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Lettre à la chrétienté mourante

De
266 pages

« J'écris ceci en repoussant loin de mon souci toute préoccupation littéraire.
Je ne me préoccupe plus de "cet esprit de la maison", de cet amour-propre qui commande, directement ou indirectement, aux choses que nous disons.
Cet amour-propre était peut-être un excellent magistère, même un digne magistère, avec son grand col en toile blanche et sa plume d'oie toujours sur l'oreille.
Je le vois encore, cet amour-propre professionnel, dont mon imagination avait fait je ne sais quel probe instituteur de campagne du temps du romantisme, avec sa tête à toupet de surnuméraire, habillé d'une longue redingote respectable. Le rasoir à la main, debout près de sa fenêtre ouverte sur le bocage rempli d'oiseaux, et chaque matin. Tout cela est fini, bien fini, devant les méchants comme devant les bons ; j'ai enterré le bonhomme.
Maintenant, je sais ce que c'est que la vie, je sais, j'ai labouré pendant vingt ans... »

A. de Châteaubriant

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« J'écris ceci en repoussant loin de mon souci toute préoccupation littéraire.
Je ne me préoccupe plus de "cet esprit de la maison", de cet amour-propre qui commande, directement ou indirectement, aux choses que nous disons.
Cet amour-propre était peut-être un excellent magistère, même un digne magistère, avec son grand col en toile blanche et sa plume d'oie toujours sur l'oreille.
Je le vois encore, cet amour-propre professionnel, dont mon imagination avait fait je ne sais quel probe instituteur de campagne du temps du romantisme, avec sa tête à toupet de surnuméraire, habillé d'une longue redingote respectable. Le rasoir à la main, debout près de sa fenêtre ouverte sur le bocage rempli d'oiseaux, et chaque matin. Tout cela est fini, bien fini, devant les méchants comme devant les bons ; j'ai enterré le bonhomme.
Maintenant, je sais ce que c'est que la vie, je sais, j'ai labouré pendant vingt ans... »
A. de Châteaubriant
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