment
1000 maximum characters.

0/1000 maximum characters.

send
 
schlumberger

published by schlumberger

the 3/11/2011

subscribe